Mikaël Zewski largue Top Rank

Mikaël Zewski aimerait avoir la chance de se... (Sylvain Mayer)

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Mikaël Zewski aimerait avoir la chance de se battre plus souvent au Québec.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Après s'être forgé une fiche parfaite de 26 victoires consécutives, la carrière de Mikaël Zewski (27-1, 21 K.-O.) fait du surplace depuis un an. Déçu des derniers dénouements avec son écurie Top Rank, le Trifluvien a décidé de se tourner vers un nouveau promoteur afin de revenir en force dans le ring.

Le contrat du Trifluvien avec la prestigieuse écurie de Bob Arum a pris fin dimanche, et Zewski signifiera dans les prochains jours qu'il ne compte pas le renouveler. Top Rank pourrait alors demander que la fin de l'entente soit retardée.

«Ce n'est pas comme au hockey où il y a une date d'échéance. Ils ont plusieurs contrats et ils ne savent peut-être pas que le mien est terminé. Il va falloir envoyer une lettre d'avocats pour dire que nous ne revenons pas, en documentant mon nombre combats, que je n'en ai jamais refusé un et que donc, il ne devrait pas y avoir d'extension.»

Il y a un an jour pour jour, Zewski montait dans l'arène pour la dernière fois, une victoire par K.-O. contre Ayi Bruce. Depuis, une tendinite au coude l'a empêché de se battre. S'il est resté loin du ring durant cette période, il est aussi resté loin des projecteurs, question de se faire oublier par Top Rank. Ce n'est pas la première fois que l'athlète de 27 ans tente de quitter l'écurie américaine. Zewski était avec Top Rank depuis l'été 2011, après que son entente avec Golden Boy Promotions se soit terminée plus rapidement que prévu.

«On avait demandé qu'ils nous laissent partir et ils avaient refusé, explique-t-il. Je n'ai pas été malheureux (chez Top Rank). J'ai été actif avec beaucoup de combats, surtout au début. Mais ç'a commencé à moins bien aller quand c'était des combats où ils devaient payer pour que j'affronte des adversaires de qualité, ce qui m'aurait fait avancer. Ils m'ont fait tellement de promesses. L'entente quand nous sommes partis de Golden Boy Promotions, c'est qu'ils devaient investir au Canada pour me bâtir du point de vue promotionnel. Mais ils n'ont jamais levé le petit doigt pour ça. Oui, leur marché, c'est les États-Unis, mais ils l'avaient promis.»

Même si le divorce entre les deux parties est imminent, Zewski espère qu'il ne se fera pas en mauvais termes. Dans le monde de la boxe, se mettre un gros joueur comme Top Rank à dos n'est vraiment pas une bonne idée.

«Je n'ai pas été mal traité, même si je trouve la fin de contrat ordinaire. J'avais hâte qu'ils me donnent une opportunité, et ça finit par venir avec Konstantin Ponomarev (28-0 lors du duel) et la ceinture (NABF). Mais une vraie opportunité, c'est de se battre sur HBO. Une ceinture, ça fait monter au classement, mais ça ne paye pas. Il y a de la business à faire quand même avec Top Rank, qui a plein de boxeurs de mon poids, dont Manny Pacquiao. Tu ne veux pas devenir celui qu'ils ne voudront pas voir sur leurs cartes.»

Plus de sorties au Québec

Le gérant de Zewski, Cameron Dunkin, se mettra donc à la recherche d'une nouvelle écurie pour son poulain. Le Trifluvien se remet de sa blessure et peut, pour la première fois depuis plusieurs mois, utiliser son crochet de gauche comme il le désire.

«Cameron a un plan en tête. Il faut me remettre sur le ring le plus rapidement possible, même si je n'ai pas de promoteur. Ça fait un an que je n'ai pas boxé, certains pensaient que j'avais arrêté. Je tenais ça mort avec la situation (de mon contrat). En faisant un combat, je vais montrer ce que je peux faire et ça va m'aider à me remettre sur la carte et faire savoir que je suis encore en vie.»

Zewski aimerait d'ailleurs monter dans le ring davantage au Québec, estimant que c'est à cet endroit qu'il peut le mieux afficher son potentiel autant dans le ring qu'au point de vue marketing. Une entente où ses droits seraient divisés entre deux promoteurs, un de chaque côté de la frontière, pourrait être dans sa mire. D'ailleurs, certains intervenants de la boxe québécoise, tel Yvon Michel et Bernard Barré, ont avoué dans le passé regretter le fait que Zewski leur ait glissé entre les mains.

«Aux États-Unis, je sais que quelques promoteurs sont intéressés. Pour les promoteurs québécois, je n'en ai aucune idée. Moi, je veux me battre au Québec, à partir de là, ils s'arrangeront avec les pourcentages. Ç'a toujours été ça l'objectif. Si je me battais pour des bourses de 2-3 M $ aux États-Unis, je ne dirais peut-être pas ça, mais au Québec, le monde est avec moi. C'est chez moi. C'est la place où mon potentiel peut être le plus exploité. Bien parler, aux États-Unis, ça ne me donne rien. Je vends plus de billets ici, le monde embarque, et c'est plus le fun», conclut Zewski.

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