Athlétisme: Antoine Thibeault sait compter!

Antoine Thibeault... (Facebook)

Agrandir

Antoine Thibeault

Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Parmi tous les scénarios qui pouvaient mener à un deuxième titre canadien universitaire consécutif pour Antoine Thibeault, celui qui s'est déroulé sur la piste de l'Université de l'Alberta vendredi n'avait même pas effleuré l'esprit du coureur de Shawinigan. Une erreur des officiels lui a permis de terminer le 3000 m complètement seul.

Avec un peu plus de deux tours à faire à l'épreuve, le représentant du Rouge et Or de l'Université Laval était en lutte avec Connor Black de Guelph et Jack Sheffar de Western. Lorsque les trois ont passé la ligne d'arrivée, l'officiel a fait résonner la cloche du dernier tour. Le problème, c'est qu'il restait encore deux tours à compléter et non pas un seul.

«Je regardais le tableau et je me disais que c'était impossible qu'on puisse réaliser un tel temps. Les deux autres gars se sont mis à pousser vraiment fort, mais mes deux entraîneurs criaient que ce n'était pas le dernier tour, qu'il en restait deux. J'étais confus et je ne savais pas quoi faire.»

Fort heureusement pour l'athlète de 22 ans, sa capacité à compter tout en courant aura été utile. Sheffar et Black, qui se battaient pour la première place durant ce qu'ils croyaient être le dernier tour, ont plongé à la ligne d'arrivée pour tenter d'obtenir la victoire... qui était en fait 200 m plus loin. Thibeault les a contournés et a complété le dernier tour pour remporter le Championnat national universitaire pour une deuxième année consécutive, cette fois avec un temps de 8:12.98.

Bien sûr, la controverse s'en est suivie, mais après délibération, la victoire de Thibeault a été confirmée. «Je sentais que ça allait très vite, mais que j'étais capable de finir avec les autres pour le dernier tour. Il m'en restait encore pour un dernier 100 m et battre les gars. Mais je suis un peu déçu quand même d'avoir fini seul. J'aurais aimé les battre pour vrai.»

En bordure de piste, l'entraîneur du Shawiniganais au Club Zénix, Pierre Thibodeau, ne pouvait pas croire qu'il venait d'être témoin d'une telle scène. «Je capotais! Sérieusement, je n'ai jamais vu ça. Nous ne sommes pas à une compétition régionale! Quand il a sonné la cloche et que j'ai vu le chrono, je me suis dit que ça n'avait pas de sens, et les deux coureurs sont partis comme des balles. Nous avons fait des signes à l'arrivée à Antoine de continuer, alors que les entraîneurs des deux autres coureurs leur disaient de repartir. Avant une course, on se fait un plan A, un plan B, un plan C. Mais ça, c'était le plan Z!», a-t-il mentionné, ajoutant que la compétition était beaucoup plus relevée cette année qu'en 2016.

Les trois coureurs se retrouveront de nouveau samedi lors de la finale de 1500 m, qui n'est pas la spécialité de Thibeault, mais davantage celle de ses deux adversaires.

«Ils vont m'attendre avec une brique et un fanal pour prouver qu'ils pouvaient me battre. La table est mise et ce sera un gros combat!»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer