Un fiasco à 72 millions $

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Brock Osweiler est loin de jouer à la hauteur du contrat de 72 millions $ pour quatre ans qui lui a été consenti par la direction des Texans de Houston.

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(Trois-Rivièress) Dimanche dernier, dans le confort de leur NRG Stadium, les partisans des Texans de Houston ont crié leur satisfaction comme rarement auparavant cette saison lors de la visite des Jaguars de Jacksonville. Pourtant, leur favoris tiraient de l'arrière 13-0 au deuxième quart et leur avance au sommet de la division Sud de l'Américaine ne tenait que par un fil.

S'ils ont laissé aller leur euphorie, c'est parce que l'entraîneur venait de clouer au banc le quart-arrière Brock Osweiler - et son contrat de 72 millions $ pour quatre ans - au profit de l'obscur Tom Savage. Même s'il n'avait pas lancé une seule passe depuis 2014, ce choix de quatrième ronde (135e au total) en 2014 a réussi à renverser la vapeur pour conduire les Texans à un gain in extremis de 21-20 contre Jacksonville grâce à 23 passes réussies en 36 tentatives, 260 verges de gains et, surtout, aucune interception.

Compte tenu de l'importance de la course aux éliminatoires dans laquelle les Texans sont plongés, disons que ça prenait du cran de la part de l'entraîneur Bill O'Brien pour clouer un joueur à qui on a déroulé le tapis rouge pas plus tard que cet été. Plus tôt cette semaine, O'Brien a même confirmé que Savage allait obtenir le départ samedi face aux Bengals.

Il faut dire qu'Osweiler n'a rien fait pour obtenir la faveur populaire, ou encore celle du personnel d'entraîneurs. À vrai dire, il peut même se compter chanceux d'avoir bénéficié d'une certaine clémence.

L'an dernier, Osweiler avait bien tenu le fort en l'absence de Peyton Manning avec les Broncos de Denver. Sans être ultra-dominant, il avait tout de même signé cinq victoires en huit matchs avec 1967 verges (245,9 verges/match), 10 passes de touché et seulement six interceptions. L'étanche défensive des Broncos n'avait certainement pas nui dans l'équation.

Quelques mois et 72 millions plus tard, Osewiler jouit toujours d'une défensive étanche mais semble avoir complètement perdu ses repères. Dans les principales catégories offensives, il se retrouve parmi les pires quarts du circuit Goodell, dont les verges amassées (2704, 26e), les passes de touchés (14, 23e), les interceptions (16, 2e), les passes complétées (59,6 %, 26e).

Pourtant, le produit d'Arizona State ne semble pas trop ennuyé par la pression dans le champ arrière. Dix-neuf quarts ont été rabattus plus souvent que lui (24 fois) cette saison. Allez donc savoir ce qui cloche!

Pendant que la situation derrière le centre fait couler beaucoup d'encre, la défensive des Texans sauve les meubles, malgré l'énorme absence de J.J. Watt. Houston représente l'équipe la moins généreuse avec 306,5 verges par match et se trouve au 12e rang au chapitre des points accordés (21/match).

Si les Texans conservent leur priorité devant les Titans du Tennessee au sommet de leur section - les deux équipes ont rendez-vous le 1er janvier en clôture du calendrier régulier - ils devront certainement une fière chandelle à leur unité défensive qui aura sauvé le derrière de l'homme aux 72 millions $.

Après les règnes infructueux de David Carr et Matt Schaub à la tête de l'offensive, les Texans ont toutes les misères du monde à trouver un meneur de jeu digne de ce nom. Depuis deux ans, les Brian Hoyer, Ryan Mallett, T.J. Yates, Brandon Weeden, Ryan Fitzpatrick et Case Keenum ont défilé derrière le centre, sans succès. L'ère Osweiler - et ses 37 millions $ garantis - est loin d'être partie pour la gloire et pourrait s'avérer de courte durée.

Pendant ce temps, les Broncos de Denver doivent se réjouir que le potentiel successeur de Peyton Manning ait refusé leur offre alléchante de 16 millions $ par saison et 30 millions $ garantis...

Après avoir remporté le Super Bowl en février... (AFP) - image 2.0

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Après avoir remporté le Super Bowl en février 2016, Gary Kubiak et sa bande sont en voie de rater les éliminatoires.

