La lumière au bout du tunnel

Les Cubs de Chicago ont défait les Dodgers... (AP, David J. Phillip)

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Les Cubs de Chicago ont défait les Dodgers de Los Angeles 5-0 samedi pour remporter le championnat de la Ligue nationale en six matchs et ainsi passer en Série mondiale, une première pour les Cubs depuis 1945.

AP, David J. Phillip

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(Trois-Rivières) C'est la Série mondiale qu'on ne croyait jamais voir. Les Indians de Cleveland contre les Cubs de Chicago, les deux équipes les plus décevantes de l'histoire des Ligues majeures. Pour une des deux villes, il s'agira de la fin d'un long calvaire.

La dernière fois que les Cubs ont remporté la Série mondiale, le Modèle T de Ford venait tout juste d'être inventé. La LNH, la NBA et la NFL, elles, n'existaient pas encore. Depuis 108 ans, les habitants de la portion nord de la ville des vents ne font que souffrir, et des événements anecdotiques - comme la malédiction de Billy la chèvre ou encore Steve Bartman - ont pris une ampleur incroyable

Ce n'est guère mieux à Cleveland, surnommée «Loserville», la cité la plus perdante des États-Unis. Après 187 saisons sans championnat dans les quatre sports majeurs, la vilaine séquence a pris fin au printemps dernier lorsque les Cavaliers sont venus à bout des Warriors de Golden State lors de la finale de la NBA. Comme les Browns semblent exister uniquement pour perdre, c'est aux Indians de poursuivre la séquence.

On a longtemps souffert à Montréal avec les Expos, qui n'ont rien gagné de 1969 à 2004, mais c'était de la petite bière en comparaison à ce qu'ont enduré les amateurs de sports de ces deux villes de la région des Grands Lacs.

En Ohio, Terry Francona est en train de créer une véritable révolution grâce à l'utilisation de sa relève, particulièrement Andrew Miller et Cody Allen. Si dans le passé, les équipes qui se rendaient jusqu'au bout le faisaient grâce à la qualité de leurs partants, c'est tout le contraire à Cleveland. Privé de Danny Salazar et Carlos Carrasco, l'ancien des Expos a lancé un défi au reste de la rotation: celui de tout donner pendant cinq ou six manches avant de laisser toute la place à Miller et Allen. 

En 12,1 manches de travail, les deux releveurs n'ont rien donné aux Red Sox de Boston et aux Blue Jays, pas même un petit point.

Mais contrairement aux Torontois, les Cubs ne se fient pas uniquement à la longue balle. De plus, les Indians ont peiné à inscrire des points lors de la série de championnat de l'Américaine. La rotation de Chicago, formée de John Lester, Kyle Hendricks, Jake Arrieta et John Lackey est de loin supérieure à celle des Jays. Oubliez tout de suite une conclusion rapide de ce duel.

Les Oursons sont menaçants à presque toutes les positions, en plus d'avoir de jeunes jambes, plus en forme à cette période de l'année. Une équipe des plus excitantes brillamment bâtie par le directeur général Theo Epstein, ce même Epstein qui, en 2004, était à la tête des Red Sox de Boston lorsqu'ils ont mis fin à leur disette de 85 ans sans titre mondial. 

Les astres sont alignés afin que nous ayons droit à une série historique, et ce, peu importe qui l'emportera.

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