Blizzard: la magie Boileau opère, mais...

Il ne manquait que la victoire pour couronner... (François Gervais)

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Il ne manquait que la victoire pour couronner le retour réussi de Stéphane Boileau.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Mené par le retour de Stéphane Boileau, le Blizzard de Trois-Rivières a disputé son meilleur match de la saison vendredi soir au Colisée. Une première victoire était à sa portée, mais la cruauté qu'est la fusillade en aura décidé autrement. Les Trifluviens se sont inclinés 4-3 face aux Marquis de Jonquière.

Après une première période où les actions des locaux étaient les bonnes mais pas la finalité, le Blizzard a trouvé son rythme au deuxième engagement. Qui d'autre que Boileau pouvait ouvrir la marque pour les Trifluviens? Profitant d'un revirement, l'attaquant acquis la veille de l'Assurancia de Thetford Mines a battu Frédéric Piché d'un lancer en échappé. «Je pense qu'au début, on avait une attitude défaitiste, nous avons trop respecté l'adversaire. Mais nous sommes revenus à la base en deuxième période en augmentant l'intensité», a souligné Boileau.

Ce dernier n'en avait pas terminé. Il a mis la table sur le but de Yann Joseph, en fin de deuxième période, avec une passe transversale dans l'enclave. Un filet que Joseph a fortement célébré, lui qui n'avait pas de point en quatre matchs cette saison.

«Le but a vraiment fait du bien. J'étais très motivé de retrouver mon compagnon de trio. Moi et Marc-André Huot on était très excité avant le match. Après tout, nous avons été un des meilleurs trios de la ligue dans les dernières années», a souligné Joseph.

Avec un Marco Cousineau en grande forme, le Blizzard a été bien meilleur que les Marquis au deuxième engagement. Enfin, tout semblait cliquer. «Je trouve qu'en première période, on boxait beaucoup la rondelle. Nous avions de la misère à se faire deux passes en ligne et nous avons été en désavantage numérique pendant six minutes. En deuxième période, on pouvait faire trois passes et elles étaient toutes sur la palette», a souligné l'entraîneur Jonathan Lessard.

Les Marquis ont beaucoup mieux paru en troisième. Lançant la rondelle au filet davantage, ils ont été en mesure de battre Cousineau à deux occasions grâce à des lancers déviés par Jonathan Paiement et Jean-Simon Allard. Toutefois, entre ces deux buts, le Blizzard avait lui aussi réussi à s'inscrire à la marque, quand Marc-André Huot a battu Piché sur une passe de, vous l'aurez deviné, Stéphane Boileau.

«Ils avaient de nouveaux joueurs et on a senti qu'il y avait une dynamique différente et plus de motivation. Les joueurs du Blizzard voulaient brasser quelque chose, surtout qu'ils avaient le fusil dans le dos. Lorsque tu as la chance de marquer et te détacher, tu dois en profiter. Quand tu ne le fais pas, souvent, le match va tourner de bord et c'est ce qui s'est passé», a analysé le pilote des Marquis, Richard Martel.

La prolongation a été nécessaire, et elle fut des plus excitantes, mais la lumière rouge ne s'est pas allumée d'un côté comme de l'autre. En fusillade, Christian Ouellet et Juraj Kolnik ont battu le portier trifluvien pour mettre fin au match.

Même si le Blizzard est toujours sans victoire, Lessard estimait qu'il y avait moyen de construire sur la performance de vendredi soir.

«Il va falloir trouver une solution à nos débuts de matchs pour être meilleurs. C'est un gros point que nous venons d'aller chercher.»

Les Trifluviens se mesureront à l'Assurancia de Thetford Mines dimanche après-midi.

Ovation pour le Doc 

De toute évidence, les amateurs de hockey trifluviens s'étaient ennuyés de Stéphane Boileau. L'attaquant, rapatrié au Colisée jeudi soir dans une transaction à sept joueurs avec l'Assurancia de Thetford Mines, a eu droit à une belle ovation des partisans lorsqu'il a été présenté avant la rencontre de vendredi soir.

Le «Doc» semblait lui aussi très heureux de renouer avec le vieux bâtiment de l'avenue Gilles-Villeneuve.

«Je l'ai su en écoutant le Canadien hier (jeudi). Je ne savais pas que ça se tramait. Ça s'est fait rapidement. C'est arrivé presque un an jour pour jour avec l'échange de l'an dernier», note l'ailier.

Ce dernier n'a pas caché qu'il avait difficilement accepté la transaction la saison dernière. 

«Quand tu es échangé, tu te remets en question et tu te demandes pourquoi tu n'es plus dans les plans de l'équipe. Ça n'avait pas été facile, surtout quand tu t'y attends pas. Mais je n'ai rien à reprocher à Thetford Mines, ils sont très professionnels. Ça fait partie de la game.»

La transaction qui avait envoyé Boileau à Thetford Mines avait été vivement critiquée par plusieurs. Afin de se grossir en obtenant Keven Veilleux, le Blizzard avait en quelque sorte échangé son coeur. Veilleux n'avait fait que passer à Trois-Rivières, troqué à Cornwall 13 matchs plus tard après avoir envoyé promener des partisans de l'équipe.

«Beaucoup de personnes étaient entrées en contact avec moi pour me dire qu'ils étaient déçus. C'est gratifiant quand les gens t'écrivent. Et depuis 24 h, il y en a beaucoup qui m'ont écrit. C'est vraiment apprécié. Je vais faire tout en mon possible pour être une bougie allumage.»

Boileau n'a pas tardé à retrouver ses bonnes habitudes, puisqu'il a immédiatement été jumelé avec ses coéquipiers de trio d'antan, Yann Joseph et Marc-André Huot. Les deux avaient connu une baisse de production drastique la saison dernière après le départ de Boileau.

«Je reviens dans une organisation que je connais bien et où je sais que je suis apprécié. C'est le fun de revoir Huot et Joseph. Retrouver notre chimie, ça pourrait être l'affaire d'un shift!»

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