Prétendants ou figurants, les Vikings?

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Sam Bradord a livré une fantastique performance à sa première sortie dans l'uniforme des Vikings du Minnesota, dans une victoire aux dépens des Packers de Green Bay.

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(Trois-Rivières) Les Vikings du Minnesota ont causé une certaine commotion le week-end dernier en s'offrant les Packers de Green Bay. À heure de grande écoute, ils ont bien choisi leur moment pour connaître une telle performance et envoyer un message au reste de la ligue. Depuis le début de la campagne, la bande de Mike Zimmer estime qu'elle appartient à l'élite de la NFL et souhaite poursuivre sur sa lancée de la saison passée, marquée par un championnat de la section Nord de la Nationale. Cependant, avec les briques qui ne cessent de leur tomber dessus, les hommes en mauve et jaune peuvent-ils croire, en toute légitimité, qu'ils pourront maintenir la cadence jusqu'en janvier?

Avant d'amorcer la saison 2016, le soleil brillait au pays des Vikings. Le cauchemar éliminatoire causé par Blair Walsh - le botteur qui a bousillé un placement de 27 verges qui aurait donné la victoire face aux Seahawks de Seattle - semblait enterré à jamais. Adrian Peterson avait retrouvé la forme des beaux jours en ayant trôné au sommet des porteurs de ballons du circuit Goodell (1485 verges et 11 touchés), le jeune quart-arrière Teddy Bridgewater paraissait de plus en plus à l'aise dans ses souliers de chef d'orchestre.

Puis, le camp d'entraînement s'est mis en branle...

Pendant un exercice de routine, une première secousse a été ressentie dans l'entourage des Vikings. En se préparant à lancer une passe, Bridgewater s'est effondré au sol, visiblement blessé à une jambe. Le verdict n'avait rien de très joyeux: dislocation du genou et déchirure du ligament croisé antérieur. Sa saison était fichue.

Refusant de rendre les armes avant même d'avoir disputé un seul match en 2016, la direction des Vikings a donc déboursé deux choix au repêchage pour sortir Sam Bradford des griffes des Eagles de Philadelphie. Débarqué en sauveur en Pennsylvanie à l'été 2015 - dans le plan de redressement orchestré par Chip Kelly qui a plutôt fait sombrer la concession - Bradford n'a pas connu des moments très glorieux à Philadelphie.

Laissé sur le banc pour le premier match de l'année - un match remporté 25-16 par les Vikings contre les Titans du Tennessee - Bradord a connu une rentrée fracassante avec sa nouvelle équipe.

Face aux Packers, le récipiendaire du trophée Heisman en 2008 a complété 22 de ses 31 passes pour 286 verges et deux passes de touché pour un coefficient de 121,2. Franchement impressionnant.

Depuis son arrivée dans la NFL, en 2011, le premier choix au total du repêchage 2010 (Rams de St. Louis) n'a jamais véritablement répondu aux attentes élevées envers lui.

À St. Louis, des blessures ont ralenti sa progression, le forçant même à rater la saison 2014 au complet. Puis, à Philadelphie, il était difficile pour lui de se faire justice dans le zoo de Chip Kelly où il a tout de même compilé un dossier de sept victoires et autant de revers.

À Minneapolis, le produit des Sooners d'Oklahoma obtient une chance inouïe de se refaire un nom à travers le circuit Goodell. 

À lui de ne pas la louper, s'il espère connaître une carrière à la hauteur de son rang de sélection.

Mais, malgré deux victoires pour amorcer l'année, tout est loin d'être rose pour l'attaque du coordonnateur Norv Turner. Le jeu au sol n'a généré qu'un maigre 95 verges en deux parties, soit le plus faible total à travers la NFL. Tout ça avec le meilleur porteur de ballon à sa disposition. Le Purple Jesus n'est plus l'ombre de lui-même depuis l'ouverture des barrières et, comble de malheur, il est tombé au combat le week-end dernier. Il devra se faire opérer pour réparer son genou et son absence devrait durer quelques mois. Quand ça va mal au bureau...

Ainsi, le potentiel des Vikings sera mis à rude épreuve dimanche après-midi alors qu'ils rendront visite aux finalistes du dernier Super Bowl, les Panthers de la Caroline. Dans un Bank of America Stadium qui promet d'être chargé à bloc, Bradford se mesurera à l'une des défensives les plus redoutables de la planète NFL. 

Face aux Packers, le quart a fait des flammèches avec Stefon Diggs (9 réception, 182 verges et un touché). Il sera difficile de répéter ses exploits face au front défensif mené par Luke Kuechly.

Sans leur quart-arrière régulier et le meilleur porteur de ballon de la NFL, les Vikings ont-ils toujours autant confiance en leurs moyens? On pourrait les comprendre de bomber un peu moins le torse, dimanche soir. Cam Newton et sa bande ont rarement pitié de leurs adversaires...

Carson Wentz... (Agence France-Presse) - image 2.0

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Carson Wentz

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À surveiller

49ERS (1-1) C. SEAHAWKS (1-1)

Est-ce que la défaite des Seahawks face aux Rams n'était qu'une erreur de parcours ou le prélude à une glissade inquiétante. La première option risque d'être la bonne si on tient compte des récents insuccès de la troupe de Pete Carroll contre ses rivaux de section. N'empêche que la bande à Russell Wilson ne peut se permettre trop de faux-pas si elle espère se positionner avantageusement pour les éliminatoires dans une conférence très relevée.

De leur côté, les 49ers avaient corrigé les Rams en lever de rideau de la campagne 2016. Étrange début de saison dans la division Ouest de la Nationale. Quel visage présenteront-ils dans le stade le plus bruyant de la ligue?

Dimanche, 16 h 05 au Centurylink Field de Seattle

BRONCOS (2-0) C. BENGALS (1-1)

Les Bengals ont manqué une belle occasion d'imposer le respect le week-end dernier, en s'inclinant devant les Steelers de Pittsburgh, leurs éternels rivaux de section.

Andy Dalton et sa bande de Tigrés ont droit à une autre chance de s'inviter parmi l'élite en recevant les champions en titre du Super Bowl.

Les Broncos connaissent un bon début de saison, menés par une défensive impénétrable et un jeune quart, Trevor Siemian, en contrôle de la situation.

Dimanche, 13 h au Paul Brown Stadium de Cincinnati

STEELERS (2-0) C. EAGLES (2-0)

Aux quatre coins de la NFL, on entend les gens vanter les prouesses du quart recrue Carson Wentz à la tête des Eagles. À Philadelphie, on va même jusqu'à saliver!

Le premier choix au total du dernier repêchage a effectivement bien paru lors de ses deux premières sorties dans le circuit Goodell (43 en 71, 468 verges, trois passes de touché), mais il ne faut pas perdre de vue la qualité des adversaires qu'il a affrontés (Browns de Cleveland et Bears de Chicago). Dimanche, Wentz aura droit à son premier véritable test face aux Steelers. Avec une autre brillante performance, on pourra alors commencer à s'emballer... avec modération!

Dimanche, 16 h 25 au Lincoln Financial Field de Philadelphie

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