Les deux missions d'Elissa

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Elissa Alarie (première joueuse à partir de la gauche) est au nombre des sept Québécoises qui participent au séjour irlandais de l'équipe nationale de rugby à 15.

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(Trois-Rivières) Elissa Alarie est de retour avec l'équipe nationale de rugby à 15 plus déterminée que jamais.

Au cours des dernières semaines, la Trifluvienne a repris du service au sein de l'alignement de François Ratier avec deux missions précises en tête: accrocher une médaille d'or à son cou à la Coupe du monde de 2017 et militer en faveur d'un financement plus équitable pour les joueuses de l'équipe nationale à 15.

Après les Jeux olympiques de Rio, où elle a assisté à la conquête de la médaille de bronze de l'équipe nationale de rugby en tant que réserviste depuis les gradins, la demie de mêlée s'est offert une pause d'un mois, question de songer à son avenir.

Puis, un petit match de ligue en Colombie-Britannique a suffi à la convaincre de s'investir dans une dernière année à défendre les couleurs de l'unifolié.

«C'est le fun de revenir avec la gang. La motivation est très grande. Je veux participer à une dernière Coupe du monde. Je veux gagner la Coupe du monde», mentionne-t-elle en entretien téléphonique avec Le Nouvelliste depuis Dublin.

Elissa Alarie a contribué à accroître la popularité du rugby féminin au pays en 2014 lorsqu'elle a aidé le Canada à rafler la médaille d'argent à la Coupe du monde. Après être passée si près du sommet - une défaite de 21-9 en finale contre l'Angleterre - elle reprend donc le collier avec l'objectif bien précis de remporter le Mondial 2017, l'été prochain à Dublin, en Irlande.

D'ici là, elle devra prouver qu'elle a toujours sa place sur l'échiquier de Ratier. Cet entraîneur connaît bien Alarie pour l'avoir notamment dirigée lors de la dernière Coupe du monde. Les premières évaluations ont déjà débuté ce week-end lorsque le Canada n'a fait qu'une bouchée de l'Irlande au compte de 48-7. «On a joué un super match. Et j'ai eu l'occasion de jouer la partie au complet», souligne-t-elle.

Mercredi, face à la meilleure équipe sur la planète, la Nouvelle-Zélande, les Canadiennes ont cependant baissé pavillon 20-10. En plus d'occuper les deux premiers échelons du classement mondial, les deux nations ont rendez-vous dans le même groupe de la ronde préliminaire au Mondial de 2017.

Un dernier choc est à l'horaire lors de ce séjour irlandais alors que le Canada croisera le fer samedi avec l'Angleterre, les championnes du monde de 2014.

Après ce séjour outre-Atlantique, deux autres arrêts guideront le Canada dans sa préparation pour le Mondial de 2017, soit aux États-Unis en mars ainsi qu'en Nouvelle-Zélande en juin. Au bout du processus, ce sont 26 joueuses qui seront retenues pour défendre la feuille d'érable du 9 au 26 août à Dublin. 

«Si je performe bien et que je demeure en santé, je suis convaincue que je peux aider l'équipe à gagner la Coupe du monde. L'équipe est à la recherche de profondeur afin d'avoir plus de ressources pour se rendre jusqu'au bout et gagner», explique la Trifluvienne de 30 ans.

Un traitement plus juste

Pendant qu'elle s'époumonera sur le terrain dans l'espoir de mener la nation vers les plus hauts sommets, Elissa Alarie mènera en parallèle un autre combat qui lui est cher: le financement des joueuses de l'équipe nationale à 15. 

Depuis la fin des Jeux olympiques de Rio, quelques joueuses ont dénoncé l'important écart qui sépare le support financier des joueuses de l'équipe nationale à 7 - une discipline olympique - de celle de l'équipe nationale à 15.

Ainsi, certaines joueuses de l'équipe de rugby à 7 se trouvaient devant un choix déchirant si elles souhaitaient participer à la Coupe du monde de rugby à 15. «Il y a certainement une frustration à ce niveau chez plusieurs joueuses. Par exemple, on recevait plus d'argent en 2006-07 que maintenant. Je crois qu'il faudrait offrir un meilleur support au rugby à 15 qui représente une discipline beaucoup inclusive que le rugby à 7, davantage destiné à une certaine élite.»

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