De la compagnie pour les Lions?

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Au rythme où vont les choses cette saison, les Browns de Cleveland pourraient devenir la deuxième équipe de l'histoire à compiler un dossier de 0-16.

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Voilà déjà huit ans que les Lions de Detroit sont associés à jamais au summum de la médiocrité. Cette année-là, les porte-couleurs du Michigan sont devenus les seuls de l'histoire de la NFL à perdre tous leurs matchs, depuis l'instauration du calendrier de 16 parties en 1978. Cependant, à la lumière des 11 premières semaines d'activités dans le circuit Goodell, les Lions de 2008 pourraient bien avoir de la visite sous peu. Et j'ai nommé les pauvres Browns de Cleveland.

Les Bruns ont déjà 10 défaites au compteur et rien ne laisse présager qu'ils trouveront une façon de freiner leur interminable glissade.

Remarquez, les défaites font parties du paysage à Cleveland depuis le retour des Browns dans la NFL en 1999. En 17 ans, ils ne comptent que deux saisons au-delà de la barre de ,500, totalisent 13 campagnes d'au moins 10 revers et ont raté les éliminatoires à 16 reprises. Tout cela pour un triste rendement de 87 victoires contre 195 défaites.

La tendance semble encore plus lourde cette saison alors que leurs 10 premières sorties ont été classées dans la catégories des revers et tant l'offensive (30e) que la défensive (31e) en arrachent, en queue de peloton du circuit.

Au rythme où vont les choses, on se demande bien comment ils pourraient éviter le balayage complet, avec six parties à subir d'ici la fin du calendrier régulier. Mince lueur d'espoir au tableau, les formations qui figurent à l'horaire sont loin de tout casser sur leur passage cette saison. Mais il ne s'agit tout de même pas de faibles adversaires avec les Steelers (deux fois), les Giants, les Bengals, les Bills et les Chargers.

Instabilité chronique

Depuis quelques années, tout ce que les Browns touchent semble se transformer en cauchemar. Parmi les plus récents exemples, on note le court règne de Johnny Manziel à la tête de l'offensive. Vainqueur du trophée Heisman en 2012, le soi-disant prodige a vécu deux années tumultueuses en plein coeur de l'Ohio avant d'être libéré. Son tableau de chasse a beau ne pas être très reluisant dans la NFL, il est quand même le dernier quart-arrière à avoir mené les Browns à une victoire, le 13 décembre 2015 face aux 49ers de San Francisco (24-10). Ça mérite une petite main d'applaudissement.

Plus récemment, Robert Griffin III devait être le nouveau sauveur. À peine libéré par les Redskins de Washington, le vainqueur du trophée Heisman en 2011 n'a pas tardé à être victime de la malédiction des Browns. Dès la première semaine d'activités, une blessure à l'épaule l'a abonné à long terme à la liste des blessés. Son retour au jeu se fait toujours attendre.

La valse des meneurs de jeu à l'attaque n'a rien de nouveau chez les Browns. Depuis leur retour dans la NFL en 1999, ce sont pas moins de 26 candidats qui ont défilé derrière le joueur de centre. Un total tout simplement ahurissant!

D'ailleurs, en jumelant les deux premiers matchs de la dernière campagne aux trois premiers de 2016, ce sont cinq quarts-arrière différents qui ont été partants en autant de rencontres. Du jamais vu depuis la fusion entre l'AFL et la NFL en 1970.

À travers ces fiascos au poste de quart-arrière, il y a aussi le triste cas de Josh Gordon. Possiblement l'un des receveurs les plus talentueux de la NFL, ce surdoué est incapable de se défaire de ses démons de consommation. Au fil des saisons, les suspensions s'accumulent et un autre talent est en voie d'être complètement gaspillé. Encore une fois, c'est Cleveland qui doit payer la note avec un alignement qui ne peut vraiment pas se permettre d'être privé de joueurs de ce calibre.

Petit à petit, on murmure aux quatre coins de la NFL que les Browns pourraient terminer la saison à 0-16 et rejoindre les Lions de 2008. S'ils parviennent à «sauver» l'honneur et remporter un match, ils égaleront plutôt une marque établie par neuf équipes avant eux, la dernière en lice étant les Rams de St. Louis en 2009.

Le coach Hue Jackson est bien au fait du record qui guette sa bande si les six derniers matchs du calendrier sont à l'image des 10 premiers. Il n'a évidemment pas envie de s'associer à cette portion de l'histoire de la NFL. «Nous allons trouver une façon de ne pas terminer avec une fiche de 0-16», a-t-il lancé aux médias la semaine dernière, quelques heures avant d'encaisser un 10e revers cette saison.

Dimanche, c'est donc en confiant le ballon à la recrue Cody Kessler que les Browns tenteront de freiner leur glissade en recevant leurs rivaux de Pittsburgh. Une formation qu'ils tout de même vaincue deux fois en 12 duels depuis 2010.

Espoir, quand tu nous tiens!

Guère mieux à San Francisco

Ils traînent peut-être une plus riche histoire, mais les 49ers de San Francisco sont présentement à des années-lumières des jours glorieux de Joe Montana, Steve Young et autres Jerry Rice. Vainqueurs de leur premier match de la saison, ils sont incapables de retrouver le chemin de la victoire depuis.

À 1-8, les 49ers pourraient enregistrer la pire saison de leur histoire, au cours de laquelle ils n'ont jamais remporté moins de deux matchs. Il reste quand même 7 matchs à la bande de Chip Kelly pour éviter la catastrophe, mais on voit mal comment ils peuvent vaincre les Patriots, les Dolphins, les Falcons et les Seahawks.

Il reste des duels face aux Bears, aux Jets et aux Rams qui peuvent laisser croire que les 49ers seront capables d'atténuer cette désastreuse campagne.

Dire qu'il n'y a pas si longtemps, San Francisco faisait l'envie de plusieurs et représentait l'élite dans la conférence Nationale... Descente aux enfers, vous dites?

Pires rendements depuis l'instauration du calendrier de 16 matchs

2008 Lions de Detroit 0-16

2009 Rams de St. Louis 1-15

2007 Dolphins de Miami 1-15

2001 Panthers de la Caroline 1-15

2000 Chargers de San Diego 1-15

1996 Jets de New York 1-15

1991 Colts d'Indianapolis 1-15

1990 Patriots de la Nouvelle-Angleterre 1-15

1989 Cowboys de Dallas 1-15

1980 Saints de la Nouvelle-Orléans 1-15

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