De gros projecteurs braqués sur Kean

Les boxeurs Simon Kean et David Torres Garcia... (Eye of the Tiger Management)

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Les boxeurs Simon Kean et David Torres Garcia ont pris part, pour la forme, à la pesée officielle en vue de leur combat de samedi au Centre Bell.

Eye of the Tiger Management

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une délégation de près de 300 personnes fera le voyage de Trois-Rivières vers Montréal, samedi, afin d'encourager la fierté locale Simon Kean (5-0-0, 5 K.-O.). Le pugiliste de 27 ans, qui foulera le ring du Centre Bell pour la première fois de sa carrière, croisera les gants avec le Mexicain David Torres Garcia (10-3-0, 9 K.-O.) en sous-carte du gala qui a comme tête d'affiche le combat mettant aux prises David Lemieux (35-3-0, 32 K.-O.) à Cristian Fabian Rios (21-7-3, 6 K.-O.).

À l'aube de son baptême du feu dans le sanctuaire du Canadien de Montréal, le boxeur trifluvien affiche un calme et une sérénité déconcertantes. La nervosité est bel et bien présente, mais n'est pas plus élevée qu'à l'habitude malgré l'ampleur de l'événement auquel il prendra part.

«Avant de monter dans le ring, j'ai toujours peur. Tous les boxeurs ont une certaine forme de peur avant de se battre, je ne suis pas différent des autres. Mais je carbure à cela, ça m'aide à livrer de meilleures performances», note celui qui revendique un rendement immaculé en cinq sorties, qui se sont toutes soldées par un knock-out.

Son expérience olympique dans la capitale anglaise, en 2012, lui a également permis de raffermir son approche lorsqu'il est sur le point de grimper dans l'arène. «Lorsque la cloche sonne, j'oublie tout le reste et je suis prêt à me battre. Ça, je l'ai compris aux Jeux olympiques de Londres. Quand le combat commence, ça demeure un combat comme un autre. Ce sera pareil [samedi], même si c'est quelque chose de gros que de se battre au Centre Bell», ajoute le poids lourd.

Pour son sixième rendez-vous chez les professionnels, son troisième dans la métropole québécoise, Kean prévoit faire osciller la balance entre 250 et 255 livres. Il retrouvera pour l'occasion Torres Garcia, terrassé lors de ses deux derniers affrontements. Le représentant de la Tricolor aura donc une lourde commande sur les bras en tentant de renouer avec le chemin de la victoire dans un environnement hostile.

Même s'il est établi en tant que favori pour quitter le ring avec le triomphe à sa fiche, Kean est bel et bien conscient des aptitudes de son adversaire et demeure sur ses gardes en raison de la puissance des frappes du Mexicain. «Neuf de ses 10 victoires ont été récoltées par knock-out. Il a une excellente force de frappe, je vais devoir m'en méfier et à mon tour porter des bons coups à son endroit. Étant donné qu'il est plus petit que moi, je vais aussi devoir le tenir à l'écart pour qu'il ne s'approche pas trop», analyse le colosse de 6 pieds 5 pouces.

Celui qui a conclu au 5e échelon aux Jeux de Londres est catégorique sur son état physique à quelques heures d'accomplir son plus grand rêve depuis qu'il a pris la décision de faire le saut chez les professionnels. «Je suis vraiment en pleine forme présentement, indique-t-il, sans détour. La préparation s'est très bien déroulée. Dernièrement, j'étais en mode récupération et là je suis à 100 %.»

Les cinq premiers chapitres de la carrière de Kean ont relativement été de courte durée. Il a en effet envoyé ses rivaux au plancher aux 1er, 1er, 2e, 2e et 5e assauts, respectivement, au plus grand plaisir du groupe Eye of the Tiger Management dont il fait partie. 

Il tentera de poursuivre cette heureuse séquence dans ce qui sera le premier gala coordonné par l'entreprise montréalaise, qui se dédie à la promotion et à la gérance d'athlètes en boxe, depuis qu'elle a fait l'acquisition du groupe Interbox.

Les premiers pas de Kean au Centre Bell pourront d'ailleurs être épiés pratiquement des quatre coins du globe, soit en Angleterre, au Japon, au Kazakhstan, en Russie et en Amérique du Nord, notamment, puisque son combat ouvrira le bal du volet international.

Il s'agit sans l'ombre d'un doute d'une progression vertigineuse si l'on considère qu'il y a 13 mois à peine le protégé de Mike Moffa n'avait toujours pas un seul combat professionnel derrière la cravate. Comme quoi les temps changent en l'espace d'une année.

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