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Les champions en eaux troubles

Les espoirs des Broncos de Denver de conserver le trophée Vince-Lombardi ont été sérieusement refroidis le week-end dernier à la suite de la défaite de 16-3 aux dépens des Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Leur revers, combiné à la victoire des Dolphins de Miami vient considérablement compliquer le portrait, à un point tel que la bande à Gary Kubiak n'a même plus sa destinée entre ses mains.

Si la tendance se maintient, les favoris de Mile High deviendront la 14e équipe championne du Super Bowl à rater les éliminatoires la saison suivante. Les Ravens de Baltimore de 2013 sont les derniers champions à avoir été détrôné au terme de la saison régulière. Les Giants (2012) et les Steelers (2009 et 2006) sont également au nombre des vainqueurs du trophée Vince-Lombardi à avoir connu un difficile lendemain de veille. Denver a déjà goûté à cette malédiction en 1999. Après deux conquêtes d'affilée, le réveil avait été difficile après le départ à la retraite de John Elway.

Par ailleurs, en jumelant leurs déboires actuels à ceux des Panthers de la Caroline, les prochaines éliminatoires risquent fort bien de se dérouler sans la présence des deux finalistes de l'an dernier. Ce scénario est survenu seulement quatre fois dans l'ère moderne de la NFL. Il faut d'ailleurs remonter à la saison 2003 pour voir les deux équipes ayant bataillé pour le Super Bowl rater les éliminatoires soit les Buccaneers de Tampa Bay et les Raiders d'Oakland.

En plus de ne pas contrôler leur sort, les Broncos ont devant eux un calendrier extrêmement corsé avec une visite à Kansas City face aux Chiefs dimanche, puis un test contre les Raiders à Denver pour compléter la saison. Deux équipes qui ont déjà atteint le plateau des 10 victoires, rien que ça!

Les partisans des Broncos doivent maintenant espérer se retrouver sur la bonne liste du Père Noël pour voir leurs favoris accéder aux éliminatoires.

Et encore là, la magie de Noël a ses limites!

À surveiller

Vikings (7-7) c. Packers (8-6)

Une équipe en chute vertigineuse contre une autre avec le vent dans les voiles.

Un petit match a beau séparer ces deux équipes au classement, mais de la façon dont elles jouent, on pourrait croire qu'elle ne proviennent pas de la même ligue. Même si les Packers sont clairement favoris contre leurs rivaux de division, les Vikings pourraient piger dans leur fierté pour contrecarrer la poussée de Green Bay vers les éliminatoires.

Même si tout le monde les considère hors de la course, ou presque, les hommes du Minnesota peuvent toujours y croire... mais ont besoin d'un miracle.

Samedi 13 h au Lambeau Field de Green Bay

Ravens (8-6) c. Steelers (9-5)

LE duel le plus attendu du week-end.

Au rythme où se déroule la saison, la date du 25 décembre est encerclée depuis longtemps sur le calendrier de ces deux formations. Avec une victoire devant leurs partisans, les Steelers peuvent porter un dur coup aux espoirs éliminatoires de leurs grands rivaux en plus de s'assurer du titre de section. Si les Dolphins gagnent samedi à Buffalo, une défaite éliminerait automatiquement Baltimore.

Habituellement à l'aise à domicile, les Steelers n'affichent pas la même constance face à leurs rivaux. Depuis 2010, les Ravens ont gagné 5 des 8 duels présentés dans la ville de l'acier.

Dimanche 16 h 30 au Heinz Field de Pittsburgh

Lions (9-5) c. Cowboys (12-2)

Les Lions ont beau être en contrôle, au sommet de la section Nord de la Nationale, tout le monde s'attend à ce qu'ils s'écroulent et se fassent doubler par les Packers.

Ça ne sera pas une mince tâche de faire taire leurs détracteurs avec une visite au domicile des Cowboys de Dallas.

Petite lueur d'optimisme à l'horizon, Dak Prescott, Ezekiel Elliott et compagnie pourraient être tentés de lever le pied. La défaite des Giants de New York aux mains des Eagles de Philadelphie a permis aux Cowboys de s'assurer du titre de la section Est de la Nationale, ainsi que de l'avantage du terrain jusqu'au Super Bowl.

Lundi 20 h 30 au AT&T Stadium de Dallas

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