Recrudescence des bagarres générales dans la LHSAM

Après avoir plongé dans le banc de pénalité... (Capture d'écran)

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Après avoir plongé dans le banc de pénalité du Condor de Saint-Cyrille, samedi soir à l'aréna Jean-Guy-Talbot, Alexandre Bouchard-Leclerc a écopé d'une suspension de sept matchs. La scène a causé une mêlée générale, une situation qu'on voit souvent cette année dans la Ligue de hockey senior A de la Mauricie.

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Après quelques années à tenter de les enrayer, les bagarres générales sont de retour dans la Ligue de hockey senior A de la Mauricie. Le circuit a constaté une augmentation de ces incidents cette saison et les matchs de la dernière fin de semaine n'ont pas été différents.

Lors de la rencontre entre le Climatisation Cloutier de Cap-de-la-Madeleine et le Condor de Saint-Cyrille, les bancs se sont vidés après qu'Alexandre Bouchard-Leclerc, qui venait de livrer un combat à Jeff Picotin, du Condor, a quitté son banc de punition, grimpé sur la bande pour ensuite plonger dans le banc de pénalité adverse afin de reprendre le combat avec son adversaire. 

Plusieurs combats ont alors éclaté sur la surface glacée et l'action s'est même transportée dans les estrades entre les partisans, ce qui a nécessité l'intervention de la sécurité et même de la Sécurité publique de Trois-Rivières. Il ne manquait que les frères Hanson pour compléter la scène.

Lundi, Bouchard-Leclerc a appris qu'il serait suspendu pour sept matchs, lui qui est un récidiviste.

«C'était nécessaire d'envoyer un message, mais aussi d'être conséquent pour une personne qui n'en est pas à une première suspension cette année. On ne peut pas se permettre de partir d'un banc de pénalité et de sauter sur l'autre. Ça ne se fait pas. C'est la première fois que je vois ça dans notre ligue, sans passer par la glace par-dessus le marché!», commente le président du circuit, Alain Beauchamp.

Le directeur général du Climatisation Cloutier, Fabien Dubé, est venu à la défense de son joueur, soulignant que son dur à cuire est habituellement un leader sur et hors de la glace.

«Ce sont des gestes qui arrivent dans le hockey et c'est dur de juger un match sur une séquence vidéo. Nous ne voulons pas banaliser le geste, mais il y en a d'autres qui ont été posés qui ont peut-être mené à une frustration. Les gens pensent que le hockey senior, ce n'est que de la bagarre, mais ils seraient surpris du calibre de jeu. 

C'est du beau hockey structuré, mais la différence entre la ligue et les autres ligues, c'est l'émotion. C'est ce que les partisans veulent, mais ça peut mener à ce type de geste, comme dans la LNH il y a quelques années. On ne veut pas voir ça tous les soirs. Est-ce que ça arrive? Oui. Mais ce sont des concours de circonstances.»

Toujours est-il que les concours de circonstances sont nombreux cette saison pour l'équipe madelinoise. Il y a aussi eu des débordements à La Tuque avec les partisans et une bagarre générale impliquant les entraîneurs à Louiseville. L'équipe de Cap-de-la-Madeleine n'est toutefois pas seule. Ces excès de violence ont été observés aux quatre coins de la ligue, et les suspensions pour avoir quitté le banc des joueurs pleuvent.

«Le Cap est assez robuste et actif au niveau des mêlées générales, mais nous avons une augmentation des bagarres générales cette année, et de manière assez considérable», note Beauchamp.

De la violence payante?

Pourtant, la LHSAM a complètement revu son système d'arbitrage cette saison et un quatrième officiel a été ajouté sur la glace. Une application des règles trop ou pas assez stricte des règlements peut-elle avoir un lien avec cette recrudescence de violence?

C'est une possibilité, analyse le président, qui se demande aussi si les équipes ne sont pas tentées de tomber dans les débordements afin d'attirer plus de spectateurs. Après tout, il y avait 788 spectateurs au match du Climatisation Cloutier samedi, contre 560 au Blizzard dimanche, malgré un calibre supérieur. Il y a longtemps que le hockey ne s'est pas aussi bien porté à l'aréna Jean-Guy Talbot.

«C'est l'année où le Cap a le plus de spectateurs. Mais c'est trompeur. À Saint-Cyrille, il n'y a jamais eu autant de bagarres générales cette saison et ils ont moins de monde. Ce n'est pas gage de succès du tout. Chaque équipe devra resserrer la vis. Le monde trouve ça drôle, les bagarres générales, mais on ne sait pas comment ça peut finir», mentionne Beauchamp en faisant référence aux épisodes liés au Blizzard de Saint-Gabriel-de-Brandon (en 2015) et au Lafrenière Tracteurs de Sainte-Anne-de-la-Pérade (en 2016), deux clubs disparus depuis, qui ont laissé deux joueurs gravement blessés.

Une réunion entre les gouverneurs de la ligue se tiendra d'ailleurs mardi soir où le sujet sera abordé.

«Nous avons des spectateurs cette saison comme nous n'en avons jamais eus et le calibre est meilleur que jamais. Quand les gens viennent voir un match, ils en ont pour leur argent, mais présentement, je trouve qu'on en a trop pour notre argent. Nous n'avons pas besoin de générales, et comme président, je ne suis pas excité de ça, au contraire. On peut diminuer ça.»

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