Arseneault en Belgique...  en rêvant à Trois-Rivières

Sylvain Arseneault croit que le GP3R aurait tout... (Pierre Tremblay)

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Sylvain Arseneault croit que le GP3R aurait tout intérêt à ouvrir la porte aux superquads.

Pierre Tremblay

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Les termes «légende» ou «pionnier» sont couramment utilisés pour décrire l'apport de Sylvain Arseneault dans le milieu du quad au Québec.

L'homme de 51 ans de Notre-Dame-du-Mont-Carmel demeure un pilote actif et respecté, qui aura d'ailleurs le privilège de participer aux compétitions de VTT dans le cadre du Superbiker de Mettet, le week-end prochain en Belgique.

La ville de Mettet sonne peut-être une cloche chez certains amateurs de sports extrêmes. C'est dans cette petite communauté de la Wallonie que le Championnat mondial de rallycross installe ses pénates une fois par année. Or, le site est aussi connu pour accueillir l'un des plus importants rendez-vous de supermotards. En fin de semaine, les meilleurs pilotes de l'Europe en supermotos et en superquads y convergeront. «Ça fait deux ans que j'ai ce projet dans la mire et à mon âge, ça commence à presser», sourit Arseneault, qui utilisera le quatre-roues d'un ami.

À Mettet, le Mauricien se verra plongé dans une ambiance particulière. On n'hésite pas à vendre le Superbiker comme l'un des meilleurs spectacles au monde lorsqu'il est question de supermotards. Environ 60 à 70 % du circuit est asphalté tandis que la terre battue compose le reste. Les pilotes sondés, autant les motocyclistes que les quadistes, apprécient le parcours rapide et accessible où le public jouit d'une vision panoramique de la piste.

Bref, ça ressemble beaucoup à ce qu'on voit au Grand Prix de Trois-Rivières depuis 2014, avec l'émergence du rallycross sur le circuit hybride du parc de l'Exposition et de l'Hippodrome 3R. «En fait, Mettet, c'est sensiblement la même formule que le GP3R en ce sens qu'il s'agit d'un festival de courses, explique Sylvain Arseneault.

Ce ne sont pas des courses d'endurance comme les 12 Heures de La Tuque ou les 12 Heures de Pont-de-Vaux en France, c'est assez limité dans le temps mais super intense. En ce moment, je nage un peu dans le néant, ce sera une découverte de A à Z. J'espère rouler dans le top-10. Il va y avoir une cinquantaine de pilotes, mais selon ce que je sais, je serai le seul de l'Amérique du Nord.

Un plan pour le GP3R

L'escapade d'Arseneault en Europe se veut aussi une mission d'exploration, du moins aux yeux du principal intéressé. Ses 32 ans de carrière dans le domaine du quad lui laissent croire que le Grand Prix de Trois-Rivières possède tous les critères pour emboîter le pas à Mettet et organiser à son tour des courses de VTT sports de calibre international.

«S'il y a des supermotos à Trois-Rivières comme ils ont fait l'été dernier pour la première fois, il n'y aucune raison pour ne pas amener les superquads. J'ai reçu des courriels lorsque le Championnat américain AMA Supermoto a été annoncé. Les gens du quad se disaient déçus d'avoir été ignorés, on aimerait changer les choses.»

Arseneault avait essuyé un refus dans sa quête de présenter des courses de VTT en 2016, notamment en raison de l'horaire très chargé du GP3R. Avec les motos et le côte à côte, il sera difficile d'inclure les quads, mais Arseneault ne lâchera pas le morceau.«J'ai rencontré le directeur général Dominic Fugère avant de partir pour la Belgique. Je pense qu'il comprend qu'on aurait tout intérêt à vendre le Grand Prix chez les quadistes de l'Europe.»

Arseneault compte s'inspirer de ses années d'expérience pour convaincre les bonzes du GP3R. D'ici là, il a un circuit à défier du côté de Mettet, en rêvant à celui de Trois-Rivières...

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