Le Colisée, terre hostile aux Corbeaux

Incapables de remporter une série face aux Patriotes... (Marc Lafleur)

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Incapables de remporter une série face aux Patriotes en six tentatives lors des huit dernières années, les Ravens de Carleton auront l'occasion de renverser la tendance samedi soir au Colisée de Trois-Rivières.

Marc Lafleur

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(Trois-Rivières) Vous vous souvenez de la série télévisée Les oiseaux se cachent pour mourir? Si on devait l'adapter au hockey universitaire, elle s'intitulerait Les oiseaux se cachent pour mourir... au Colisée. Même si les Ravens de Carleton, grâce à une victoire de 5-2 mercredi, pourraient éliminer les Patriotes de l'UQTR samedi, le Colisée de Trois-Rivières a été pour eux un réel mausolée depuis 2009.

La statistique est probablement la plus difficile à digérer pour les Corbeaux de l'Université Carleton. En six affrontements lors des huit dernières années, les Ravens ne sont jamais venus à bout des Patriotes. Et dans la majorité des cas, c'est dans la vieille grange de l'avenue Gilles-Villeneuve que s'est passé un des points tournants de la série. Les Patriotes montrent une fiche de huit victoires contre seulement deux revers en séries à domicile face à la troupe de Marty Johnston.

Les défaites crève-coeur y ont été nombreuses pour l'équipe qui sera en visite à Trois-Rivières samedi soir. En 2009 et en 2012, c'est en deuxième prolongation que l'UQTR avait mis un terme à la série. En 2013, les Ravens semblaient partis pour la gloire en signant une victoire convaincante de 4-1 lors du premier match du duel, disputé au Colisée. Gilles Bouchard avait alors envoyé Marc-Antoine Gélinas dans la mêlée pour le deuxième match, plutôt que Guillaume Nadeau, ce qui avait chamboulé le plan de match de Johnston. Deux jours plus tard, les Patriotes gagnaient la série dans une partie spectaculaire qui s'était terminée en quatrième prolongation.

Les deux formations n'ont pas croisé le fer en 2014, mais en 2015, les Patriotes ont de nouveau éliminé les Ravens à domicile... encore en prolongation.

Voilà pourquoi les Ottaviens se retrouvent dans un drôle de siège, celui du conducteur. Jamais durant cette séquence ils n'ont eu la chance d'éliminer les Patriotes au Colisée dès le deuxième match de la série. Quelle sera la réponse des visiteurs face à cette situation? Source d'anxiété supplémentaire ou de confiance?

«J'aimerais avoir une boule de cristal pour le savoir mais je n'en ai pas. Nous sommes allés sur cette route plusieurs fois. On va devoir jouer avec simplicité. Ce n'est pas un secret que nous n'avons pas eu de succès au Colisée et il faudra préparer les gars pour jouer un excellent match», avoue le pilote des Ravens.

Comment expliquer les insuccès de la troupe de Johnston en terre mauricienne. L'un des facteurs a souvent été l'arbitrage, beaucoup plus sévère au Québec qu'en Ontario. On a parfois vu les Ravens jouer sur les talons, et hors de leur système de jeu habituel, afin d'éviter de se retrouver au cachot.

«Nous allons devoir être disciplinés. Ça fait plusieurs années que nous jouons au Québec et nous savons que nous devons être disciplinés. On ne peut pas donner des opportunités à l'adversaire. Nous allons faire notre travail et nous allons laisser les arbitres faire le leur. On ne cherchera pas de raisons de ne pas connaître de succès.»

«Ce sera un match bien différent samedi soir. Les deux équipes peuvent s'améliorer par rapport à mercredi. Je m'attends à ce que Marc-Étienne Hubert prépare bien son équipe. Nous n'avons gagné qu'un match, pas la série», a ajouté l'ancien gagnant de la Coupe Memorial avec les Olympiques de Hull.

Dans le camp trifluvien, on devra rapidement tourner la page pour décrocher les deux prochains matchs et éviter de tomber en vacances beaucoup plus tôt que ce que l'équipe nous a habitué dans les dernières décennies.

«Le message était positif du fait que nous avons joué 40 bonnes minutes lors du premier match. Il faut dans ces situations se regrouper rapidement et se préparer au prochain défi. On fait face à l'élimination et il faudra ajuster ce que l'on doit ajuster. Les Ravens jouent bien et c'est tout le temps serré contre eux», affirme Hubert.

Parmi les ajustements à apporter, les Patriotes devront davantage déranger le gardien François Brassard, autant avec des lancers qu'en s'approchant de lui. À l'inverse, le portier trifluvien Sébastien Auger devra mieux faire.

«On va devoir jouer notre game, rapide et avec beaucoup d'offensive. Il faut continuer d'amener des lancers au filet. Leur gardien a bien fait. Il faut se concentrer sur ce qu'on peut faire et non pas sur l'autre équipe. Si on se concentre sur nous, ça va bien aller», estime Pierre-Olivier Morin, auteur de ce fameux but en quatrième prolongation en 2013.

La rencontre s'amorcera sur le coup de 19 h au Colisée. Si une troisième partie est nécessaire, elle se tiendra dimanche, à 19 h, dans la capitale fédérale.




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