Minuit moins une... ou minuit et cinq?

Le projet du retour d'une équipe de football...

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Le projet du retour d'une équipe de football à l'UQTR se retrouve sans son principal actionnaire, Le Prix du Gros.

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CHRONIQUE/Après trois ans de dur labeur, les promoteurs de football sont engagés dans une course contre la montre.

Jean-Guy Paré devra se montrer persuasif au cours... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Jean-Guy Paré devra se montrer persuasif au cours des prochains jours sinon, trois ans d'efforts vont disparaître en fumée.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

À l'UQTR, il est impossible pour les médias... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.1

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À l'UQTR, il est impossible pour les médias de s'entretenir avec la directrice du Service du sport et de l'activité physique, Isabelle La Vergne.

François Gervais, Le Nouvelliste

Ils croient disposer de quelques heures, tout au plus de quelques jours, pour enfin attacher un projet qui va obtenir l'aval des dirigeants de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Une course effrénée qui a peu à voir avec le 26 novembre, la date limite afin de déposer une candidature pour inscrire une équipe dans la Ligue de football universitaire du Québec.

La principale raison du sprint, c'est que la bande à Jean-Guy Paré a perdu le soutien de son principal financier, Le Prix du Gros. 

Dans le plan des promoteurs, l'entreprise pilotée par la famille Dusablon s'était engagée à acheter 12 000 billets par année, ce qui assurait la rentabilité des opérations.

Or Le Prix du Gros est tanné de se heurter aux lenteurs bureaucratiques de l'UQTR, ses dirigeants ont décidé de passer à un autre appel la semaine dernière quand ils ont appris que les négociations des derniers mois avaient accouché d'un autre échec. Le Prix du Gros s'est tout simplement retiré du dossier. 

«Ça fait deux recteurs en deux ans qui me disent que notre projet, après étude, n'est pas viable. On ne comprend pas la décision, mais on va la respecter», m'a dit l'un des architectes de l'entreprise mardi. 

«À un moment donné, il faut comprendre le message. On va investir notre énergie ailleurs.»

Paré est bien sûr au courant des états d'âme de son principal partenaire. Il a reconnu mardi que sans Le Prix du Gros, le projet va mourir dans les cartons. 

«La présence de cette entreprise est essentielle. On travaille très fort en ce moment pour satisfaire aux exigences de l'Université. On pense pouvoir en arriver à une entente. Et quand il y aura entente, il reviendra au Prix du Gros de décider s'il embarque ou non.»

Paré n'ira pas plus loin dans ses commentaires. D'abord parce qu'il ne veut pas être accusé de prendre l'UQTR en otage. Mais aussi parce qu'il croit être en mesure de ramener Le Prix du Gros à sa table s'il ne reste que cette portion à ficeler. 

Reste à savoir s'il est minuit moins une, ou minuit et cinq! En clair, si Le Prix du Gros se laissera convaincre de changer son fusil d'épaule advenant le cas où Paré réussit le miracle de répondre aux exigences de l'UQTR.

Ce sont des hommes d'affaires habitués à l'efficacité. Ça fait des mois qu'ils rongent leur frein. Paré devra se montrer persuasif des deux côtés de la clôture au cours des prochains jours pour sauver son grand rêve. 

S'il échoue, la région aura échappé un beau projet mobilisateur, piloté par 35 anciens de l'UQTR prêts à investir temps et argent pour le faire fonctionner. Difficile de croire qu'une université qui cherche par tous les moyens à faire oublier des années de turbulences se priverait d'un tel véhicule.

La Vergne muette

J'aurais bien aimé en discuter avec la patronne du Service de l'activité physique et sportive (SAPS) Isabelle La Vergne. Connaître son appréciation du projet. Cerner quelle orientation elle veut donner au service dont elle a pris les commandes il y a près d'un an. Mais voilà, La Vergne n'est pas disponible pour les médias depuis son arrivée en janvier 2016. 

Les premières demandes d'entrevues l'hiver dernier ont été écartées pour lui permettre de se familiariser avec ses dossiers. Les demandes qui ont suivi au printemps et à l'été ont été tassées du revers de la main, elles étaient impossibles à caser dans son horaire.

Puis à l'automne, le Service des communications a expliqué qu'elle planchait sur de gros projets, et que ça ne faisait pas partie du plan de la laisser parler aux journalistes avant que tout ne soit attaché. Avouez qu'ils sont ingénieux au Service des communications pour fournir des excuses à la nouvelle responsable du SAPS! 

Faut dire qu'à 11 autour de la table, ça en fait de la matière grise disponible pour arriver à protéger un dirigeant des méchants journalistes.

Au cours de la dernière année, Le Nouvelliste a réussi à jaser avec Céline Dion, Ken Block, les dirigeants de l'équipe nationale de baseball de Cuba, ZZ Top, Francis Cabrel, Éric Gagné, alouette. Mais pas avec madame La Vergne! 

Tiens, j'ai une idée: Kiefer Sutherland s'en vient en spectacle à Shawinigan à la fin du mois, je pourrais peut-être confier le mandat à Jack Bauer....

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