Aubry ne songe pas encore à l'Europe

Louis-Marc Aubry espère toujours recevoir l'appel des Red... (Associated Press)

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Louis-Marc Aubry espère toujours recevoir l'appel des Red Wings qui pourrait lui permettre de disputer ses premières rencontres de saison régulière dans la LNH.

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(Trois-Rivières) Il aura 25 ans dans quelques jours, mais Louis-Marc Aubry continue de s'accrocher à son rêve de jouer dans la LNH. À sa sixième saison à Grand Rapids dans la Ligue américaine, l'antichambre de la LNH, il compte redoubler d'ardeur pour non seulement impressionner ses patrons des Red Wings de Detroit, mais toutes les formations de la LNH. Pas question pour l'instant de penser à une carrière potentielle en Europe.

Aubry est revenu fort encouragé de son séjour au camp d'entraînement des Wings, même si ces derniers n'ont pas cru bon le garder dans leur alignement de début de saison.

Le Trifluvien a disputé cinq rencontres préparatoires avec le grand club, réussissant au passage son premier but dans le circuit Bettman contre les Blackhawks, le 4 octobre face au gardien Scott Darling à Chicago.

«C'est la première fois que je joue autant de matchs avec les Red Wings, c'est encourageant pour la suite. Dans les dernières années, l'équipe me coupait après deux ou trois parties», souligne le grand centre de 6p5 et près de 220 lbs, qui a pris l'habitude des longs voyages en autobus et des vols commerciaux en avion!

Qu'à cela ne tienne, sa motivation demeure la même. Son objectif aussi.

«Personne n'aime redescendre après avoir vécu comme un joueur de la LNH, mais je me dis que si je connais un bon départ à Grand Rapids, d'autres équipes pourraient s'intéresser à moi. Si ce n'est pas à Detroit, j'aurai peut-être une chance ailleurs un jour.»

Car les Red Wings ont beau avoir perdu Pavel Datsyuk au cours de l'été, ils ont engagé des joueurs autonomes comme Thomas Vanek et Frans Nielsen, ce qui fait en sorte que peu d'espace reste disponible pour les jeunes de l'organisation. «À l'avant, c'est plus difficile, personne n'a réussi à se tailler une place cette année. Mais c'est important de continuer à pousser.»

La bonne nouvelle, c'est que l'entraîneur-chef des Griffins de Grand Rapids, Todd Nelson, n'hésite pas à l'envoyer sur la glace pour des missions spécifiques, comme en désavantage numérique. Il excelle aussi au chapitre des mises au jeu, avec un pourcentage d'efficacité avoisinant les 60 %. «Quand je suis arrivé dans l'équipe, je ne voyais que 6 ou 7 minutes d'action par soir, mais c'est beaucoup mieux depuis.»

Il faut rappeler qu'Aubry est débarqué dans la Ligue américaine à 19 ans, presque 20. Il n'avait même pas encore fini de grandir!

«Je mesurais 6p3 à l'époque, je suis à 6p5 aujourd'hui, fait remarquer le principal intéressé en souriant. J'amélioré mon jeu en possession de rondelle et j'ai développé ma vision du jeu, je crois pouvoir amener de l'offensive.»

Au moment de son entretien avec Le Nouvelliste, Aubry avait récolté deux points lors des trois premiers matchs des Griffins, qui étaient encore invaincus (3-0).

Et l'Europe?

Bien sûr qu'il a pensé à cette option. Avec les avantages qu'offrent les ligues européennes et les salaires concurrentiels, ils sont plusieurs à traverser l'Atlantique chaque année pour tenter leur chance ailleurs qu'en Amérique du Nord.

Aubry a étudié cette possibilité à la fin de l'été. Il a notamment reçu une offre de l'Allemagne, mais la ligue l'intéressait plus ou moins. 

«Je visais davantage la Finlande car c'est un circuit axé sur le développement. C'est plus facile de revenir en Amérique par la suite. Si j'avais opté pour l'Allemagne à 24 ans, mes chances de revenir auraient diminué.»

Il s'estime au meilleur endroit pour maximiser son développement. «Tant que je serai en santé, je vais continuer d'y croire.»

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