Une dynastie en route vers l'histoire

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(Trois-Rivières) CHRONIQUE // En se défaisant des Texans de Houston 34-16, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont inscrit leur nom dans le livre des records de la NFL en se qualifiant pour une sixième année consécutive à la finale de l'association Américaine.

Ce week-end, lorsqu'ils croiseront le fer avec les Steelers de Pittsburgh au Gillette Stadium de Foxborough, les protégés de Bill Belichick auront l'occasion d'ajouter quelques marques historiques à leur tableau de chasse. Parmi celles-ci, l'entraîneur des Patriots aura l'occasion de devenir le chef d'orchestre comptant le plus grand nombre de participations à la grande finale, avec sept. Idem pour son quart-arrière Tom Brady.

Évidemment, n'allez pas compter sur coach Belichick pour s'enflammer à propos de ces marques historiques. L'entraîneur monocorde ne changera pas ses habitudes devant les caméras. On se concentre sur le match suivant. Sans plus.

Tous ces records ont d'ailleurs passé sous le radar cette semaine alors que ce sont plutôt les gestes d'Antonio Brown qui ont retenu l'attention. Au terme de la victoire des Steelers 18-16 aux dépens des Chiefs de Kansas City, le receveur-étoile a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo des célébrations d'après-match, sur laquelle des propos peu élogieux envers les Patriots étaient tenus.

Brown a d'ailleurs présenté des excuses publiques et on peut croire qu'il s'est fait chauffer les oreilles par ses patrons au cours des derniers jours.

Déjà qu'ils aimeraient sans doute améliorer leur dossier en finale d'association - deux victoires contre trois défaites lors des cinq dernières années - des propos aussi incendiaires ont certainement trouvé une oreille attentive en Nouvelle-Angleterre.

Des visages familiers

Par ailleurs, même si Peyton Manning est parti à la retraite, le portrait des figures dominantes n'a pas beaucoup changé dans l'association Américaine. Pour une 13e fois en 14 ans, cette association sera représentée au Super Bowl par Brady, Roethlisberger ou encore Manning. Seule la saison 2012 a fait exception à la règle alors que les Ravens de Baltimore et Joe Flacco avaient atteint la grande finale, où ils avaient eu le meilleur sur les 49ers de San Francisco.

Pour ce qui est de la rivalité Brady-Roethlisberger, elle ne célébrera que sa neuvième édition ce week-end, Brady menant 6-2. Il faut remonter en 2004 pour retracer le dernier affrontement en éliminatoires entre ces deux équipes, à l'avantage des Patriots 41-27. Cette saison, les Patriots ont gagné le seul duel, mais Big Ben brillait par son absence.

À l'heure actuelle, un affrontement entre les Patriots et les Steelers respecte néanmoins une certaine logique puisque ces deux formations traînent de prolifiques séquences victorieuses - respectivement huit pour la Nouvelle-Angleterre et neuf pour Pittsburgh.

S'ils veulent avoir une chance d'accéder au Super Bowl, les Steelers auront évidemment besoin d'une grande performance de leur trio de ténors (Roethlisberger, Brown et Le'Veon Bell). Particulièrement Bell, en raison de sa polyvalence qui mystifie les défensives adverses.

Mais par-dessus tout, les Steelers doivent espérer que leur défensive tiendra le coup. Contre une défensive aussi pingre que celle des Patriots, la troupe de Mike Tomlin devra réussir à freiner Brady et la nouvelle sensation Deion Lewis.

Dans un match à bas pointage, ils pourront tenir les amateurs au bout de leur siège.

Prédiction: Patriots

Matt Ryan... (PHOTO SEAN GARDNER, REUTERS) - image 2.0

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Matt Ryan

PHOTO SEAN GARDNER, REUTERS

Aaron Rodgers... (PHOTO AP) - image 2.1

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Aaron Rodgers

PHOTO AP

Pétarade offensive à l'horizon

On dit que les défensives remportent des championnats. Peut-être, mais n'allez surtout pas prononcer cette théorie aux équipes de l'association Nationale! Avec une finale entre les Packers de Green Bay et les Falcons d'Atlanta, on est en droit de s'attendre à un match explosif à haut pointage qui fera grisonner n'importe quel amant des prouesses défensives.

Outre une défaite de 24-15 contre les Eagles de Philadelphie, les Falcons n'ont jamais marqué moins de 23 points dans un match. La marque des 40 points, ils l'ont même franchie quatre fois cette saison!

Au fil des ans, les Falcons ont souvent eu l'étiquette d'une équipe qui ne livrait pas la marchandise, qui flanche dans les grands moments. Ils n'ont jamais remporté le Super Bowl et leur dernière - et seule - participation au match ultime remonte à 1998 alors qu'ils avaient baissé pavillon devant les Broncos de John Elway. Depuis, les échecs amers ont été nombreux, dont cette défaite en finale d'association contre les 49ers en 2012.

Cette fois, la formation dirigée par Dan Quinn semble avoir davantage d'atouts dans son jeu. On sait déjà le jeu aérien redoutable avec, en tête, Matt Ryan et Julio Jones. Ce qui rend l'unité encore plus dévastatrice, c'est le rendement du demi offensif Devonta Freeman qui peut de distinguer tant par la course que la par la voie des airs. Une double menace difficile à ralentir, surtout lorsqu'on souhaite doubler la protection sur Jones.

À l'opposé, Aaron Rodgers semble invincible par les temps qui courent. Même privé de son receveur numéro un, Jordy Nelson, il a trouvé un moyen de vaincre les Cowboys à Dallas, grâce à un jeu miraculeux en fin de rencontre.

Face aux Falcons, les Packers vont évidemment empiler des points eux aussi, mais Rodgers parviendra-t-il à maintenir la cadence effrenée sans sa cible favorite? Ou encore Nelson reviendra-t-il miraculeusement au jeu?

La commande s'annonce lourde.

Prédiction: Falcons

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