Au sommet du monde en un an et demi

À 51 ans et avec à peine plus... (Andréanne Lemire)

Agrandir

À 51 ans et avec à peine plus d'un an d'expérience en ski de fond, Nathalie Duguay participera à la Coupe du monde des maîtres en Suisse.

Andréanne Lemire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Sportive dans l'âme, Nathalie Duguay était à la recherche d'un nouveau défi. Pourquoi ne pas essayer le ski de fond, s'est-elle dit. Un an et demi après avoir pris cette décision, la Trifluvienne, à sa grande surprise, participera à la Coupe du monde des maîtres en Suisse.

Habituée du parc national de la Mauricie, c'est à cet endroit que la dame de 51 ans a découvert qu'elle se débrouillait plutôt bien avec deux planches aux pieds lors du Défi nordique à l'hiver 2016. Elle a non seulement remporté l'épreuve du 15 km chez les femmes, mais elle a même terminé au troisième rang tous sexes confondus. Tout ça avec seulement quelques semaines d'expérience.

«J'avais déjà fait du ski de fond, un peu comme tout le monde, mais jamais compétitivement. J'ai vu que j'avais du potentiel. Mais il y avait beaucoup de travail à faire», souligne celle qui est enseignante au département de physique du Cégep de Trois-Rivières.

Depuis cet événement, elle a retroussé ses manches. À l'aide d'un entraîneur personnel, elle a passé le dernier été sur des skis à roulettes afin d'améliorer ses capacités physiques, mais aussi maîtriser la technique du ski de patin. L'objectif était clair: décrocher une médaille aux Championnats canadiens des maîtres, une catégorie qui regroupe des skieurs de plus de 30 ans, qui se déroulaient à la mi-février à Charlo au Nouveau-Brunswick. Elle n'a pas raté sa chance.

«J'ai obtenu la médaille d'or au 10 km classique dans ma catégorie d'âge en plus de terminer au quatrième rang au classement général chez les femmes. Au 10 km libre, j'ai obtenu l'argent et terminé cinquième chez les femmes. C'était un tremplin pour la Coupe du monde. Cet hiver, mon entraîneur et moi on s'était dit qu'on voulait avoir de bons résultats, mais on s'en va maintenant dans la cour des grands.»

L'entraîneur de Nathalie Duguay, Yvon Fiset, ne tarit pas d'éloges envers sa protégée, dont la progression pourrait être qualifiée de stupéfiante.

«On l'a vraiment pris à ses débuts. C'est comme si en un an et demi elle est passée de la maternelle à l'université. Elle avait déjà une bonne expertise en natation, mais elle cherchait un sport d'hiver. Je la suis depuis le mois de mai et nous avons prévu sa planification d'entraînement pendant un an. L'objectif ultime, c'était la Coupe du monde.»

À Davos en Suisse, où se tiendra l'événement, la skieuse se mesurera toutefois à une rude compétition. Ses objectifs sont simples: livrer une performance dont elle sera fière dans la catégorie des 50-55 ans.

«Il y aura des gens qui skient depuis 25-30 ans. Moi, c'est mon deuxième hiver. Je n'ai aucune idée à quoi m'attendre. Nous serons en altitude et j'espère que mon corps va bien s'adapter. C'est un beau projet. Une médaille semble presque impossible, mais j'espère conserver ma position du Championnat canadien. Quant aux Européennes, elles connaissent le terrain et les conditions. Elles sont dans leur cour. Ce serait différent si c'était au parc de la Mauricie!»

La Coupe du monde s'amorce samedi. Quant à Nathalie Duguay, elle sera en action dimanche, au 10 km style classique, et lundi, au 15 km style patin. Et comme ce n'est pas assez, elle participera aussi à un marathon de 42,2 km à Engadine, près de Saint-Moritz, le 12 mars.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer