Pascal et Ramallo font le poids

Jean Pascal et Ricardo Marcelo Ramallo ont respecté... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Jean Pascal et Ricardo Marcelo Ramallo ont respecté la limite de 182 lbs jeudi en vue de leur combat de vendredi à l'Amphithéâtre Cocego.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La dernière fois que Jean Pascal (30-4-1, 17 K.-O.) a affronté un boxeur avec au moins 10 défaites en carrière, c'était en 2006, à son 11e combat professionnel. Même s'il aurait toutes les raisons de le faire, Pascal promet qu'il ne prendra Ricardo Marcelo Ramallo (21-10-1, 15 K.-O.) à la légère vendredi à l'Amphithéâtre Cogeco.

Jeudi, les deux boxeurs ont aisément respecté la limite de poids qui avait été établie à 182 lbs, afin de faciliter la tâche à tous. L'ancien champion du monde a fait osciller la balance à 181,2 livres alors que l'Argentin a affiché un poids de 177,6 livres. 

Le Lavallois avouait ne pas avoir eu beaucoup de temps pour étudier son nouvel adversaire. À l'origine, le Croate Stjepan Bozic devait être face à lui dans le ring trifluvien, mais lundi, InterBox a annoncé la venue de Ramallo, puisque la Régie des alcools, des courses et des jeux a décrété que les examens médicaux de Bozic étaient incomplets.

«Je m'attends à ce qu'il soit coriace, mais si on se fie à mon historique contre les Argentins, je pars avec un pas d'avance. Ce sera important pour moi d'être vigilant et très attentif en début de combat.»

Le curriculum vitae de Ramallo est beaucoup moins reluisant que celui de Pascal. Jamais il ne s'est approché d'un titre de championnat du monde et il a subi la défaite à cinq de ses 10 dernières sorties, dont une face à Robert Stieglitz, un ancien champion du monde, après que son coin ait lancé la serviette. Bref, on a vu de bien meilleurs adversaires se pointer devant le Québécois de 34 ans. Pascal souligne toutefois qu'il n'a pas l'intention de prendre son adversaire à la légère.

«Je ne suis plus une recrue, je suis un vétéran dans mon sport. Ce serait une erreur de novice de prendre un adversaire à la légère. S'il est venu ici, c'est pour se battre et remporter le combat. Il le sait que gagner un combat contre Jean Pascal, ça va lui ouvrir d'autres portes. C'est une opportunité pour lui.

«Mes attentes sont très modestes. Je ne m'attends pas à le mettre K.-O. et l'expédier au pays des rêves le plus vite possible. Mon but après 11 mois, c'est avoir de l'allure.»

L'entraîneur de Pascal, Stéphane Larouche, affirme d'ailleurs que Ramallo n'a rien à perdre dans cet affrontement, et qu'il a les qualités pour créer une surprise. Il ajoute toutefois que son protégé est en mission, mais qu'il devra être concentré pendant les trois minutes de chaque round.

«Celui qui a le plus à perdre, c'est Jean Pascal. Vous savez, si Jean lui passe le K.-O., les gens vont dire que le gars était un jambon. Si Jean ne paraît pas bien, on va entendre qu'il n'est plus bon. Jean n'a pas grand-chose à gagner, mais beaucoup à perdre. Jean doit être sharp, s'occuper de ses affaires et surtout, ne pas sous-estimer un gars de même.»

Une poignée de mains inattendue

Au fil de sa carrière, Pascal a habitué ses partisans à des conférences de presse et des pesées des plus spectaculaires, avec plusieurs attaques verbales en direction de son adversaire. Mais puisqu'il n'a appris l'existence de Ramallo que lundi, difficile d'en venir à une joute oratoire.

D'ailleurs, Pascal a semblé surpris lorsque l'Argentin lui a tendu la main après le traditionnel face à face jeudi. Après quelques instants, le Québécois lui a rendu la pareille.

«Il m'a un peu surpris. Je ne serre pas la main de mes adversaires, mais ils ne veulent pas le faire non plus!»

Ramallo, lui, semblait bien heureux de se retrouver à Trois-Rivières, face à un adversaire de ce calibre.

«Je lui ai serré la main par respect, a-t-il lancé. C'est vrai que je n'ai rien à perdre. D'être ici, je suis gagnant. Ça me donne toute la visibilité et je me retrouve au sommet du monde de la boxe. Je remercie Jean de mettre sa carrière en jeu face à moi.»

Il s'agira d'une première sortie pour Jean Pascal depuis sa défaite face à Sergey Kovalev en janvier dernier. «Ç'a été long, mais je suis content de revenir sur scène. Je suis un passionné de la boxe. C'était un de mes souhaits de revenir avant la fin de l'année et donner une bonne prestation pour montrer que je suis encore là, que ma carrière n'est pas finie.»

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