Les coudées franches?

Isabelle La Vergne va présenter un nouveau plan... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Isabelle La Vergne va présenter un nouveau plan pour redorer le blason des Patriotes. Il est déjà acquis qu'il présentera une résolution pour donner plus de moyens à la formation hockey.

François Gervais, Le Nouvelliste

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CHRONIQUE / À sa première entrevue depuis sa nomination, accordée au Nouvelliste il y a quelques jours, Isabelle La Vergne a fait bonne impression. En maîtrise de ses dossiers, elle se dit prête d'ici quelques semaines à présenter un plan de 10 ans pour revamper l'étiquette sportive de l'UQTR.

Ce n'est pas trop tôt. Les Patriotes ne soulèvent pas les passions dans leur communauté. La locomotive, la formation de hockey, est tenue à bout de bras par Marc-Étienne Hubert et quelques lieutenants, qui doivent faire des pirouettes pour attirer les meilleurs joueurs francophones à Trois-Rivières. 

Ce n'est pas un problème de recrutement, ou de flair, si plusieurs éléments de premier plan échappent aux Patriotes, c'est un problème de moyens. Les autres équipes qui prétendent au trône national ont développé des outils pour leur offrir un encadrement professionnel. Hubert lutte en parlant de la fierté de porter le gilet trifluvien, et en vantant certains programmes académiques. C'est presque miraculeux qu'il n'échappe pas plus de gros poissons!

Le reste des équipes des Patriotes évoluent dans l'anonymat. Pourtant, il y a de belles réalisations à l'intérieur de ce groupe. Mais comme la bande à Hubert, l'UQTR montre bien peu d'ambition ces dernières années à les outiller pour les amener à grimper les échelons. Ça se reflète à tous les niveaux, des performances en passant par le rayonnement.

La Vergne a promis de tout mettre en oeuvre pour corriger ça. À moyen terme, elle espère même ajouter un ou des sports au menu. Par contre, vous feriez mieux d'oublier le football. Et pas juste parce que le principal mécène, le Prix du Gros, s'est retiré du dossier.

Le premier critère pour créer une nouvelle équipe, ce sera sa capacité à rayonner sur la scène nationale. Or le projet de football a bien des qualités mais dans ce rayon, c'est impensable de croire à un tel rendement avant des lunes.

En revanche, le basket-ball féminin dispose de plus d'arguments pour séduire La Vergne. Si ça se concrétise, le milieu du basket-ball régional, fort solide, va s'en réjouir. Côté bassin, la Mauricie peut certainement alimenter une équipe universitaire dans cette discipline. 

Reste toutefois à voir si La Vergne aura les coudées franches pour mener à bien son plan. Sur papier, c'est toujours joli, un plan. Par contre, à l'UQTR, tout est toujours compliqué. Un entraîneur m'a déjà dit qu'il devait remplir un formulaire en trois exemplaires pour pouvoir acheter du matériel de secourisme, en cas de blessures. Ça vous donne une idée à quelle sorte de bureaucratie elle se frotte!

Ce fut d'ailleurs la dernière question de notre entretien, vendredi dernier. Je lui ai demandé si elle trouvait difficile de faire cheminer ses idées dans cette culture uqtérienne. Elle a souri. «Disons que j'ai eu besoin d'un peu de temps pour comprendre comment ça marche, pour savoir quelles portes choisir. Mais avant d'en arriver là, il faut d'abord connaître l'existence de ces portes-là.»

Bien hâte de connaître ce plan-là. Mais je suis surtout curieux de voir s'il se matérialisera...

Tim Raines devrait être élu à Cooperstown mercredi.... (La Presse) - image 2.0

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Tim Raines devrait être élu à Cooperstown mercredi.

La Presse

Raines, c'est dans le sac

Si j'ai bien compris, les portes du Temple de la Renommée du baseball vont enfin s'ouvrir mercredi pour ma première idole, Tim Raines. 

Avant de tripper hockey, c'est le baseball qui fut ma première passion. Je fais d'ailleurs ce métier parce que je rêvais de remplacer Jacques Doucet et Rodger Brulotte! Et au-dessus de tous les joueurs qui m'impressionnaient, il y avait ce premier frappeur, capable de faire mal à ses rivaux des deux côtés de la plaque. Pour un ti-cul à peine capable de faire contact avec la balle, voir un gars comme Raines être ambidextre l'élevait au même niveau que David Copperfield à mes yeux! 

J'aimais sa hargne, sa volonté de faire la différence. Dès qu'il posait un pied sur le premier coussin, il intimidait la défensive adverse par sa vitesse. Il était aussi capable, de temps en temps, de sortir une balle du stade. Bref, je n'ai jamais pardonné aux Expos de l'avoir échangé contre Ivan Calderon, un organisateur... de combats de coqs dans ses temps libres!

S'il a dû attendre à sa 10e et dernière année d'admissibilité pour obtenir le 75% de votes nécessaires à son intronisation, c'est parce qu'une grande partie de sa carrière s'est déroulée chez nous. Que voulez-vous, ce genre d'exercice est autant politique que statistique. Raines va quand même finir par obtenir ce qu'il mérite dans quelques heures. 

Et mon coeur de gamin s'en réjouit!

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