William Morin: une carte cachée pour les Diablos

William Morin... (Sylvain Mayer)

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William Morin

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Lorsqu'il s'est amené sur le terrain pour tenter de créer l'égalité depuis la ligne de 45 sur le dernier jeu de la soirée d'ouverture, le 27 août, William Morin n'avait jamais réussi un placement de plus de 33 verges en situation de match. C'est donc avec une bonne dose de stupéfaction que le botteur recrue a semé l'euphorie dans les gradins du Stade Diablos, en route vers une victoire spectaculaire des Rouges.

Pendant que ses joueurs célébraient sur le terrain, François Dussault affichait un large sourire sur les lignes de côté. Non seulement, il était confiant de voir son protégé convertir un tel botté sous pression, mais son pari d'enrôler un botteur à temps plein venait de payer.

Dans le réseau collégial, les placements de 45 verges sont loin de représenter la norme. À plusieurs endroits, le botteur est d'abord et avant tout un joueur de position à qui on fait appel pour les placements, bottés d'envoi et dégagements.

Chez les Diablos, on a voulu inverser la tendance et le nouveau Diable en chef n'a pas eu à chercher bien loin pour dénicher la perle rare. Dussault s'est tourné vers son ancien protégé à l'Académie Les Estacades. «Comme il y a des règles sur le nombre de joueurs que tu peux habiller, les équipes sont réticentes à avoir un gars qui fait juste botter. Nous, on croit que ça représente un facteur déterminant qui peut faire la différence dans un match, tant pour aller chercher des points sur nos poussées offensives que pour le positionnement sur le terrain», explique Dussault.

«C'est un cadeau de pouvoir avoir un jeune botteur capable d'avoir un impact immédiat et qui peut botter sous pression», ajoute-t-il.

Le principal intéressé ne cache pas que l'arrivée de Dussault à la tête du programme football de Diablos l'a convaincu de s'aligner avec les Rouges. «Je n'avais pas vraiment espoir de jouer en première division et je voulais rester dans mes racines. L'arrivée de coach Dussault m'a servi de motivation supplémentaire.»

Malgré des débuts fracassants du niveau collégial, Morin ne mise pas sur une très vaste expérience sur un terrain de football. À vrai dire, c'est sur les terrains de soccer qu'il a passé la majeure partie de sa vie avant de se tourner vers le football à sa dernière année au secondaire l'an passé. «J'ai joué pendant 12 ans au soccer et l'an dernier j'étais receveur et botteur aux Estacades», mentionne-t-il. «Je ne m'attendais pas à avoir un départ aussi flamboyant! À l'entraînement, je ne pratique pas beaucoup les bottés de plus de 40 verges. Je ne m'attendais pas du tout à faire un placement de 45 verges dans un match. Ça va être difficile de faire mieux, mais je vais pousser pour en faire des plus longs encore!», sourit le botteur trifluvien de 17 ans qui aimerait éventuellement faire le saut dans les rangs universitaires.

Gros test 

Samedi, les Diablos (1-1) auront droit à un autre test corsé alors qu'ils recevront les Filons du Cégep de Thetford (1-1) sur le coup de 19h30. Fraîchement débarqués en 2e division, les champions 2015 de la troisième division du RSEQ n'ont pas tardé à faire leur marque. À leur premier match de la saison, ils ont vaincu les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit, une formation qui évoluait en première division pas plus tard que l'an dernier. Les Filons forment d'ailleurs une équipe plutôt particulière avec un alignement composé de plusieurs joueurs recrutés en France.

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