Yves Bourque suit des traces olympiques

Yves Bourque souhaite retourner aux Jeux olympiques.... (S)

Agrandir

Yves Bourque souhaite retourner aux Jeux olympiques.

S

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Bécancour) Yves Bourque est comme le bon vin: plus il vieillit, meilleur il s'impose en tant qu'athlète! Tenaillé par les blessures à l'épaule au cours des dernières années, le skieur paranordique de 51 ans se sent en meilleure forme aujourd'hui qu'à sa participation aux Jeux de Sotchi en 2014.

L'athlète Yves Bourque est entouré de René Bérubé,... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

L'athlète Yves Bourque est entouré de René Bérubé, responsable du Fonds Yves-Bourque, et de René Morissette, conseiller municipal.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Persuadé qu'il a encore assez d'essence dans le réservoir pour s'attaquer à un dernier cycle olympique, l'infatigable athlète de Bécancour prendra l'avion, lundi, en direction de la Corée du Sud, à Pyeongchang plus précisément. Le nom vous est sans doute familier. Il s'agit du futur site des Olympiades d'hiver, dont le coup d'envoi sera donné en février 2018.

Là-bas, Bourque fera partie d'un contingent de fondeurs paralympiques inscrits à une épreuve de la Coupe du monde. Le site se trouve à quelques heures de Pyeongchang et accueillera les épreuves de ski de fond l'an prochain, quand toute la planète des sports d'hiver convergera vers la Corée. Après s'être imprégné de l'ambiance olympique en Russie il y a trois ans, Bourque souhaite récidiver l'expérience, sans doute pour une dernière fois en carrière. 

En quête d'une qualification

Il sera donc en quête de sa qualification pour le prestigieux événement, même si la décision du comité paralympique canadien pourrait prendre plus de temps, car une autre épreuve est tenue à Canmore en novembre prochain.

«Il n'y a jamais eu autant de compétition au Canada, plusieurs athlètes aspirent aux Jeux, explique le principal concerné, mais quand j'analyse ma condition physique, je me dis que c'est possible. En fait, je suis très confiant. Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien.»

À une époque pas si lointaine, les injections de cortisone faisaient malheureusement partie du quotidien de l'employé du centre de réadaptation Interval. Pour Yves Bourque, qui est né sans jambes, l'importance de miser sur des épaules en santé prenait tout son sens. Malgré le risque qu'il pouvait encourir de se blesser plus sérieusement, il n'a jamais abandonné les séances avec son entraîneur François Trudeau, que ce soit dans le parc national de la Mauricie ou au club Énergie CMB.

Sa ténacité aura été payante. Il sera du départ des courses de 15 km, de 5 km ainsi que du sprint. Celles-ci auront lieu entre le 11 et le 15 mars. Pas si mal pour un type qui croyait sa carrière terminée après Sotchi! «J'ai réfléchi pendant un mois avant de décider de continuer. Je ne regrette rien aujourd'hui.»

Une communauté derrière son skieur

Le Fonds Yves Bourque, créé par son ami et philanthrope René Bérubé, lui assure un montant de 6000 $ pour son voyage en Asie. Encore là, sans l'appui de Bérubé et de la communauté régionale, Bourque n'aurait probablement pas pu persévérer dans son sport comme il l'a fait. 

«Pour des questions monétaires, bien sûr, mais le fait que le comité paralympique ait modifié la classification de mon handicap depuis 2015 rééquilibre les forces aussi. Le système de pourcentage qui existait avant me désavantageait, étant donné que je n'ai pas de membres inférieurs. Ce n'est plus le cas maintenant et j'ai retranché plusieurs positions au classement international. C'est pour ça que je suis optimiste.»

«En 2013, j'ai dit à Yves qu'il n'aurait jamais à abandonner son sport pour des motifs financiers. À cette époque, il y pensait. C'est mon deuxième voisin, je le vois skier sur sa luge chaque jour, il n'était pas question que je laisse ça passer. Je suis fier du mouvement que cela a pris quatre ans plus tard, surtout que pour les sports paralympiques, les athlètes peinent à recevoir un appui financier», conclut René Bérubé qui suivra, comme d'autres Bécancourois, les activités de Bourque à distance.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer