De retour comme adjoint... et étudiant!

Sa persévérance a guidé Frédéric St-Denis jusqu'à la... (La Presse photo Bernard Brault,)

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Sa persévérance a guidé Frédéric St-Denis jusqu'à la LNH avec le Canadien, le temps d'une vingtaine de rencontres en 2011-12. Huit ans après avoir porté les couleurs des Patriotes de l'UQTR, le revoilà dans l'entourage de l'équipe, cette fois à titre d'adjoint de Marc-Étienne Hubert.

La Presse photo Bernard Brault,

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(Trois-Rivières) Sa seule saison passée chez les Patriotes l'aura propulsé vers les ligues professionnelles, du Canadien de Montréal au EHC Munich en passant par les Blue Jackets de Columbus.

Huit ans après avoir quitté le campus de l'UQTR, Frédéric St-Denis retrouve son alma mater, lui qui a accepté un poste d'entraîneur adjoint dans la formation de Marc-Étienne Hubert.

Le défenseur aujourd'hui âgé de 30 ans en a fait du chemin depuis la conclusion de la campagne 2007-2008, durant laquelle il avait obtenu 20 points en 32 parties.

Pas le plus spectaculaire, St-Denis s'imposait toutefois comme l'un des arrières parmi les plus fiables du circuit universitaire. Aux quatre coins de la ligue, on vantait son efficacité à la ligne bleue et sa production offensive.

À l'époque, son agent Paul Corbeil avait fait des pieds et des mains pour lui dénicher un contrat professionnel. Le Wild du Minnesota offrait au jeune homme un contrat de la ECHL, mais ce dernier avait refusé.

Grâce à Julien Brisebois, le Canadien répliquait quelques heures plus tard avec un contrat de la Ligue américaine. St-Denis venait de quitter les Patriotes, lui qui aurait amorcé sa deuxième saison sur le campus trifluvien à l'automne 2008.

Trois ans plus tard, il donnait ses premiers coups de patins dans la LNH avec le Canadien. Il disputera une vingtaine de rencontres dans le circuit Bettman, entrecoupées par des séjours à Hamilton, Cincinnati et Springfield. Depuis 2014-2015, il a aussi joué pour les Blue Jackets de Columbus, le temps de quelques rencontres, et la formation de Munich en première division en Allemagne. Il a d'ailleurs remporté le championnat de la DEL au mois d'avril.

Rentrer au bercail

Incapable de s'entendre avec une équipe européenne, Frédéric St-Denis est rentré au Québec avec sa petite famille il y a quelques mois. Ça tombe bien, Hubert cherchait un adjoint pour compléter son groupe d'entraîneurs à l'UQTR. Il accompagnera les troupes au moins jusqu'à la fin de la présente saison.

«Qui sait, je vais peut-être me découvrir une passion pour le coaching», lance St-Denis, heureux de renouer avec certaines connaissances à Trois-Rivières. 

«Je n'ai pas encore rencontré Marc-Étienne, mais nous avons eu l'occasion d'échanger par rapport à nos philosophies au téléphone et nous partageons beaucoup de points communs. J'a hâte au premier match!»

St-Denis épiera les joueurs des Patriotes des gradins, vendredi, alors que les Paladins du Collège militaire royal (RMC) débarqueront au vieux Colisée. 

«Ça fait longtemps que je n'ai pas assisté à une partie de hockey universitaire. Parfois, derrière le banc, les petits détails nous échappent, alors ce sera une bonne façon de me replonger dans l'action. Je sais que le calibre a augmenté depuis quelques années.»

Aidé par sa persévérance et son mentor Guy Boucher qui l'a dirigé à Hamilton, St-Denis a gravi les échelons jusqu'à la LNH. Il a notamment joué une vingtaine de matchs à Montréal pendant la tumultueuse saison 2011-2012.

«J'ai vécu des moments exceptionnels avec le Canadien. L'équipe traversait une période difficile, mais je ne regrette rien. J'aurais aimé que la direction m'offre une vraie chance, mais c'était l'année avant le lock-out et plusieurs choses ont changé par la suite.»

St-Denis a donc poursuivi son chemin dans la Ligue américaine, à Hamilton et Springfield. C'était avant d'arriver à Munich, une ville beaucoup plus inspirante que les deux dernières! «Ce fut une expérience tellement enrichissante! En Europe, on joue une trentaine de matchs en moins, les voyages sont moins pénibles et le calibre reste relevé.»

Un entraîneur-étudiant

Malgré une bonne saison, St-Denis n'a pas reçu d'offre du EHC Munich. Celles de certaines autres villes, en République tchèque et en France, ne l'intéressaient pas non plus. «Si le téléphone sonne, je vais écouter, mais pour l'instant, c'est tranquille. J'avais besoin d'un plan B.»

Établi à Drummondville avec sa famille, l'ancien des Voltigeurs a donc choisi l'option des Patriotes. Il effectuera aussi un retour aux études, et à l'UQTR de surcroît! «Je m'inscris à deux ou trois cours cet hiver comme étudiant libre. J'hésite entre deux programmes.»

Le match entre les Patriotes et les Paladins commence à 19 h vendredi.

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