Des comptes à régler

La déconfiture des Bengals face aux Steelers s'était... (Agence France-Presse)

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La déconfiture des Bengals face aux Steelers s'était matérialisée sur ce violent contact du secondeur Vontaze Burfict à l'endroit du receveur-étoile Antonio Brown.

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(Trois-Rivières) Les joueurs des Bengals de Cincinnati seront fort probablement envahis par de terribles souvenirs ce week-end alors qu'ils se rendront à Pittsburgh pour affronter les Steelers, sous le regard attentif de toute la planète NFL. Et on peut très bien les comprendre!

Lors du dernier affrontement entre les deux équipes, le 9 janvier dernier au Paul Brown Stadium de Cincinnati, les Tigrés semblaient en voie de remporter un premier match éliminatoire en 25 ans. Ils auraient du même coup mis fin à la plus longue disette sans victoire en éliminatoires dans la NFL. Une sécheresse qui dure depuis le 6 janvier 1991.

Avec une mince avance de 16-15 et les secondes qui s'égrainaient lentement mais sûrement, les astres semblaient alignés... jusqu'à ce que quelques hurluberlus en orange et noir viennent gâcher la fête avec une désolante indiscipline.

Résultat des courses: une poignée de pénalités irréfléchies ont permis à des Steelers sur le respiratoire de progresser suffisamment sur le terrain pour s'offrir le placement victorieux, dans un match où les deux équipes ont écopé de 80 000 $ d'amendes.

Huit mois plus tard, cette déconfiture est encore bien vivante dans la mémoire des partisans des Bengals. Les joueurs ne doivent évidemment pas faire exception, même s'ils se montrent très peu volubile à l'approche de leur duel. «Je ne vous parlerai pas de Pittsburgh», a lancé aux journalistes le demi défensif Adam «Pacman» Jones, un des joueurs les plus controversés de la NFL.

«C'est une nouvelle équipe, une nouvelle saison, une nouvelle année», s'est contenté d'ajouter l'entraîneur Marvin Lewis, toujours en poste malgré les insuccès répétés en éliminatoires.

Dimanche après-midi, certains des acteurs principaux de janvier dernier manqueront à l'appel, à commencer par Vontaze Burfict, le secondeur qui a mis le feu aux poudres l'hiver dernier avec un dangereux coup à la tête du receveur Antonio Brown. Burfict est d'ailleurs suspendu pour les trois premiers matchs de la saison en raison de ce contact vicieux. Dommage pour lui car avant son violent plaqué, il avait réussi une interception qui devait offrir la victoire aux siens. Cependant, le porteur de ballon Jeremy Hill avait échappé le ballon sur la séquence suivante, en route vers la catastrophe.

À l'inverse, le quart Andy Dalton sera à son poste, lui qui avait regardé la défaite depuis les lignes de côté, ennuyé par une blessure à un pouce... subie contre les Steelers plus tôt dans la saison.

Encore une fois, Bengals et Steelers sont cités parmi les favoris pour rafler la conférence américaine. Pendant que les Steelers possèdent une feuille de route qui parle d'elle même, les Bengals, eux, sont encore à la recherche d'un certain respect. Le genre de respect qu'on accorde à ceux qui soulèvent les gros trophées.

À ce niveau, on peut comprendre joueurs des Bengals de se garder une petite gêne dans leurs commentaires publics. Après tout, depuis 2010, ils ont encaissé 10 défaites en 13 matchs face à leurs rivaux en noir et jaune.

S'ils veulent un jour aspirer sérieusement au trophée Vince Lombardi, les Tigrés devront d'abord réussir à régner sur leur coriace division nord dans l'Américaine. Et ça commence dimanche, face aux Steelers.

obert Griffin III n'a pas tardé à s'abonner... (Agence France-Presse) - image 2.0

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obert Griffin III n'a pas tardé à s'abonner à l'infirmerie avec sa nouvelle équipe.

Agence France-Presse

Le jour de la marmotte

Tant pour les pauvres Browns de Cleveland que pour Robert Griffin III, c'est le jour de la marmotte. Le problème, c'est que leur destin est directement lié depuis cette saison.

