Kean ne veut plus de «jambons»

Simon Kean n'a eu aucun mal à écarter... (Eye of the Tiger Management)

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Simon Kean n'a eu aucun mal à écarter le ventripotent David Torres Garcia de sa route samedi au Centre Bell.

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(Trois-Rivières) Pour sa première sortie au Centre Bell, Simon Kean rêvait d'une grandiose performance. Il s'était entraîné en conséquence, il attendait depuis longtemps cette opportunité. Le hic, c'est que le Mexicain David Torres Garcia (10-4-0) a fait le voyage au Québec uniquement pour toucher un chèque de paie, et son coin a abandonné à la deuxième reprise, alors que le Trifluvien tentait d'envoyer son rival au tapis pour la troisième fois.

Cette victoire par k.-o. porte donc à six le nombre de victoires de Kean - en autant de combats - depuis qu'il est passé chez les pros. Kean ne crachait pas sur la victoire, mais il aurait aimé plus d'opposion.

«Je n'avais pas boxé de l'été pour reposer mes mains, on a voulu m'offrir un combat de retour. C'est correct, mais j'était quand même supposé avoir un gars qui voulait se battre en face de moi. Ça n'a pas été le cas et c'est décevant, car j'étais prêt à donner tout un spectacle», pestait Kean dimanche.

À sa sortie de l'arène samedi soir, il avait été encore plus cinglant à propos de Garcia en le qualifiant de «gros-jambon-saucisse-bacon»! L'olympien persiste et signe, Garcia n'a pas réussi à gagner son respect au cours de leur bref rendez-vous.

«Certains peuvent penser que c'est un manque de respect d'utiliser une expression du genre mais moi, je ne le vois pas comme ça. En boxe, un gars comme lui qui monte sur le ring, on appelle ça un jambon. C'est plate, mais c'est ça! En plus, Garcia, n'est pas arrivé en grande forme, c'est le moins que l'on puisse dire. C'est pour ça que j'ai réagi de cette façon après le combat.»

Faut dire aussi que Kean s'en voulait un peu d'avoir relâché sa concentration quand il s'est aperçu que Garcia ne constituait pas une menace.

«Il y a des choses que nous avions pratiqué au gymnase qui n'ont pas fonctionné. Je m'en veux pour ça. J'aurais pu arrêter ce combat-là n'importe quand, j'ai pris ça relax pour l'étirer et je me suis fait pincer une fois. Ça m'a réveillé, j'ai voulu alors en donner plus mais le coin de Garcia a stoppé le combat. Bref, ce n'est pas un combat à mon goût.»

Kean ne cache pas que son appétit est plus aiguisé. Il dit avoir avisé Eye of the Tiger Management qu'il ne voulait plus de «jambons». Force est d'admettre que le poids lourd trifluvien n'a pas eu droit à beaucoup d'opposition depuis qu'il a quitté les rangs amateurs.

«Je suis prêt à passer à une autre étape. Je pense qu'on ne m'opposera plus à des gars comme Garcia. Je suis conscient qu'il ne faut pas brûler d'étapes. Je suis en train de faire mes classes. Et justement, j'ai besoin d'affronter de meilleurs gars pour continuer à progresser.»

Sa prochaine sortie est déjà programmée pour le 19 novembre à Missisauga, où il fera les frais d'une première finale en carrière. «J'ai hâte de connaître l'identité de mon rival. On parlait d'un gars qui avait une fiche de 11-0, je sais que ça va probablement tomber à l'eau mais je pense que c'est un profil comme celui-là que l'on va me mettre dans les pattes. Si ça se matérialise, ce n'est pas moi qui va s'en plaindre!»

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