Crosse au champ: un titre à défendre... ailleurs

La formation de crosse au champ de l'UQTR... (Olivier Croteau)

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La formation de crosse au champ de l'UQTR amorcera sa saison régulière ce samedi au Stade Diablos.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) L'équipe de crosse au champ de l'Université du Québec à Trois-Rivières amorcera sa saison ce samedi au Stade Diablos. L'équipe tentera de défendre son championnat de la saison dernière. Mais elle devra le faire dans un tout nouveau circuit.

En effet, la ligue universitaire qui a couronné les Trifluviens l'an dernier a cessé ses activités après le retrait de l'Université du Québec à Chicoutimi. Trois-Rivières et les universités de Montréal et Sherbrooke ont ainsi fait le saut dans un circuit civil qui regroupe aussi des formations à Drummondville, Laval, Montréal et dans la MRC de Roussillon, sur la rive sud de la Métropole.

L'entraîneur de l'UQTR, Serge Lafleur, explique qu'il aurait été impossible de rester dans une ligue universitaire à trois formations.

«Chicoutimi s'est désistée parce qu'elle était trop éloignée. Quant aux universités anglophones, Bishop's, McGill et Concordia, elles ont des équipes, mais il s'agit d'un calibre de plusieurs coches plus élevées que nous. Elles évoluent aux États-Unis contre des programmes de la NCAA et donnent des bourses aux joueurs.»

Si l'équipe trifluvienne porte encore le nom de l'Université du Québec à Trois-Rivières, elle n'a plus beaucoup à voir avec l'institution. En effet, le Service de l'activité physique et sportive de l'établissement n'a jamais reconnu l'équipe comme une de sport interuniversitaire comme elle le fait au hockey et soccer, par exemple. Elle ne pouvait donc pas porter le nom de Patriotes et les joueurs n'étaient pas éligibles à des bourses comme les autres athlètes. Il s'agissait plutôt d'un club sportif selon la définition du SAPS.

La situation n'a fait qu'empirer cet été. Puisque le terrain synthétique de l'UQTR est dans un très mauvais état, c'est plutôt sur le terrain du Stade Diablos que les matchs seront disputés. Quant aux entraînements, ils se font sur un terrain de baseball près de l'université, où il en coûte moins cher à l'équipe que de pratiquer à l'UQTR.

«C'est dommage parce que les joueurs sont presque tous des universitaires», souligne le pilote, pointant vers deux de ses protégés originaires de Sherbrooke et Saint-Hyacinthe qui ont fait le choix de Trois-Rivières pour pratiquer le sport.

Des joueurs de tout âge

La fin de la ligue universitaire permettra toutefois à plus de joueurs de joindre l'équipe, puisque son circuit est maintenant civil. Comme il n'existe pas de programme de crosse de niveau collégial en région, des étudiants de 17 à 19 ans se sont joints à l'équipe. Ce qui fait plaisir à Lafleur, c'est qu'aucun est un néophyte, puisqu'ils ont tous joué la saison dernière même s'ils sont jeunes, une des retombées de la création d'une ligue régionale qui inclut le Séminaire St-Joseph, l'Académie Les Estacades et l'école secondaire Chavigny. La Mauricie pourrait donc devenir une région phare de la crosse au Québec dans les prochaines années selon lui.

«La crosse, c'est le sport qui connaît l'évolution la plus rapide aux États-Unis. Des écoles secondaires aux universités, tous ont une équipe. En Mauricie, nous sommes en retard par rapport aux autres régions. Mais l'engouement s'en vient avec les trois écoles secondaires. Le Collège Laflèche m'a aussi approché, mais ce ne sera pas pour cette année, parce que c'est aussi l'automne. Mais ce qui me rend heureux, c'est que parmi les joueurs que j'ai dirigés dernièrement, il y a de la relève pour entraîner. C'est la première fois que je me sens entouré comme ça depuis 15 ans. Le relais va se faire par la crosse au champ.»

Samedi, ce sont les formations de Drummondville et de Laval qui auront l'honneur d'amorcer la saison contre l'UQTR lors d'une journée où des matchs seront présentés du matin jusqu'en fin d'après-midi au stade du cégep. Les premières d'un calendrier de dix parties pour les protégés de Lafleur.

«On arrive avec une réputation parce que nous sommes les champions. Les équipes savent que nous avons un bon système. Nos joueurs sont orgueilleux et travaillants, ils veulent défendre leur titre.»

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