Un tel mélange n'a d'ailleurs pas tardé à causer des dégâts. Dès le premier match de l'année, le nouveau quart des Bruns est tombé au combat. Encore.

À la lumière des premières informations, il semble que l'ancien récipiendaire du trophée Heisman (2011) devra s'absenter pour une longue période. Comme il a été placé sur la liste des blessés à long terme, cela signifie qu'il devra rater au moins les huit prochains matchs. Certains rapports ont même évoqué la possibilité que sa saison soit terminée.

Au rythme où vont les choses, il ne faudrait pas se surprendre si sa carrière se terminait aussi abruptement. Après des débuts éclatants dans le circuit Goodell - il a remporté le titre de recrue offensive en 2012 - son étoile à considérablement pâli au cours des dernières saisons en raison des visites répétées à l'infirmerie.

Sa santé et son jeu erratique lui ont même coûté son poste chez les Redskins de Washington où on a préféré aller de l'avant avec un Kirk Cousins beaucoup moins spectaculaire mais tout aussi efficace... et drôlement moins fragile.

Les Browns ont donc jeté leur dévolu sur lui, après le fiasco Johnny Manziel. Mais les Browns étant les Browns, incapables de se trouver un quart-arrière digne de ce nom, le karma leur a de nouveau réservé un mauvais sort.

On nage donc en pleine catastrophe à Cleveland. C'est devenu la coutume.

C'est donc avec le fidèle Josh McCown que la risée de la NFL va accueillir les Ravens de Baltimore, dimanche.

Déjà que les Browns étaient les favoris pour boucler la saison au dernier rang, la mise au rancart de Griffin III vient consolider leur position.

Pendant que les Indians se préparent pour les séries au Baseball majeur et que les Cavaliers amorceront sous peu la défense de leur titre dans la NBA, les Browns devront vraisemblablement jouer dans l'indifférence la plus totale, dans le nord-est de l'Ohio. Plus ça change...

À surveiller

CHIEFS c. TEXANS

Inquiétants dans la première moitié de leur match d'ouverture, les Chiefs ont effacé un déficit de 24-3 pour s'imposer 33-27 en prolongation devant les Chargers. Dimanche à Houston, un test beaucoup plus étanche les attend face au meilleur joueur défensif de la NFL, J.J. Watt. Les Texans auront d'ailleurs assurément le couteau entre les dents après avoir été ridiculisés 30-0 à domicile au premier tour éliminatoire l'an dernier. Leurs chances de gagner apparaissent bien meilleures avec Brock Osweiler plutôt que Brian Hoyer au poste de quart. Le Québécois Laurent Duvernay-Tardif sera toutefois absent, blessé à la cheville.

Dimanche, 13 h au NRG Stadium de Houston

BUCCANEERS c. CARDINALS

Prétendants au Super Bowl, les Cards ont déçu en s'inclinant à leur premier match face aux Patriots privés de Tom Brady et Rob Gronkowski. La bande à Bruce Arians doit éviter un début de saison à 0-2 et la tâche pourrait être plus difficile que prévu face aux Buccanneers et leur quart Jameis Winston qui n'a pas semblé dérangé outre mesure par la guigne de la deuxième année le week-end dernier (quatre passes de touchés et 281 verges). Qui aura le dernier mot entre les vieux loups et les jeunes coqs?

Dimanche 16 h 05 au University 

of Phoenix Stadium

PACKERS (1-0) c. VIKINGS (1-0)

Premier choc entre deux équipes aux dents longues qui aspirent au titre de la division Nord dans la Nationale. Les Packers en ont eu plein les bras avec les jeunes Jaguars en lever de rideau, mais la défensive a tenu le coup en fin de match. Chez les Vikings, on se croit toujours parmi l'élite du circuit, même sans le quart Teddy Bridgewater, blessé pour l'année. Bon duel à prévoir entre les prouesses aériennes d'Aaron Rodgers et les Packers et le jeu au sol physique d'Adrian Peterson et les Vikings.

Dimanche, 20 h 30 au US Bank Stadium de Minneapolis

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