Samuel Girard doit tout recommencer

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Sur la liste des 30 joueurs présents au camp de la formation canadienne, Samuel Girard des Cataractes est le plus petit à 5 pi 9 po.

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(Boisbriand) Premier marqueur chez les défenseurs au pays l'an dernier, défenseur par excellence au Québec et finaliste au Canada - derrière deux joueurs européens - ainsi que joueur le plus gentilhomme de la LCH, le tout à 17 ans, voilà un pedigree qui devrait convaincre tout entraîneur de faire une place à ce joueur pour le Championnat du monde de hockey junior. Et pourtant, Samuel Girard devra prouver qu'il mérite un casier dans le vestiaire d'Équipe Canada.

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«C'est une grosse années pour les défenseurs, mais je pense que j'ai ma place», a affirmé Samuel Girard.

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Sur la liste des 30 joueurs présents au camp de la formation canadienne qui s'est amorcé à Blainville-Boisbriand dimanche, Girard est le plus petit à 5 pi 9 po.

Un refrain que le natif de Roberval connaît trop bien. On lui a dit qu'il était trop petit pour dominer dans le midget AAA lorsqu'il était bantam. Il a dominé.

On lui a répété la même chose une fois rendu au midget AAA à propos de ses chances de se signaler dans la LHJMQ. Deux saison plus tard, il dominait le circuit avant même d'être disponible au repêchage de la LNH.

«Tu n'es pas le premier qui me pose cette question-là!, a lancé Girard lundi devant les journalistes. C'est toujours la même chose. Mais je dois être intelligent quand je joue contre ces gars-là. Je ne dois pas plaquer un gars de 6 pi 2 po dans le coin, je dois le contenir et à la première occasion partir avec la rondelle. Si je suis ici, c'est qu'Équipe Canada sait que je me débrouille bien contre les gros gars. Je vais devoir embarquer dans le système et le rôle qu'ils vont me donner. Je dois jouer sans complexe.»

Girard ne se disait pas intimidé par le calibre de jeu après les deux premiers entraînements d'Équipe Canada, lui qui avait eu un bon avant-goût en participant à deux matchs préparatoires des Predators de Nashville en septembre.

L'année dernière, malgré un début de saison canon, les dirigeants de Hockey Canada n'avaient pas cru bon de l'inviter au camp d'entraînement du Championnat du monde des moins de 20 ans. On l'avait plutôt dirigé vers l'équipe des moins de 18 ans.

«C'était une déception pour moi de ne pas avoir été invité l'année dernière. Je veux faire tout ce qui est en mon possible. C'est une grosse année pour les défenseurs, mais je pense que j'ai ma place.»

Deux joueurs, un casier?

L'équipe canadienne a rarement l'habitude d'engager beaucoup de petits joueurs pour sa ligne bleue. Lors du dernier Championnat du monde, un seul défenseur mesurait sous les six pieds, Joe Hicketts. En 2015, il n'y en avait qu'un seul aussi... Hicketts de nouveau. En 2014, aucun hockeyeur sous les six pieds n'a été retenu. Même cet été, parmi les 13 arrières invités au camp de développement, seulement deux étaient sous cette barre, dont Girard.

À Boisbriand cette semaine, ils ne sont que deux arrières de petite stature: Girard et Victor Mete, un choix de quatrième ronde du Canadien de Montréal qui connaît un fort départ avec les Knights de London.

Auteur de 24 points en 27 matchs, on le décrit comme un défenseur offensif qui excelle pour faire bouger la rondelle, doté d'une convaincante vision de jeu et d'un excellent coup de patin qui lui permet de faire oublier sa petite taille. On croirait lire la fiche de recrutement de la Tornade de Roberval. Avec la philosophie d'Équipe Canada quant aux joueurs de petite taille, il semble y avoir un coq de trop dans la basse-cour.

Girard est bien au fait des comparaisons entre les deux, mais préfère se concentrer sur son propre boulot. Il a d'ailleurs tenté d'ajouter quelques facettes à son jeu dans les dernières semaines afin de démontrer un maximum d'atouts aux décideurs canadiens.

«Nous avons deux styles qui se ressemblent, on se le fait dire. En Ontario, ils lui parlent de Samuel Girard, alors que de l'autre bord, on me parle de Victor Mete.»

«À Shawinigan, mon coach (Claude Bouchard) m'a rencontré et il m'a dit que je devais changer mon jeu et me préparer mentalement et physiquement pour le camp. Il m'a dit de garder mon jeu simple. Je pense que c'est ce que j'ai fait dans les cinq dernières parties et mon coach était satisfait. Je dois amener de l'offensive, mais en étant plus simple.»

En avantage numérique

Lundi, lors du premier match face aux étoiles universitaires, Girard n'a pas été en mesure d'inscrire son nom sur la feuille de pointage. Peu utilisé à cinq contre cinq, particulièrement avec huit défenseurs habillés, il a toutefois été envoyé à plusieurs occasions sur la deuxième vague d'avantage numérique. Quant à Mete, il a aussi été blanchi et a été vu au moins une fois sur le jeu de puissance.

Après la rencontre, l'entraîneur-chef Dominique Ducharme a préféré réserver son évaluation entre les deux joueurs pour plus tard dans ce calendrier préparatoire.

«Les deux ont fait de bonnes choses, mais ce n'est qu'un match. On va voir (mardi) et continuer d'évaluer tout le monde. Ce sont les meilleurs joueurs au pays, c'est tellement serré entre beaucoup de cas qu'on va continuer de regarder. (Mardi), c'est un autre match. En bout de ligne, ce sont eux qui vont nous donner la réponse.»

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