Parr s'accroche à son rêve

Pour Jean-Philippe Parr, qui joue au golf environ... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Pour Jean-Philippe Parr, qui joue au golf environ 10 mois par année autant au Québec qu'aux États-Unis, le rêve est le même depuis l'âge de six ans: devenir un professionnel de la PGA.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) À 12 ans seulement, Jean-Philippe Parr a déjà visité les plus beaux terrains des États-Unis et certains des plus connus en Europe. Il garde le même objectif en tête, le rêve qu'il cajole depuis ses débuts il y a six ans: devenir un professionnel de la PGA.

Le jeune surdoué de Saint-Célestin a poursuivi sa progression cet été en prenant part à plusieurs tournois majeurs. Il se dit d'ailleurs mieux outillé pour décortiquer son jeu. Ça vient bien sûr avec la maturité, comme le souligne le professionnel du club Ki-8-Eb Luc Boisvert, qu'il côtoie souvent pendant la saison estivale.

«Jean-Philippe a le même élan depuis ses six ans. Ce qu'il doit travailler, ce sont ses coups roulés et son attitude, de s'assurer de toujours afficher la bonne. Frapper dans les allées, il n'a jamais eu de problème avec ça!»

Contrairement aux années précédentes, Parr n'a pas remporté le Championnat provincial pee-wee cet été à Drummondville. Il n'a pas non plus soulevé le trophée au terme du Championnat canadien dans la région de Niagara. Il a en fait terminé deuxième chaque fois. «Je suis content de certaines choses, je suis déçu d'autres, analyse le petit magicien. J'ai joué -5 sur le neuf de retour à Drummondville. Ça, c'était dans les bons coups!»

Il semble aussi de plus en plus à l'aise quand il doit se déplacer aux États-Unis pour les tournois internationaux auxquels il participe. Même s'il arrive souvent en Floride, au Texas ou à Las Vegas avec des moyens plus limités que certains de ses adversaires, Parr réussit la plupart du temps à se classer parmi les 15 premiers.

«Il joue avec les meilleurs jeunes au monde, c'est le parcours qu'empruntent toutes les vedettes de la PGA que nous voyons aujourd'hui», mentionne Boisvert, estimant au passage que son poulain devra peut-être s'exiler avant longtemps s'il souhaite optimiser son développement.

«Nous en avons parlé avec lui et ses parents il y a un certain temps déjà et ça n'a pas changé. 

À 14 ou 15 ans, dans un monde idéal, il ne devrait plus être ici. Il serait aux États-Unis, au sein d'un bon programme et avec une bourse d'études avantageuse.»

C'est pourquoi il aura besoin d'appuis financiers, croit Boisvert, qui lance en quelque sorte un cri du coeur aux entreprises de la région.

«Si ce jeune jouait au hockey, il miserait déjà sur un grand support. Mais il est dans une discipline moins connue. Pourtant, il a autant besoin d'une tape dans le dos que les hockeyeurs, surtout qu'il détient un immense potentiel. À son âge, les bâtons, on les change souvent. Ça finit par coûter cher.»

Le Ki-8-Eb devrait d'ailleurs organiser un tournoi-bénéfice pour amasser des fonds afin d'aider la famille Parr pour la suite de la carrière de leur fils. Le jeune fait sensation au club, on s'attend donc à ce que plusieurs répondent présent.

«Quand il inscrit son nom sur la liste de départ, normalement, nous n'avons pas de difficulté à lui trouver des partenaires, sourit Boisvert. Il ne joue pas souvent ici parce qu'il a un horaire plus occupé que le premier ministre, mais si on peut lui donner un coup de main, ce serait déjà ça de gagné.»

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