«J'ai pris cette décision»

Jonathan Lessard... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jonathan Lessard

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) À la surprise de plusieurs, ce n'est pas l'entraîneur-chef Jonathan Lessard qui était derrière le banc du Blizzard dimanche, mais plutôt le directeur général Bob Desjardins. Une décision qui avait été bien mûrie par Lessard après cinq matchs sans victoire.

«J'étais chez moi samedi soir et j'ai pris cette décision. C'est moi qui ai appelé la haute direction en premier, et ensuite j'ai demandé à Bob s'il était intéressé. Ce n'est pas lui qui m'a rétrogradé. Si ça avait été le cas, je ne serais plus là», lance celui qui avait été engagé durant la saison morte afin de venir en relève à Alain Côté.

Certes, le début de saison des Trifluviens n'était pas au goût de Lessard, mais il explique que ce n'est pas ce qui a été la raison première de sa décision.

«Je ne me sentais pas à l'aise dans le rôle que j'avais présentement. J'arrivais et je ne sentais pas que j'étais à ma place à 100 %. J'en avais parlé à Bob. Je sentais que j'avais la confiance (de l'équipe), mais j'aurais aimé être plus à l'aise. Je veux avoir du fun en arrivant à l'aréna. Pour moi, le coaching, ça va sûrement se terminer là (dans la LNAH). Je n'ai pas le goût de retourner junior, je veux m'amuser la fin de semaine et apporter mon expérience et le faire par passion», souligne celui qui dit avoir beaucoup appris l'année dernière chez les Voltigeurs de Drummondville sous la gouverne de Martin Raymond, aujourd'hui parti chez les Sénateurs d'Ottawa.

Lessard se retrouvait pourtant dans une position délicate, puisqu'il avait été engagé avant que Bob Desjardins ne le soit lorsque la concession de Cornwall a fermé ses portes. Desjardins occupait les deux rôles de directeur général et entraîneur en Ontario.

«Quand Bob a été engagé, j'ai senti une légère pression, je savais que ma tête était sur la bûche, mais c'était une bonne pression. Le début de saison ne m'inquiétait pas. Nous avons de nouveaux joueurs et une chimie, ça ne se fait pas en quatre matchs. Les partisans sont exigeants et ils ont le droit de l'être. Mais ils doivent nous faire confiance.»

La choix de Lessard de rester avec l'équipe s'explique en partie parce qu'il croit pouvoir apprendre de son patron, particulièrement en ce qui a trait à l'aspect spectacle et les décisions durant le match. 

«Donner un show, c'est peut-être ça qui clochait. Peut-être que je l'ai perdu pendant mon année junior, parce que pourtant, je l'avais avant. Quand j'étais à Louiseville (LHSAM), j'avais une équipe robuste et je n'avais pas de problème à donner un show. Mais côté système de jeu, j'en ai beaucoup à donner», estime celui qui ne ferme pas la porte à un retour à titre d'entraîneur-chef un jour.

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