Soccer: l'entraîneur des Patriotes suspendu 

Roch Goyette, entraîneur des Patriotes de l'UQTR.... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Roch Goyette, entraîneur des Patriotes de l'UQTR.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il y avait un absent de marque sur les lignes de côté des matchs de soccer masculin des Patriotes de l'UQTR le week-end dernier. L'entraîneur-chef Roch Goyette a été suspendu pour trois parties après s'en être pris à un joueur des Citadins de l'Université du Québec à Montréal.

La scène s'est déroulée le 10 octobre dernier, au terme d'une rencontre disputée au stade Gilles-Doucet du Séminaire Saint-Joseph. Après la défaite de 1-0 des Patriotes, Goyette est entré sur le terrain afin de récupérer un des ballons de jeu appartenant à son équipe.

Le joueur qui était en possession du ballon, Kevin Jean-Michel Le Nours, a frappé le ballon, de façon intentionnelle, dans la direction inverse de l'entraîneur des Patriotes plutôt que de le lui remettre, un geste qui a mis le feu aux poudres.

C'est alors que Goyette aurait «pété les plombs», selon un témoin, et s'en serait pris au joueur en question. Voyant la scène se dérouler, tous les joueurs des deux formations ont alors accouru, créant une mêlée générale. Les versions diffèrent, mais des coups de poing ont été échangés lors de cette mêlée.

Résultat de cette escarmouche, Goyette a été suspendu pour trois matchs après que son cas eut été évalué par le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

«Nous avons transmis nos commentaires sur l'événement (au RSEQ). Par la suite, la table de sanctions automatiques du circuit dit qu'il s'agit d'une sanction automatique de deux matchs pour un tel geste. Comme ce n'était pas la première fois que Roch écopait d'un carton rouge, un match de plus s'est ajouté», explique le coordonnateur du sport d'excellence de l'UQTR Pierre Clermont, qui était sur place lors de l'événement.

Ce dernier ajoute que, somme toute, une fois les premières secondes de la mêlée générale passées, les hostilités entre les deux équipes se sont résumées davantage à de la lutte que de la boxe.

Dans le camp adverse, le pilote des Citadins, Christophe Dutarte, semblait encore surpris du dénouement qu'a pris cette rencontre. À son avis, un tel comportement n'est pas admissible, mais il préfère ne pas condamner Goyette directement.

«Selon le rapport, l'entraîneur a été suspendu trois matchs, c'est qu'il a fait quelque chose!, lance-t-il. Ça fait plus de 20 ans que je suis entraîneur au niveau universitaire. On se doit d'être honnête. Je sais que ce n'est pas toujours évident, mais nous avons une vocation et un pouvoir important, surtout avec des jeunes étudiants. Je peux comprendre qu'il peut se passer plusieurs scénarios, qu'il peut y avoir de mauvaises décisions, mais il faut rester maître de soi.»

Dutarte a aussi vu l'un de ses joueurs être suspendu pour deux rencontres à la suite de cette escarmouche. Ironiquement, il ne s'agit pas de celui qui avait poussé le ballon loin de Goyette, mais plutôt d'un troisième intervenant qui a tenté de séparer les deux premiers.

«(Mon joueur) a reçu un coup de poing, mais celui qui a donné le coup de poing n'a pas été suspendu. Un joueur de Trois-Rivières aurait dû l'être.»

«Une fois le match fini, oui il y a de la frustration, mais c'est fini. L'année dernière aussi c'était assez houleux. C'est basé sur une agressivité exagérée, il faut trouver le moyen de calmer ça. Ça reste un jeu, il ne faut pas devenir fou», lance le Montréalais à propos de la rivalité entre l'UQTR et l'UQAM.

Même s'il a purgé deux matchs de suspension, Goyette n'a pas encore été rencontré par les décideurs du Service de l'activité physique et sportive de l'UQTR. Une discussion s'imposera dans les prochaines semaines. Une chose est certaine, le geste n'a pas du tout été apprécié dans les bureaux de l'UQTR.

«On n'est jamais content de voir un entraîneur être suspendu pour trois matchs, mais avec la nature du geste évoqué dans le rapport des arbitres, on ne peut pas l'entériner, surtout pour quelqu'un qui se doit d'être un modèle, particulièrement dans le milieu de l'éducation», a ajouté Clermont.

Les Patriotes occupent actuellement le premier rang de la Ligue de soccer universitaire du RSEQ, avec trois points d'avance sur les Redmen de McGill. Ironiquement, l'équipe n'a pas connu la victoire lors de ses deux premiers matchs sans Goyette, signant un verdict nul contre McGill et une défaite contre Concordia.

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