Philippe Lefebvre accroche ses patins

Aux prises avec de graves problèmes de dos,... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Aux prises avec de graves problèmes de dos, le Trifluvien Philippe Lefebvre a annoncé sa retraite du hockey.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Après avoir passé trois saisons dans l'organisation du Canadien de Montréal, des Blackhawks de Chicago et des Panthers de la Floride, ainsi que deux campagnes avec les Patriotes de l'UQTR, Philippe Lefebvre a dû en venir à la raison. Aux prises avec de graves problèmes de dos, il doit se résoudre à prendre sa retraite.

Très peu d'options s'offraient au Trifluvien. Souffrant de plusieurs hernies discales, de sciatalgie - une douleur qui touche le nerf sciatique - et de disques déchirés, il a vu depuis deux ans ses capacités être grandement réduites, autant sur la glace que hors de celle-ci. Sa situation s'est aggravée dans les dernières semaines.

«Je n'avais pas beaucoup le choix, ça touchait tout le dos, explique le hockeyeur de 25 ans. Ce qui a fait pencher la balance, c'est que dernièrement j'ai eu un épisode assez grave où j'ai été alité pendant plusieurs jours. Après, je me déplaçais en béquilles ou avec une canne. Des événements de la sorte, ça te fait réfléchir. Pour ma vie, ce n'est pas l'idéal et ce n'est pas juste pour le sport. J'espère que ça va revenir.»

Arrivé avec les Patriotes de l'UQTR à l'été 2014, Lefebvre a dû patienter jusqu'à la saison 2015-2016 avant de disputer un premier match avec l'équipe, puisque les joueurs doivent attendre 365 jours après leur dernier match professionnel avant d'être éligibles.

Mais rapidement, on a compris que quelque chose clochait. 

Il ne fallait pas être directeur général dans la LNH pour constater que Lefebvre n'avait plus les habiletés qui lui ont permis de remporter la Coupe du Président avec les Voltigeurs de Drummondville en 2009, ou encore de disputer 121 matchs dans la Ligue américaine.

«Mon premier épisode grave, je jouais encore professionnel. Ça fait un bout que je traîne ça. J'espère que ça va se régler pour ma vie en général. Le hockey, c'est devenu secondaire et c'est pourquoi j'accroche mes patins.»

Malgré cette déception, Lefebvre ne regrette pas d'être de retour au bercail pour enfiler l'uniforme vert et orange.

«J'ai passé deux ans complet dans l'entourage de l'équipe. L'an passé, je n'ai disputé que 13 matchs et je jouais à la moitié de mes capacités. Mais je n'allais pas là pour me prouver personnellement, et on a réussi à gagner un championnat.

Je vais avoir vécu de beaux moments avec les Patriotes. Mon plan B est devenu mon plan A. J'aime ce que je fais à l'école et j'ai de bonnes notes. Je ne suis pas à plaindre, je suis content», souligne Lefebvre, serein, et qui gardera aussi un excellent souvenir de cette carrière même si elle s'est terminée trop tôt à son goût.

«Je n'ai que des souvenirs positifs. C'est une belle carrière, et je suis fier de ce que j'ai accompli. Mon but était de jouer dans la LNH et je suis passé proche. Il y a peu de gens qui peuvent se vanter d'avoir accompli ce que j'ai fait.»

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