JO: Éric Myles sur un nuage

Les yeux d'Éric Myles s'illuminent lorsqu'il parle de... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les yeux d'Éric Myles s'illuminent lorsqu'il parle de son expérience aux Jeux olympiques de Rio.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Près de trois mois après la conclusion des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, le Trifluvien Éric Myles flotte encore sur un nuage.

En plus d'une récolte historique de 22 médailles du Canada et la naissance des supervedettes Penny Oleksiak et Andre De Grasse, le directeur exécutif du Comité olympique canadien retiendra plus particulièrement la synergie qui régnait au sein de la délégation de l'unifolié. Une magie bonifiée par les liens tissés avec la communauté brésilienne.

Pourtant, à son arrivée au Brésil, rien ne laissait présager une lune de miel à Myles. Dans les médias, on faisait grandement état de l'instabilité politique et sociale en plus de soulever de nombreuses questions à propos de la sécurité.

Puis, à son arrivée dans l'édifice devant accueillir la mission canadienne, une mauvaise surprise l'attendait. «J'ai parcouru le building de 18 étages de haut en bas à quelques reprises et j'ai dû déceler 900 problèmes», a raconté Myles lors d'un cocktail-bénéfice de la Fondation InterVal dont il était le président d'honneur, jeudi, au Musée québécois de culture populaire.

Cette problématique a cependant jeté les bases d'une belle collaboration entre les Canadiens et les Brésiliens aux Jeux olympiques. «Il y a eu beaucoup d'entraide et, avec beaucoup de travail, on avait corrigé la situation avant l'arrivée des athlètes. En bout de ligne, le Canada a probablement été le pays qui a le mieux travaillé avec les Brésiliens. Ils ont tellement travaillé fort pour livrer les Jeux, c'était beau de les voir.»

Puis, une fois les Canadiens installés dans leur quartier général, toutes les distractions ont été reléguées dans l'ordre des priorités. «Quand les Jeux ont débuté, la magie a opéré. L'atmosphère est toujours géniale au sein de la mission canadienne, mais cette année, il y avait quelque chose d'encore mieux. Le fait que le Canada était représenté dans cinq sports collectifs a peut-être eu une influence», croit Myles.

Évidemment, le directeur du comité exécutif ne peut s'empêcher de s'enflammer à propos des performances spectaculaires des athlètes canadiens quand il songe aux Jeux de Rio. Du lot, les exploits de Penny Oleksiak et Andre De Grasse occupent le haut du pavé.

D'ailleurs, le Trifluvien était aux premières loges pour voir le sprinteur canadien rafler le bronze lors du 100 m. S'il a pu y assister, c'est grâce aux habiletés de conducteur du chauffeur qui était en charge de son groupe. Car à quelques minutes du coup d'envoi, les astres ne semblaient pas alignés pour qu'il arrive à temps.

«On se trouvait dans une voie réservée. On devait rouler 140 km/h dans un tunnel, en plein trafic. C'était assez silencieux dans l'auto. Puis, une fois rendus au stade, il y avait une longue file avant de pouvoir entrer. C'est à ce moment qu'une bénévole nous a pris en charge. Elle nous a entourés de cinq bodyguards qui nous ont guidés à toute vitesse à nos sièges... juste à temps pour la course. C'était tout simplement électrisant!»

Ce précieux souvenir occupera assurément une place privilégiée parmi les nombreux moments marquants à Rio, dont la médaille de bronze en soccer féminin, la dernière course olympique du nageur Ryan Cochrane, les deux premières médaillées nées dans les années 2000 (Penny Oleksiak et Taylor Ruck), les 35 athlètes ayant réussi leurs meilleurs résultats en carrière.

Tout ça en tête, avec les yeux rivés vers Pyeongchang et les Jeux de 2018 en Corée du Sud.

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