Le grand jour pour Charles Moreau

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Charles Moreau se croit en mesure de terminer sur le podium, même de remporter l'or, à l'épreuve du contre-la-montre, mercredi aux Jeux paralympiques.

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(Trois-Rivières) «Celui qui n'a connu la chute, ne peut connaître la gloire», disait Confucius. Charles Moreau pourrait difficilement mieux illustrer ce proverbe. Le paracycliste vise les plus hauts sommets dès mercredi matin aux Jeux paralympiques de Rio.

Moreau réalisera un rêve alors qu'il s'élancera sur le parcours pour le contre-la-montre. Un rêve qu'il s'est imposé après la tragique journée du 20 janvier 2008. Victime d'un terrible accident de la route sur le pont Laviolette, il est devenu paraplégique, cloué à un fauteuil roulant. Un coup affreux à absorber pour le triathlète qui était alors étudiant à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Mais le natif de Victoriaville s'est retroussé les manches et il a repris le triathlon avant même la fin de cette année 2008. Puis, il a décidé de se concentrer sur sa force, le vélo. Des efforts qui l'ont amené un peu partout sur la planète et finalement, cette année, à la grande messe des sports paralympiques au Brésil.

«C'est un rêve et un objectif depuis 2010. Ce n'est pas un rêve d'enfance qui se réalise mais bien celui qui est né des suites de mon chamboulement de vie en 2008. Je ne le réalisais pas avant d'arriver à Rio. Le dernier sprint avant mon départ a été plutôt prenant et stressant, ce qui fait que je n'ai pu l'apprécier et le réaliser qu'à mon arrivée», raconte l'athlète de 34 ans.

Depuis qu'il a décidé de se consacrer au cyclisme à mains en 2013, ses résultats ne font que s'améliorer, le tout culminant sur une victoire au contre-la-montre de la Coupe du monde de Belgique cette année. Moreau a mis les bouchées doubles afin d'être prêt pour Rio. Il a peaufiné sa préparation au vélodrome de Bromont et s'est procuré du nouvel équipement - grâce à une campagne de financement - ce qui lui permettra de compter sur deux vélos, un pour le contre-la-montre et l'autre pour l'épreuve sur route, qui aura lieu jeudi. Ses performances ne peuvent donc qu'être améliorées et Moreau ne cache pas son jeu quant à ses objectifs, autant au contre-la-montre qu'à l'épreuve sur route.

«Dans le meilleur des mondes, je vise l'or pour le contre-la-montre, et à tout le moins un podium. Sur la route, un podium pourrait être possible aussi sauf que plus d'imprévus peuvent survenir. Si je n'ai aucun pépin mécanique, je suis confiant de pouvoir tirer mon épingle du jeu aussi à cette course.»

Arrivé à Rio la semaine dernière, l'ancien résident de Trois-Rivières a pu inspecter le parcours brésilien, qui longera l'océan Atlantique. Un tracé relativement plat avec quelques boucles techniques et une vue à couper le souffle.

«En principe, ça devrait être un bon parcours pour moi. C'est à la course sur route que j'ignore ce que ça va donner étant donné qu'il y aura très peu de portions pour créer des attaques et séparer le peloton.»

Le nombre d'athlètes présents à Rio sera moins élevé que lors des compétitions mondiales, passant d'une quarantaine à seulement une quinzaine. Mais Moreau prévient qu'il s'agit de la crème mondiale et qu'il sait qu'il peut terminer sur le podium.

«Ce sera les 15 meilleurs athlètes de ce groupe alors le top-10 reste assez similaire... ce qui me permet de croire de façon assez réaliste que je peux remporter au moins une médaille.»

Il s'agirait d'un deuxième moment de gloire pour Moreau en 2016, lui qui est maintenant papa d'un petit garçon depuis deux mois à peine.

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