Les Paladins ont bataillé, mais sans succès

Les Paladins du Collège militaire royal ont donné... (Sylvain Maer)

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Les Paladins du Collège militaire royal ont donné du fil à retordre aux Patriotes, vendredi soir au Colisée.

Sylvain Maer

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(Trois-Rivières) Les matchs face aux Paladins du Collège militaire royal (CMR) sont rarement une corvée pour les Patriotes de l'UQTR. Mais vendredi soir, les Trifluviens ont dû se retrousser les manches pour venir à bout des militaires. Un gain par la marque de 4-2 devant près de 600 personnes au Colisée.

Habitués au dernier rang du classement général du circuit universitaire ontarien - ils y ont élu domicile depuis la saison 2010-2011 -, les Paladins connaissent une première moitié de saison qu'on pourrait qualifier d'intéressante. Ils ne sont qu'à cinq points d'une place en séries éliminatoires et, surtout, ils sont venus à bout de deux puissances de la ligue, les Ravens de Carleton et les Mustangs de Western. Bref, il ne s'agit plus de deux points assurés pour leurs adversaires.

Les Paladins se sont d'ailleurs donnés une bonne dose de confiance dès le début du match en étant les premiers à s'inscrire à la marque quand l'ancien des Remparts de Québec Mathieu Lavallée a déjoué Sébastien Auger d'un tir précis lors d'un jeu de puissance.

Les unités spéciales auront d'ailleurs été un aspect des plus importants lors de cette rencontre. Cinq minutes après le but de Lavallée, les Patriotes ont répliqué en avantage numérique. Pierre-Olivier Morin a battu le gardien Matt Murphy, qui devait être plutôt étourdi puisque la rondelle circulait très rapidement devant lui.

Ce premier filet a en effet donné un élan aux Patriotes, qui ont dominé la deuxième période. Le problème, c'est que les hommes de Marc-Étienne Hubert ont soit manqué d'opportunisme, ou encore ils ont été frustrés par Murphy, qui n'avait pas grand-chose à se reprocher après ce match.

«Murphy, c'est notre colle. C'est un gardien qui joue très bien et il se doit de le faire. On le voit dans ses statistiques. Nous sommes quatrièmes dans la ligue pour le pourcentage d'efficacité des gardiens. Il reçoit beaucoup de tirs et il en arrête beaucoup, même ceux qu'il ne devrait pas», a analysé le chef d'orchestre des Paladins, Richard Pym.

Martin Lefebvre a finalement brisé l'égalité en deuxième période et Guillaume Asselin est venu assommer les visiteurs en y allant d'un lancer à ras la glace qui a battu Murphy dès le début du troisième engagement. Lefebvre en a finalement rajouté avec son deuxième du match, alors que les locaux avaient un homme de plus que leur adversaire sur la glace, pour porter la marque à 4-1.

«Ç'a fait du bien de marquer sur l'avantage numérique. Ç'a nous a donné du momentum et de l'énergie. C'est toujours des matchs qui ne sont pas faciles contre CMR. Ils ont le rôle de l'underdog, mais ils travaillent beaucoup et sont de plus en plus structurés. C'était un beau défi pour nous ce soir», a souligné Lefebvre après le duel.

«Les unités spéciales ont fait la différence dans ce match», a soupiré Pym, bien au fait que le jeu de puissance des Patriotes est le meilleur au pays.

Les Paladins n'ont tout de même pas abandonné et avec 19 tirs en troisième période, ils ont finalement battu Sébastien Auger avec moins de cinq minutes à faire à la rencontre. Il était toutefois trop tard.

Un match piège

La rencontre de vendredi soir pouvait être qualifiée de piège pour deux raisons dans le camp des Patriotes. Certes, les Paladins n'ont rien d'une puissance, mais surtout, un voyage à Ottawa attend les Trifluviens samedi pour un affrontement toujours relevé face aux Ravens de Carleton.

«On savait que ça allait être ce genre de partie et on en avait parlé aux joueurs, surtout qu'on a un gros match contre Carleton samedi. On a dominé en deuxième, on aurait pu clouer le cercueil mais on ne l'a pas fait. CMR est une équipe métamorphosée. Ils jouent bien, dans le système et de façon disciplinée. Les résultats depuis le début de l'année le prouvent. On dirait qu'ils avaient six gardiens en deuxième période tellement ils bloquaient de tirs. Heureusement, on a fait de bonnes choses, qu'on devra apporter demain (samedi)», a analysé Hubert.

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