Ironman: Doyon prend le dixième rang

Les paysages du parcours du Championnat du monde... (Courtoisie)

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Les paysages du parcours du Championnat du monde Ironman à Hawaï sont peut-être paradisiaques, mais les participants ont vécu l'enfer avec la chaleur. C'est le cas de Steeve Carpentier, qui, en plus, a éprouvé des problèmes avec son vélo.

Courtoisie

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Vainqueur du Championnat du monde de triathlon Ironman en 2014 dans la catégorie des 18-24 ans, Pierre-Marc Doyon n'a pas été en mesure de se faire justice samedi à Kona, Hawaï.

Ennuyé par des problèmes de dos, il a dû se contenter du 10e rang dans sa catégorie d'âge, les 25-29 ans, et 108e au total.

Le Trifluvien d'adoption avait raison d'être déçu, puisqu'après la portion de nage, 3,8 km dans l'océan Pacifique, il était deuxième de sa catégorie, 32e au total.

Mais c'est lorsqu'il a amorcé sa course en vélo de 180 km qu'il a senti que quelque chose clochait. Rapidement, des maux de dos sont venus le ralentir, le faisant chuter au 10e rang. Malheureusement pour lui, son corps n'a pas davantage collaboré lors de la portion de course à pied, 42,2 km, soit l'équivalent d'un marathon. Il a compris qu'il n'allait pas être en mesure de donner tout ce qu'il pouvait et a donc préféré ralentir la cadence, se contentant d'un temps de 3:21,26, pour un total de 9:22,34.

Après avoir été ennuyé par des ennuis de crevaisons en 2015, cette fois, c'est le physique qui aura eu le meilleur de celui qui visait la victoire chez les 25-29 ans.

Carpentier et Casaubon au même moment

Si le dos de Doyon lui aura joué un vilain tour, pour Steeve Carpentier, c'est son vélo qui lui a causé des ennuis. Dès qu'il a donné ses premiers coups de pédale, le Shawiniganais a constaté que son guidon ne tenait pas en place. Après une cinquantaine de kilomètres, il a dû se ranger sur le côté de la route, la situation étant trop risquée. 

Dommage, puisqu'il venait tout juste de livrer la performance de sa vie dans l'océan.

Le problème, c'est que Carpentier n'avait pas sur lui les outils pour réparer cette pièce de direction. Il a donc dû attendre 50 minutes avant qu'une camionnette technique ne le trouve finalement.

«J'étais certain que ma course était finie. Puis un policier m'a dit que l'équipe technique était en route. Mais ç'a pris du temps avant qu'ils découvrent le problème. Il a fallu que je me parle intérieurement pour repartir. J'étais rendu avec les filles et ça m'a pris un 15-20 minutes avant de reprendre mon rythme. Au final, je suis surtout content de ne pas avoir flanché et abandonné.»

Derrière, la Trifluvienne Sarah Casaubon s'est donc rapprochée de Carpentier. Ennuyée par le vent, et par une pénalité de cinq minutes pour avoir profité de l'aspiration d'une autre compétitrice, elle était en voie de terminer parmi le top-20 de sa catégorie d'âge, les 25-29 ans.

«C'est là qu'on s'apperçoit que c'est long cinq minutes! Le monde que j'avais dépassé, je n'ai pu aller les chercher que 60 km plus loin», explique-t-elle.

C'est ainsi que Carpentier et Casaubon se sont croisés lors d'une portion de course à pied face à face. Ce qui a donné une idée à Carpentier.

«Je me suis dit qu'on pouvait arriver en même temps. À 300 m de la ligne, j'ai marché et après une minute et demie, elle est arrivée. Le classement n'était plus important pour moi, je voulais juste passer la ligne avec elle.»

Une belle façon de terminer cette rude épreuve sous un chaud soleil pour le maître et son élève au sein du programme d'enseignement du triathlon Mouv C.

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