Gaudreau plus près que jamais de la LNH

Frédérick Gaudreau pourra-t-il troquer ce maillot des Admirals... (Photo Admirals de Milwaukee)

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Frédérick Gaudreau pourra-t-il troquer ce maillot des Admirals contre celui des Predators?

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(Trois-Rivières) Frédérick Gaudreau a retourné l'appel du Nouvelliste mardi après-midi, quelques heures à peine avant de disputer l'un des matchs les plus importants de sa carrière face aux Blue Jackets de Columbus.

Pas trop stressé, le monsieur. Car si Samuel Girard n'a pas été en mesure d'éviter le couperet lundi, Gaudreau est toujours en vie au camp des Predators alors qu'il ne reste que quelques décisions à prendre dans le camp de Peter Laviolette.

Jamais repêché, ni dans la LHJMQ, ni dans la LNH, l'ex-Cataractes savoure le moment présent, conscient qu'il cogne à la porte de son rêve. Mais pas question de se placer une pression supplémentaire sur les épaules. Il a déjà donné dans ce rayon, et les résultats ont été bien mitigés. Gaudreau a changé son approche il y a un an, et il ne retournera plus jamais en arrière!

«J'étais arrivé au camp des Admirals de Milwaukee pour ma deuxième saison et j'étais persuadé que de grandes responsabilités m'attendaient. Je suis tombé de haut! J'ai été un des derniers gars de l'équipe à quitter l'hôtel, j'ai même été laissé de côté lors du premier match de la saison», se souvient Gaudreau.

«À partir de là, j'ai complètement changé mon approche. Le côté business de mon sport, les décisions au-dessus de moi, les spéculations, je laisse tout ça de côté maintenant. Je me concentre à apprécier le privilège de gagner ma vie en jouant au hockey, et je focus uniquement sur ce que je peux faire pour m'améliorer en tant que joueur à chaque jour.»

Ce Gaudreau plus zen a fracassé des barrières en quelques mois. Il s'est mis à remplir le filet dans la Ligue américaine. Il a d'ailleurs été invité au match des étoiles de l'antichambre de la LNH. Début janvier, les Predators l'ont récompensé avec un nouveau contrat de deux ans. Puis il a été invité à se joindre à l'entourage des Predators en fin d'année lorsque les Admirals ont été éliminés. 

Depuis le début du camp, il est épluché sous toutes ses coutures. Laviolette l'utilise au centre, à l'aile, sur les unités spéciales. Il disputait déjà mardi un quatrième match préparatoire. Ça sent la grande audition à plein nez. Ce n'est pas Gaudreau qui s'en plaint. Il est toutefois bien déterminé à garder les pieds sur terre.

«Ça serait facile de me laisser emporter par ce qui se passe. Mais ce n'est pas comme ça que je suis arrivé ici. Je maintiens le cap, je prends une journée à la fois et j'en profite au maximum. Le reste n'est pas entre mes mains.»

Un peu, quand même! Il sera jugé sur ses performances, il en est conscient. Il sait qu'il a déjà gagné des points en se rendant utile aux trois positions à l'attaque. Une polyvalence qu'il a développée depuis un an.

«Des joueurs de centre, il y en a des tonnes dans le hockey! Si tu te limites à ce rôle, tu limites les opportunités que tu peux décrocher. Quand j'ai compris ça l'an dernier, j'ai travaillé extrêmement fort pour devenir plus polyvalent. Je sais que ça m'a beaucoup servi depuis le début du camp.»

Gaudreau, une trouvaille du dépisteur trifluvien Jean-Philippe Glaude, ne sait pas ce que l'avenir lui réserve. Il pourrait être coupé dès mercredi. Comme il pourrait mériter un des derniers casiers disponibles dans le vestiaire maintenant animé par un certain P.K. Subban.

Peu importe le scénario qui l'attend, il ne perdra pas le sourire. «J'apprécie ma vie! Peu importe où je serai demain ou la semaine prochaine, je vais continuer de travailler sur les choses que je peux contrôler. »

«Je n'ai pas été déçu»

Gaudreau était évidemment aux premières loges pour assister aux premiers pas chez les pros de Samuel Girard, qui a fait sensation à Nashville. Si certains ont été surpris qu'un défenseur aussi petit puisse tenir son bout dans ce monde de géants, Gaudreau connaissait sa réputation.

«J'en avais tellement entendu parler, j'avais hâte de le voir! Je n'ai pas été déçu, il est tellement agile. Il a fait la toupie ici aussi!», sourit Gaudreau, impressionné par son cran.

«Je pense à moi au même âge, je participais à mon premier camp junior et j'étais impressionné par des gars comme Michaël Bournival et Michael Chaput. Lui, il est à un camp de la LNH, et il joue avec confiance, calme. Il a tout pour réussir, ce gars-là!»

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