«Je fais du hockey au paradis»

Pierre Deschesnes mord dans ce nouveau défi à... (Courtoisie)

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Pierre Deschesnes mord dans ce nouveau défi à Palm Beach... même si les journées au bureau sont longues!

Courtoisie

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(Trois-Rivières) Vivre du hockey à temps plein sous les chauds rayons du soleil floridien, ça fait rêver. Ce rêve, c'est désormais la réalité quotidienne de Pierre Deschesnes, le grand manitou des Hawks de Palm Beach dans la U.S. Premier Hockey League.

«Je fais du hockey au paradis», n'hésite pas à s'exclamer l'homme de 53 ans qui est aussi impliqué auprès de la Canadian Professional Hockey School avec Steve Brière, entraîneur des gardiens chez les Maple Leafs de Toronto.

Pourtant, rien ne laissait présager que le Shawiniganais d'origine, qui a grandi à Louiseville, allait un jour devenir propriétaire, directeur général et entraîneur d'une équipe junior lorsqu'il a choisi de s'implanter en sol américain, en 1996.

Au départ, c'était davantage pour aller faire tourner des ballons sur son nez qu'il s'était exilé. Propriétaire d'une compagnie de mascottes - il a même déjà enfilé l'habit de Youppi! - il se promenait aux quatre coins du pays de l'Oncle Sam pour divertir les foules de la Ligue de la côte-est (ECHL).

Puis, de fil en aiguille, il a voulu s'impliquer davantage dans le milieu du hockey. Son cheminement l'a ensuite mené à de multiples endroits comme entraîneur-adjoint dans la ECHL, notamment avec l'Express de Roanoke, les Sea Wolves du Mississippi, les IceGators de la Louisiane, les Stingrays de la Caroline, les Ice Bears de Knoxville et les Channel Cats de Huntsville.

Boudreau, un mentor

Au cours de son parcours pour le moins hétéroclite, le Mauricien a notamment eu le privilège de côtoyer Bruce Boudreau, personnage bien connu à travers la Ligue nationale de hockey qui dirige aujourd'hui le Wild du Minnesota.

«J'ai eu la chance de travailler avec de très bonnes personnes. Bruce Boudreau est devenu mon mentor pendant six ans. J'ai aussi pu travailler avec Rick Vaive avec les Stingrays pendant un an.»

Puis, après six années passées au Colorado à diriger dans les rangs juniors, Deschesnes en avait soupé de la neige, si bien qu'il a pris son baluchon en direction de la Floride.

Débarqué dans le sud des États-Unis sans aucune attente, il a rapidement été approché par les Hawks de Palm Beach afin de diriger une formation U16, avec qui il a connu une saison parfaite de 48 victoires. Au printemps dernier, une opportunité s'est présentée à lui et il a décidé d'acheter la concession et d'en devenir le directeur général.

Avec son programme, qui compte deux équipes - une équipe équivalent à du junior AAA faible et une autre à du junior AA - Deschesnes ne vise pas nécessairement à former de futures vedettes internationales.

Une école de vie

Au fil des ans, la USPHL a bien vu passer quelques phénomènes qui ont accédé aux rangs professionnels, dont Jack Eichel, des Sabres de Buffalo, et Charlie Coyle, du Wild du Minnesota. Mais à la base, Deschesnes souhaite davantage opérer son équipe comme une école de vie servant de tremplin avec l'université.

«Je ne ferai pas des joueurs de la LNH avec eux. Avec le programme, j'essaie d'ouvrir la porte pour les jeunes du Québec, bâtir une tradition ici et vendre l'idée d'aller dans la NCAA. On leur offre la chance de patiner quatre heures par jour en plus d'aller à l'école. Déjà, il y a deux joueurs qui ont été approchés par des écoles», mentionne-t-il, évidemment bien conscient que les rayons du soleil peuvent aussi avoir un grand effet de persuasion pour attirer des jeunes.

«C'est toute une chance de pouvoir aller à l'aréna à chaque jour en sandales. On a beaucoup de plaisir avec le groupe», ajoute celui qui compte une quarantaine de joueurs sous sa gouverne, dont une poignée de Canadiens, deux Russes et un Finlandais.

La clé: la passion

Il a beau se taper régulièrement des journées de 15-16 heures au bureau, Pierre Deschesnes est loin de s'en plaindre et mord dans ce nouveau défi.

«Quand tu as une passion, ça n'a pas d'importance les heures de travail. Et c'est aussi le message que j'essaie de passer aux jeunes, sur l'importance d'avoir une passion pour réussir à avoir du succès.»

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