Blizzard: «Ça doit virer de bord»

Ronald Lavertu prévient qu'il va abandonner l'aventure de... (Courtoisie)

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Ronald Lavertu prévient qu'il va abandonner l'aventure de la Ligue nord-américaine de hockey s'il n'y a pas une hausse appréciable aux guichets.

Courtoisie

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(Trois-Rivières) Le propriétaire du Blizzard est de mauvais poil. Son club en arrache en ce début de saison, tant sur la glace qu'aux guichets. Ce n'était pas le scénario qu'il avait ébauché le printemps dernier lorsqu'il a accepté de poursuivre l'aventure, malgré une perte de 150 000 $.

Or Lavertu a mis le poing sur la table au cours des derniers jours, prévenant ses hommes de hockey qu'il s'attendait à beaucoup mieux. 

«Mes gars de hockey ont de la pression. Ils savent que ça doit virer de bord en fin de semaine», avertit l'homme d'affaires, qui s'implique plus dans les décisions hockey cette saison. Cette fiche de quatre revers d'affilée pour entreprendre la nouvelle campagne ne se digère pas plus facilement. 

«Je trouve ça plate pour notre entraîneur (Jonathan Lessard), il est bien préparé. Les gars n'ont pas affiché assez d'émotions à nos deux matchs locaux et c'est inacceptable à mes yeux. Ils ne sont pas payés à moitié à ce que je sache, personne ne peut dire qu'il lui a manqué 10 cents sur sa paye au cours des deux dernières années. J'en veux pour mon argent!»

Le faux départ de l'équipe fait encore plus mal considérant que l'équipe peine à attirer des fans au Colisée. Quelque 1200 amateurs pour le match d'ouverture alors que le Blizzard en espérait 2000, et à peine 700 pour le second rendez-vous à domicile. 

«C'est très décevant. On a besoin d'un meilleur appui que ça. Je demande aux amateurs de hockey de nous appuyer. C'est le meilleur calibre de jeu en région! Vrai que notre début de saison n'est pas à la hauteur, mais je leur demande un peu de patience. Nous allons nous relever!», promet le propriétaire. 

«Le bout sur la patinoire, on le contrôle. Et on va poser des gestes en conséquence. Mais ultimement, ce sera le public qui aura notre sort entre ses mains. C'est sûr que c'est la dernière saison si j'essuie des pertes comparables à celles de l'an dernier. Ça nous prend au moins 1000 personnes dans le Colisée par match pour que ce soit opérationnel durant la saison. Je fais du hockey pour m'amuser, je peux assumer des pertes. Mais pas de cette ampleur-là.»

Lavertu croit que le public trifluvien est en train d'envoyer un bien mauvais message, s'il aspire à un autre produit. 

«On entend parler d'un projet de ramener du junior, ou encore attirer la Ligue américaine ici. Bonne chance! Comment peut-on espérer faire ses frais avec un budget annuel de 2 millions $? Peu importe que ce soit le Blizzard ou du junior au Colisée, il y aura toujours du senior A dans la région, du hockey universitaire aussi. En ce moment, c'est dur de croire que quelque chose de plus gros pourrait marcher chez nous, quand on voit combien il y a de gens dans le Colisée.» 

Le grand patron ayant affiché ses couleurs, il sera intéressant de voir comment l'équipe va réagir vendredi soir alors qu'elle recevra la visite des Marquis de Jonquière. Ces derniers ont gagné trois de leurs quatre premiers matchs, bafouant au passage le Blizzard 6-1 lors du premier week-end d'activités. 

«Tout le monde doit faire son travail. Je sais que nous avons de nouveaux dirigeants hockey, de nouveaux joueurs, que certains ont pu être affectés par la blessure de Bobby Fugère. Mais là, il est temps de se mettre sur les rails. Si on ne voit pas un changement positif à nos prochains matchs, il y a des têtes qui vont rouler sur l'autoroute 40!»

Boileau rapatrié

Le nouveau directeur-gérant du Blizzard Bob Desjardins est tout aussi irrité que son patron par le début de saison de l'équipe. 

Desjardins a donc réalisé une transaction majeure avec l'Assurancia de Thetford Mines afin de rapatrier un des favoris de la foule ces dernières années, soit l'ex-capitaine Stéphane Boileau. 

Avec Boileau arrivent Toby Lafrance, Simon Courcelles, Martin Trempe et un choix de sixième ronde. 

Tous ces éléments réunis ont bien sûr un prix: Desjardins a dû sacrifier son meilleur attaquant Thomas Beauregard, les droits de Tommy Tremblay et Marc-Olivier Mimar et un choix de troisième ronde. 

«Quand tu veux aller chercher du caractère et de la profondeur, on te demande toujours tes meilleurs éléments. C'est plate de laisser partir le meilleur marqueur de la ligue, mais nous sommes excités par ce que nous avons pu recevoir en retour», soulignait Desjardins. 

«On voulait ramener Boileau chez nous. Huot et Joseph n'étaient plus aussi productifs depuis son départ l'an dernier. Lafrance va nous donner un bon coup de main, Courcelles a gagné trois coupes en huit ans, son expérience nous sera utile.»

«Quant à Trempe, il vient combler un besoin avec la blessure subie par Bobby Fugère. Il fallait faire des changements et ramener les gens au Colisée. Voilà un pas dans la bonne direction à mon avis.»

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