Anthony Richard fait sa niche à Milwaukee

Anthony Richard a eu le temps de disputer... (Associated Press)

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Anthony Richard a eu le temps de disputer une rencontre préparatoire avec les Predators de Nashville, en septembre dernier, avant d'être assigné au club-école des Admirals de Milwaukee, avec lequel il poursuit son développement.

Associated Press

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À 20 ans, Anthony Richard n'avait plus rien à prouver dans le hockey junior. Après avoir fait la pluie et le beau temps chez les Foreurs de Val-d'Or, le rapide patineur a rejoint les cadres des Admirals de Milwaukee au printemps dernier, le temps de trois rencontres éliminatoires.

Le voilà maintenant bien implanté dans la Ligue américaine au sein du club-école des Predators de Nashville, l'équipe qui a prononcé son nom lors du repêchage de la LNH en 2015 et qui lui a consenti un contrat de trois ans en novembre 2015.

On peut dire que Richard a pigé un bon numéro. Établi au centre-ville de Milwaukee où il loue un appartement avec son coéquipier des Admirals Alexandre Carrier, le hockeyeur de Sainte-Marthe-du-Cap n'a raté qu'un seul match sur les dix disputés jusqu'à présent par sa troupe, l'une des meilleures du circuit.

Il n'a pas encore noirci la feuille de pointage, mais son temps d'utilisation pour une recrue lui laisse présager que son rôle deviendra plus important au fur et à mesure que la saison progressera.

«Le rythme de vie est différent, mais je suis chanceux, je suis tombé sur une belle ville», racontait le principal intéressé, au cours des derniers jours lors d'un entretien avec Le Nouvelliste.

Vrai qu'il y a des villes moins inspirantes que Milwaukee dans la Ligue américaine de hockey. En plus, les Admirals flirtent avec la tête du classement général depuis le lancement des hostilités et Richard retrouve, dans le vestiaire du club, quelques Québécois avec lesquels il a déjà croisé le fer pendant son stage dans la LHJMQ. Carrier fait partie de ceux-là. Félix Girard aussi.

Entre un match des Bucks de la NBA et une activité caritative - il a récemment fait la lecture à un groupe de jeunes d'âge préscolaire en immersion française -, Richard se rend à l'aréna ou grimpe à bord de l'autobus pour les longs voyages qui caractérisent la réalité de la Ligue américaine. Une routine qui lui convient parfaitement!

«Je n'ai pas à me plaindre. Il y a entre 4000 et 5000 personnes à nos matchs locaux, l'entraîneur me fait confiance et je joue une dizaine de minutes par rencontre. Pour une recrue, je trouve ça encourageant. Dans le fond, je suis en apprentissage, un peu comme lors de ma saison de 16 ans à Val-d'Or.»

Si les Admirals brillent autant dans ce premier mois d'activités, c'est entre autres parce qu'ils misent sur une bonne légion de vétérans. Certains d'entre eux cumulent plus de 200 matchs au compteur dans la LAH, ce qui fait de Milwaukee l'un des clubs parmi les plus aguerris du circuit.

«Ces gars-là ont des rôles de premier plan depuis longtemps. Mais quand j'aurai ma chance, par exemple d'évoluer sur l'avantage numérique, je devrai la saisir.»

Reconnu pour son flair offensif et son agilité, Anthony Richard possède les atouts pour devenir un régulier chez les pros. Le dernier camp des recrues des Predators a confirmé à l'ancien porte-couleurs des Estacades qu'il n'avait rien à envier aux autres espoirs de l'organisation des Predators. Il a même eu l'opportunité de jouer une partie hors-concours, contre les Panthers en Floride, et de côtoyer P.K. Subban.

«J'ai adoré mon expérience au camp! Je m'attendais à subir la coupure, de toute façon, c'était connu que je continuerais la saison à Milwaukee. Je mentirais si je disais que je n'étais pas stressé avant le match face aux Panthers, mais en général, je m'en suis bien tiré.»

Il a aussi apprécié échanger avec Subban, incommodé par une blessure au début du camp des Predators. «Je parlais avec d'autres Québécois et il est arrivé en nous saluant en français. Il riait, nous aussi! Le gars qu'on voit à la télé est le même dans la chambre des joueurs. Il est super sympathique.»

Maintenant, Richard n'a qu'un seul objectif en tête: continuer à progresser pour avoir de nouveau la chance, un jour, d'occuper le même vestiaire que P.K. Subban.

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