Nouveau chapitre, même philosophie

L'entraîneur-chef Faisal Docter et ses joueuses des Diablos... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'entraîneur-chef Faisal Docter et ses joueuses des Diablos sont prêts pour leur premier match de la saison, vendredi.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La poussière est retombée sur la saison historique que la formation féminine de basketball des Diablos du Cégep de Trois-Rivières a connue l'année dernière au sein de la division 1.

Défaites au terme du match pour la médaille de bronze lors du Championnat provincial, les protégées de Faisal Docter désirent répéter leurs prouesses mais, cette fois-ci, avec un dénouement favorable.

Les Trifluviennes ne sont pas rassasiées, parole de l'entraîneur-chef. Ce n'est pas le revers qui les a privées de la troisième marche du podium qui hante encore leurs pensées, mais plutôt celui subi dans les derniers instants de la demi-finale. Un panier décisif des Dynamiques de Sainte-Foy avec 1,3 seconde à écouler au cadran a coupé court aux aspirations des Diablos d'accéder au Championnat national.

«Le côté crève-coeur de cette expérience peut juste nous servir pendant les moments difficiles. J'espère que ça servira de source de motivation. C'était la seule chose que j'étais capable de dire aux filles l'an dernier. Ça fait mal encore, les filles et moi l'avons sur le coeur. C'est encore présent et je ne sais pas quand ça va s'arrêter», confie Docter.

Le pilote est persuadé que l'équipe qu'il a sous la main a le potentiel pour reproduire la belle tenue de 2015-2016 en raison de son ardeur au travail, mais apporte toutefois un bémol.

«On avait la maturité dans les matchs serrés en étant capables de s'en sortir. Cette année, c'est la question que je suis en train de me poser. On sait qu'on a des filles qui sont capables de le faire, c'est simplement de savoir si mentalement elles garderont leur concentration dans les moments importants», ajoute l'instructeur.

La profondeur au niveau de l'effectif pourrait également s'avérer une carte cachée pour la formation trifluvienne. «Nous avons un banc, considère Docter, en faisant référence au fait que chacune de ses joueuses peut contribuer au succès. Ce n'est pas l'histoire d'une seule joueuse, même si nous pouvons compter sur Carrie-Ann Auger.»

L'Arsenal d'emblée

Les Diablos sont actuellement la seule équipe du circuit à ne pas avoir foulé le parquet cette saison. La troupe de Docter renversera cette tendance dimanche lorsqu'elle accueillera l'Arsenal de Nouvelles Frontières pour leur rentrée locale.

Lorsque le premier coup de sifflet retentira, les Trifluviennes ne souffriront d'aucun complexe d'infériorité face à un adversaire qu'elles ont vaincu trois fois en autant d'occasions l'an dernier. Mieux encore, elles surfent actuellement sur une séquence de 12 triomphes contre l'Arsenal. Il faut effectivement reculer jusqu'au 12 novembre 2010 pour retrouver le dernier et unique gain du collège gatinois contre les Diablos, et ce, en 15 tentatives.

Cette série victorieuse n'est cependant pas prise en considération par Docter, qui a été mis au parfum de la réussite du programme trifluvien contre Nouvelles Frontières pas plus tard que jeudi soir, quelques minutes avant l'entraînement.

«C'est drôle, on n'a jamais regardé ça de cette manière. Avant chaque rencontre, on regarde ce que l'autre équipe a fait récemment, mais on ne va pas plus loin. On a beaucoup de respect pour Nouvelles Frontières. Je pense que toutes les équipes peuvent battre toutes les équipes», avance-t-il.

L'Arsenal et la meilleure marqueuse du circuit en 2015-2016, Brigitte Lefebvre-Okwanku, débarqueront dans la cité de Laviolette avec l'objectif de venger leur élimination en quarts de finale. La centre étoile sera évidemment au coeur du plan de match de Docter.

«On ne veut tout simplement pas qu'elle attrape le ballon, affirme l'entraîneur, sourire aux lèvres. C'est plus facile à dire qu'à faire, je l'ai vu jouer cet été et je trouve que c'est un talent exceptionnel. On veut lui rendre la tâche difficile.»

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