L'industrie du golf sonne l'alarme

Les clubs de golf au Canada ne bénéficient... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Les clubs de golf au Canada ne bénéficient pas de l'avantage fiscal des frais de représentation, comme c'est le cas dans d'autres secteurs du monde du divertissement.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) L'industrie du golf a connu des jours meilleurs, mais elle prend les moyens pour renverser la tendance observée depuis quelques années.

Un regroupement formé de divers intervenants du milieu demande aux deux paliers de gouvernement de modifier la Loi de l'impôt sur le revenu afin d'aider les propriétaires de clubs à traverser cette période difficile.

La Table de concertation de la grande industrie du golf ne digère pas le système à deux vitesses dans lequel son sport se retrouve. Contrairement à d'autres secteurs comme le divertissement ou la restauration, les activités reliées au domaine golfique, comme l'usage d'un terrain ou d'une installation, ne sont pas admissibles comme des frais de représentation, donc non déductibles d'impôt. Un privilège pourtant accordé par les entreprises lorsque celles-ci emmènent des clients à une partie de hockey ou à un concert, par exemple.

En gros, le regroupement souhaite recevoir le même traitement que les autres, c'est-à-dire une déduction de 50 %. L'appel de la Table de concertation n'est pas le seul mouvement en branle au pays.

La vérité, c'est que tous les décideurs sont impliqués: des organismes, des professionnels, des propriétaires et directeurs généraux ainsi que d'autres spécialistes. Face à ces pressions, le député conservateur David Tilson a soumis un projet de loi privé, en juin dernier, pour modifier la disposition de la Loi de l'impôt sur le revenu.

Le projet de loi C-280 représente déjà la troisième tentative depuis 2012 pour renverser la tendance. Les deux premiers essais avaient été menés par des députés du NPD, qui formaient alors l'opposition officielle à la Chambre des communes. Cette fois, c'est un politicien issu du PCC qui ramène le dossier à l'avant-scène alors que son parti siège... dans l'opposition officielle.

Le Ki-8-Eb appuie la projet

Dans un communiqué envoyé aux médias mardi, le club Ki-8-Eb de Trois-Rivières confirme son appui au projet du député Tilson et salue l'initiative de regrouper les intervenants du monde du golf par le biais de la Table de concertation. «Nous demandons aux autres clubs de la région de faire pareil», explique le président du Ki-8-Eb Sylvain Beauchesne. 

«Le but est d'envoyer un message fort aux élus que l'avenir du golf passe par là.»

Les clubs de golf ont déjà profité de ces avantages fiscaux, mais ce n'est plus le cas depuis les années 1970. «En ce moment, nous avons des disparités incroyables alors qu'on devrait être dans un système d'équité. Plusieurs personnes croient encore que le golf n'est qu'un sport réservé aux riches, mais ce n'est pas le cas. Ça nous prend un coup de pouce du politique.»

Les dirigeants comme Sylvain Beauchesne insistent sur le fait que l'industrie du golf constitue un précieux apport sur le plan touristique dans plusieurs régions, dont la Mauricie. On estime qu'environ 150 000 personnes travaillent dans l'industrie au Canada et qu'il se joue 60 millions de rondes par année. Selon des chiffres publiés récemment, il y aurait 2340 terrains au pays.

«Si nous pouvons créer une table de concertation régionale, nous serons les premiers à nous manifester», note Sylvain Beauchesne, qui aimerait rencontrer les députés de la région afin de les sensibiliser sur le sujet.

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