Vent d'inquiétude chez les Cataractes

Le gardien Zachary Bouthillier a cédé à cinq... (Olivier Croteau)

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Le gardien Zachary Bouthillier a cédé à cinq reprises dans la défaite des Cataractes.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) Avec mars qui s'est pointé le museau, et ces grosses foules qui s'additionnent, il devrait y avoir un beau petit parfum de séries dans le Centre Gervais Auto. C'est plutôt un vent d'inquiétude qui s'est installé depuis quelques semaines et qui a pris de l'ampleur dimanche après-midi alors que les Cataractes ont plié l'échine 5-4 en prolongation devant le Phoenix de Sherbrooke.

Les visiteurs étaient privés de deux de leurs meilleurs défenseurs, Cody Donaghey et Alexander Krief, et ils avaient laissé leur portier étoile, Evan Fitzpatrick, au bout du banc. Cette équipe, qui était à cinq points d'une place en séries, venait elle aussi de subir trois défaites d'affilée. Bref, il n'y avait pas de meilleure proie à des centaines de kilomètres à la ronde pour permettre aux Shawiniganais de se remettre sur les rails.

Pourtant, les Cataractes ont amorcé la rencontre avec bien peu d'appétit, concédant les deux premiers filets du match! Ils sont revenus avec de meilleures intentions en deuxième, prenant le contrôle du duel 3-2 au tableau indicateur. Mais en troisième, un creton accordé par Zachary Bouthillier a chamboulé le banc shawiniganais. C'est le club en reconstruction qui est devenu l'agresseur, les Cataractes jouant sur les talons. Inutilisé lors des deux premières périodes pour des motifs disciplinaires, Anderson MacDonald a alors jeté une douche froide dans l'aréna en rompant l'égalité en avantage numérique avec un peu plus de trois minutes à écouler au duel. Brandon Gignac s'est par la suite interposé pour au moins permettre aux locaux de provoquer la tenue d'une période de prolongation, où Julien Pelletier a eu le dernier mot. À la surprise générale, le Phoenix sortait de Shawinigan avec la victoire!

«Ce n'est pas le temps de paniquer. Quand tu traverses des moments comme ceux-là, il faut se serrer les coudes», proposait Claude Bouchard, en se voulant rassurant. Le pilote relevait quand même par lui-même que ses hommes venaient d'échapper quatre avances de suite, ce qui est totalement à l'opposé de leurs habitudes. Un manque de leadership à l'interne? 

«Je ne suis pas tout le temps dans le vestiaire, c'est dur de répondre à ça. Ce qui est sûr, c'est que dans une période comme celle-là, tu souhaites que tes vétérans se lèvent.»

Bouchard défendait toutefois les intentions de ses joueurs. Selon lui, ce n'est pas le problème. Il pointe du côté de la confiance. 

«Les gars jouent stressé, ça paraît. C'est vrai qu'on a connu un mauvais départ mais à partir de la deuxième, on a joué du bien meilleur hockey. On a mis de la pression... Faut aussi admettre que notre gardien a accordé un mauvais but en troisième. On a continué à se battre, et on a amené ce match en prolongation. Rendu là, ça devient un jeu de millimètres. On venait de manquer une chance en or, le Phoenix en a eu une et ça s'est terminé.»

Samuel Asselin, auteur de quatre passes, avait du mal à expliquer les récents insuccès de son équipe. 

«Il n'y a personne qui veut perdre dans ce vestiaire. Présentement, on fait de petites erreurs et ça nous coûte cher. Je pense quand même qu'à partir de la deuxième période, on a joué avec conviction.»

De son côté, Gignac reconnaissait l'urgence pour les Cataractes de retrouver leurs repères. 

«On ne joue pas à notre niveau, c'est assez clair. En étant dans le haut du classement, tout le monde veut nous battre. Reste que nous devons en donner plus. Les séries s'en viennent, on doit se préparer en conséquence», soulignait l'espoir des Devils du New Jersey.

Dans l'autre camp, Stéphane Julien avouait sa surprise d'avoir affronté une équipe qui n'était pas prête pour la première mise en jeu. «On s'attendait à un très gros départ des Cataractes. C'est le contraire, ils jouaient sur les talons. C'est une grosse machine de hockey, je ne suis pas inquiet pour elle, elle va se replacer. Mais dans notre camp, je sentais sur le banc que les gars désiraient vraiment gagner. Ils ont été récompensés», analysait le pilote natif de la Mauricie. 

«J'ai aimé nos première et troisième périodes. En deuxième, une pénalité nous a mis dans le pétrin. Reste qu'au final, c'est une très bonne sortie pour nous.»

Outre Gignac, Samuel Bucek (2) et Cavan Fitzgerald ont aussi secoué les cordages pour les Cataractes. Ces derniers vont reprendre le collier mercredi face aux Voltigeurs à Drummondville.

«C'est une équipe contre qui nous avons beaucoup de difficulté depuis le début de la saison. C'est le temps de lui passer un message», concluait Samuel Asselin.




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