Le cauchemar de Pete Carroll

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Depuis 21 mois, les partisans des Seahawks de Seattle sont hantés par cette interception de Malcolm Butler dans les derniers instants du Super Bowl XLIX.

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(Trois-Rivières) Vingt et un mois. Voilà déjà 21 mois que Pete Carroll doit vivre avec ses démons.

Vingt et un longs mois de mauvais souvenirs qui seront assurément déterrés dimanche soir lorsque les Seahawks de Seattle se frotteront aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

Le 1er février 2015, Carroll était à une petite verge d'un deuxième titre du Super Bowl d'affilée. Dans les derniers instants du match, son équipe cognait à la porte des buts avec le touché vainqueur à sa portée. Puis, le réputé entraîneur-chef des Seahawks a pris l'une des décisions les plus controversées de l'histoire de la NFL.

Si près du but - à une petite verge de la zone payante et deux essais à sa disposition - et avec le meilleur porteur de ballon du circuit à sa disposition en Marshawn Lynch, il a plutôt demandé à Russell Wilson de lancer le ballon à Ricardo Lockette. Un jeu passablement plus risqué qu'une bonne vieille course en puissance.

Ainsi, sous le regard incrédule de millions de téléspectateurs, la passe a été interceptée par Malcolm Butler... offrant du même coup une quatrième bague du Super Bowl au tandem Bill Belichick et Tom Brady.

Aux quatre coins du globe, la décision de Carroll a été décriée. L'auteur de ces lignes a lui-même été pris d'un haut le coeur en observant la séquence.

Dans les semaines suivant cette déconfiture, les partisans des Seahawks réclamaient la tête de l'entraîneur. Au même moment, Carroll tentait tant bien que mal de justifier son choix de jeu.

Depuis cette soirée historique, les deux équipes n'ont pas croisé le fer, mais ont continué de dominer leur association respective, sans pour autant se qualifier pour le dernier match de l'année. Après quelques semaines d'affrontements plus ou moins intéressants à se mettre sous la dent, les amateurs de football - ainsi que les bonzes du circuit Goodell - seront comblés à souhait avec un tel duel.

Patriots (7-1) et Seahawks (5-2-1) trônent encore au sommet de leur division respective et un nouvel affrontement demeure bien possible lors du match ultime, en février prochain.

Les Patriots n'ont pas été véritablement testés depuis le retour au jeu de Brady avec quatre victoires convaincantes. On peut croire que les Seahawks leur donneront du fil à retordre, mais lors de leur dernière sortie, lundi soir contre les Bills de Buffalo, ils ont laissé transparaître quelques ouvertures inquiétantes dans leur défensive habituellement étanche. Bill Belichick a certainement pris des notes...

D'ailleurs, en plus du mauvais souvenir de février 2015, le match entre les Seahawks et les Patriots replongera Carroll dans un précédent chapitre de sa carrière. Il remettra en effet les pieds au Gillette Stadium pour la première fois depuis qu'il a été congédié par les Patriots en 1999. Quelques mois plus tard, il était remplacé par... Bill Belichick!

Les Boys en hausse, Superman en baisse

À mi-chemin dans la saison, certaines équipes s'infiltrent parmi l'élite alors que quelques ténors inquiètent. Portrait des gagnants et des perdants de la mi-saison dans la NFL.

Les gagnants...
1. Pas de besoin de Romo

Horribles en l'absence de leur quart Tony Romo en 2015 - une fiche de 1-11 sans lui - les Cowboys de Dallas représentent le vent de fraîcheur par excellence de cette première moitié de saison. À la tête des chouchous de l'Amérique, qui sont toujours privés de Romo, ce sont le demi-offensif Ezekiel Elliott et le quart Dak Prescott, deux recrues, qui tirent les rênes du bateau. Leur place en séries est pratiquement dans la poche et Jerry Jones doit secrètement se mettre à rêver au Super Bowl et aux belles années de Troy Aikman et Emmitt Smith.

2. Derek Carr, le magnifique

Associés à la médiocrité depuis leur dernière participation au Super Bowl en 2002, on savait les Raiders d'Oakland en progression, mais leur rendement des neuf premières semaines est nettement au-delà des attentes.

Menés par un Derek Carr pratiquement en transe lorsqu'il foule le terrain, les Raiders sont en excellente position pour signer plus de victoires que de défaites pour une première fois en 14 ans.

Le propriétaire Mark Davis semble bien entêté à déménager la concession à Las Vegas alors les partisans devront profiter pleinement de ce regain de vie qui pourrait bien leur être arraché sous peu.

3. La renaissance de Matt Ryan

C'était décevant de voir la belle machine offensive des Falcons d'Atlanta battre de l'aile au cours des dernières saisons. Le groupe guidé par Matt Ryan et Julio Jones, respectivement quart et receveur les plus productifs après neuf semaines, semble avoir retrouvé ses repères en 2016.

Encore une fois, la défensive représente le talon d'Achille de cette formation et pourrait considérablement hypothéquer les ambitions des Falcons qui peuvent tout de même légitimement rêver à une des deux premières places dans la conférence Nationale.

... et les perdants 
1. Superman et sa bande

Finalistes du dernier Super Bowl, après une campagne phénoménale de 15-1, les Panthers de la Caroline - et leur meneur Cam Newton - sont méconnaissables dans la cave de la section Sud de la Nationale. Pourtant, leur alignement n'a pas beaucoup changé pendant la saison morte, mais il faut croire que la perte du demi de coin Josh Norman vers Washington laisse un trou plus grand que prévu sur l'échiquier.

Avec son style spectaculaire, Newton se retrouve souvent dans des positions vulnérables et les coups violents à son endroit se multiplient. La ligue ne semble pas en faire une priorité de le protéger adéquatement et à ce rythme, sa carrière pourrait être bien éphémère.

2. Quelques lents départs

Les Steelers de Pittsburgh, les Bengals de Cincinnati, les Packers de Green Bay et les Cardinals de l'Arizona. Les déceptions de grosses pointures prétendant au trophée Vince Lombardi sont nombreuses en première moitié de calendrier, ce qui peut expliquer un intérêt mitigé lors des matchs présentés aux heures de grande écoute.

Rien n'est cependant perdu pour ces formations habituellement juchées dans le haut du classement, toujours bien positionnées dans la course aux séries en cette saison où les équipes tardent à se détacher du peloton.

3. Les Browns

Pas besoin de s'étendre sur leurs déboires. Ce sont les pauvres Browns de Cleveland. Tout simplement. Une autre saison à jeter aux poubelles.

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