Les yeux tournés vers Lambeau

Le quart-arrière des Packers, Aaron Rodgers.... (Associated Press)

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Le quart-arrière des Packers, Aaron Rodgers.

Associated Press

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(Trois-Rivières) Pendant que les joueurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre seront confortablement assis devant leur téléviseur pour voir la route vers le Super Bowl s'ouvrir devant eux, huit équipes vont entamer les éliminatoires de la NFL ce week-end. Parmi les quatre affrontements au menu, certains pourraient laisser l'amateur moyen sur son appétit. Cependant, la table est mise pour un duel excitant à souhait entre les Giants de New York et les Packers de Green Bay. Assurément le match à ne pas rater.

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Le quart des Giants, Eli Manning.

AFP

Le 20 novembre, les Packers nageaient en eaux troubles à la suite d'une dégelée de 42-24 aux dépens des Redskins de Washington. À 4-6, les espoirs de participer aux éliminatoires étaient bien minces.

Puis, Aaron Rodgers s'est levé et a guidé les siens à six victoires consécutives pour coiffer les Lions de Detroit au sommet de la section Nord de la Nationale. Les murmures réclamant la tête de l'entraîneur Mike McCarthy ont depuis cédé la place aux conversations de Trophée Vince-Lombardi. Les Packers ont retrouvé leur aura de prétendants au Super Bowl.

Cependant, leur brillante poussée de fin de saison a été accompagnée d'un cadeau empoisonné. Un match devant leurs partisans du Lambeau Field, certes, mais face aux Giants New York, qui ont la réputation d'être très coriaces une fois janvier arrivé. La bande à Eli Manning a connu une excellente saison, dans l'ombre des Cowboys de Dallas. Malgré quelques ratés cette saison, Odell Beckham jr a continué de dominer les défensives adverses.

Mais au-delà de l'attaque, c'est la défense qui a transporté les G-Men en 2016, avec la deuxième unité la plus pingre de la NFL au chapitre des points accordés.

Par ailleurs, la dernière fois que les observateurs voyaient les Patriots soulever le Vince-Lombardi avec autant d'aisance, les Cowboys de Dallas avaient également gagné la section Est. C'était en 2007, lors du calendrier parfait en Nouvelle-Angleterre. Les Giants avaient alors confondu les sceptiques en arrachant le match du Super Bowl aux Patriots, à la suite du fameux attrapé avec le casque de David Tyree.

Les Giants ont ensuite refait le coup en 2011. Cet hiver-là, ils avaient justement vaincu les Packers à Green Bay, en route vers le championnat.

Malgré ces faits d'arme, il demeure toujours audacieux de parier contre les Packers au mythique Lambeau Field.

Surtout avec un Aaron Rodgers aussi affamé.

Prédiction: Packers

Russell Wilson... (PHOTO Joe Nicholson, USA Today Sports) - image 2.0

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Russell Wilson

PHOTO Joe Nicholson, USA Today Sports

Les Lions en terrain hostile

Toute une commande attend Matthew Stafford au bruyant CenturyLink Field de Seattle, samedi soir. Si les Lions souhaitent vaincre les Seahawks dans leur forteresse, ils auront besoin de leur quart-arrière au sommet de sa forme.

À Detroit, le jeu au sol est anémique et les Seahawks n'accordent que des miettes à leurs adversaires contre la course. À première vue, leur seul point faiblesse sera contre le jeu aérien en raison de l'absence du demi de sûreté Earl Thomas. À Matthew Stafford d'en profiter.

Dans l'autre camp, faudra voir quel visage les Seahawks présenteront. Celui qui a vaincu les Patriots à Foxboro ou plutôt celui qui a été ridiculisé contre les Packers à Green Bay?

Tantôt prétendants au Super Bowl, tantôt dignes des bas-fonds du classement, les Seahawks auront l'occasion de choisir leur camp sous les réflecteurs du samedi soir. La polyvalence de Russell Wilson et l'expérience du groupe jouent assurément en leur faveur.

Prédiction: Seahawks

Le'Veon Bell... (Photo Charles LeClaire, USA Today) - image 3.0

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Le'Veon Bell

Photo Charles LeClaire, USA Today

Le'Veon Bell en mission

Jay Ajayi chez les Dolphins et Le'Veon Bell chez les Steelers. Deux des demis offensifs les plus dominants du circuit Goodell ont rendez-vous au Heinz Field de Pittsburgh. Cependant, l'équation la plus importante se retrouvera derrière le centre alors que les Dolphins seront privés de leur meneur Ryan Tannehill, encore ennuyé par une vilaine blessure au genou. La voie semble donc grande ouverte devant Big Ben Roethilisberger pour briller de tous ses feux.

Contrairement à l'an dernier, les Steelers débarquent en éliminatoires en pleine forme, forts de la meilleure séquence en cours - sept victoires de suite, à égalité avec les Patriots.

Les deux équipes ont croisé le fer une seule fois, dans une victoire de 30-16 des Dolphins à Miami, mais Tannehill était alors dans le portrait. Ajayi en avait aussi profité pour s'amuser avec plus de 200 verges au sol et deux touchés. La donne est complètement différente cette fois et on voit bien mal comment les Dolphins peuvent accéder au prochain tour.

Prédiction: Steelers

 

Brock Osweiler... (AFP) - image 4.0

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Brock Osweiler

AFP

Un quart dans la salle?

Il y a une quinzaine de jours, les Texans de Houston semblaient destinés à l'abattoir devant leurs partisans pour une deuxième année de suite en éliminatoires. Tout pointait vers une autre raclée aux mains des Chiefs de Kansas City à domicile. Puis, la blessure au quart Derek Carr des Raiders d'Oakland a tout chamboulé.

Ce sont finalement les surprenants Raiders qui débarquent au NRG Stadium samedi après-midi, lourdement handicapés à l'attaque après avoir échappé le titre de la section Ouest.

Sans leur meneur Carr, les hommes de Jack Del Rio n'ont plus le même mordant et pourraient avoir bien des ennuis face à l'efficace défensive des Texans.

Imaginez, les Raiders confieront le ballon à Connor Cook, pour qui il s'agira d'un premier départ en carrière dans la NFL. Sur la route et en éliminatoires, en prime!

Remarquez, le portrait n'est pas beaucoup plus réjouissant chez les Texans qui ont été contraints de redonner le ballon au mal-aimé Brock Osweiler. Il y a deux semaines à peine, l'entraîneur Bill O'Brien avait choisi de clouer son quart partant au banc au profit de l'obscur Tom Savage. Ce dernier est cependant tombé au combat lors du dernier match de l'année... offrant ainsi la chance à Osweiler de racheter une première campagne pénible dans le sud-est du Texas.

S'il n'est pas trop gourmand aux commandes de l'attaque, Osweiler devrait parvenir à profiter de cette occasion en or ... avec beaucoup d'aide de sa défensive!

Prédiction: Texans

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