L'ère post-Manning s'amorce à Denver

Russell Wilson est maintenant le seul maître à... (AFP)

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Russell Wilson est maintenant le seul maître à bord chez les Seahawks.

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Les Broncos de Denver ont beau demeurer une bonne équipe, ils auront fort à faire pour conserver le trophée Vince Lombardi. Derrière eux, la liste des prétendants est longue et redoutable pour accéder au trône de la NFL.

D'un côté, on retrouve les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, les Steelers de Pittsburgh, les Bengals de Cincinnati, dans l'Américaine, puis il y a les Panthers de la Caroline, les Packers de Green Bay, les Seahawks de Seattle, les Cardinals de l'Arizona, dans la Nationale.

À l'aube du premier match de l'année, voici 10 sujets qui risquent de retenir l'attention.

1. Dur lendemain de veille à Denver?

Le réveil pourrait s'annoncer brutal au Colorado, où les Broncos de Denver entameront la défense de leur championnat du Super Bowl jeudi avec une reprise de la finale de l'an dernier alors qu'ils reçoivent les Panthers de la Caroline.

Sans Peyton Manning, parti à la retraite, les favoris du Mile High Stadium devront désormais se débrouiller avec l'obscur Trevor Siemian comme chef d'orchestre offensif. 

Il y a quelques jours à peine, tout laissait croire que le pauvre Mark Sanchez allait hériter du poste de partant, mais le vétéran a finalement été libéré samedi par l'état-major qui lui a préféré Siemian.

Choix de septième ronde en 2015, le produit de Northwestern University ne compte qu'une poignée de présences dans le circuit Goodell. À peine 43 passes tentées. Ainsi, avec une recrue au poste névralgique de quart-arrière, la transformation amorcée l'an dernier sur l'échiquier offensif devrait se poursuivre en 2016 avec une philosophie davantage axée sur le jeu au sol.

Pendant que l'attaque représente un énorme point d'interrogation, la défensive quant à elle devrait afficher le même mordant, fort heureusement pour Gary Kubiak.

Si les partisans des Broncos peinent à dormir sur leurs deux oreilles à l'aube de la saison, ils peuvent se tourner vers leurs ennemis jurés des Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour trouver un peu de réconfort.

Après tout, qui aurait cru que la blessure de Drew Bledsoe, lors de la deuxième semaine d'activité en 2001, allait paver la voie aux années les plus prolifiques de la concession? Pourtant ce n'était qu'un obscur choix de sixième ronde qui allait prendre le relais.

Un certain Tom Brady...

2. Les Patriots sans Brady

Pour une deuxième année de suite, le nom de Tom Brady se retrouve sur toutes les lèvres à l'aube du calendrier régulier. Et encore une fois, c'est en raison du foutu Deflategate, ce scandale des ballons dégonflés qui date du 18 janvier 2014! Finalement, après plusieurs revirements judiciaires, le quadruple champion du Super Bowl devra purger quatre matchs de suspension.

Encore considérés parmi les favoris dans le circuit Goodell, les Patriots devront donc confier le ballon à Jimmy Garoppolo dans cette première portion de calendrier qui n'est pas commode, à commencer par un affrontement avec les Cardinals de l'Arizona.

Heureusement pour Garoppolo, il pourra miser sur un arsenal dévastateur de cibles, à commencer par l'inhumain Rob Gronkowski.

3. Kaepernick et l'hymne national

Pendant que les 49ers de San Francisco n'intéressent à peu près personne au plan football, Colin Kaepernick a trouvé le moyen de braquer les projecteurs de l'Amérique entière vers le nord de la Californie en refusant de se lever pendant l'hymne national américain lors des matchs pré-saison.

Le quart-arrière métis a expliqué qu'il allait demeurer assis pendant l'interprétation du Star-Spangled Banner afin de dénoncer l'oppression envers les minorités visibles, plus précisément les Afro-américains.

Le geste de Kaepernick a créé une importante onde de choc à travers les États-Unis, où l'hymne national représente un véritable symbole sacré. Si plusieurs ont dénoncé la façon de faire du quart des 49ers, ce dernier a également reçu de nombreux appuis de la communauté afro-américaine.

Faudra voir de quelle façon il sera accueilli dans les différents stades de la NFL, plus particulièrement dans les endroits où les tensions raciales demeurent bien réelles.

4. Romo encore sur le carreau

Exécrables en 2015 pendant la blessure à Tony Romo, les Cowboys de Dallas ont vu le ciel leur tomber sur la tête avant même le premier match de la saison. Le quart-vedette s'est (encore!) blessé lors d'un match préparatoire et il pourrait s'absenter jusqu'à 10 semaines. Il y a fort à parier que Jerry Jones doit faire des cauchemars.

5. Un sauveur à Cleveland?

Après le fiasco Johnny Manziel, les pauvres Browns de Cleveland espèrent que leur nouveau sauveur leur permettra de se défaire de leur étiquette de médiocrité à travers la NFL.

Fraîchement libéré par les Resdkins de Washington en raison des prouesses de Kirk Cousins, Robert Grifin III débarque à la rescousse de cette concession moribonde. Mal épaulé à première vue, on ne peut que lui souhaiter bonne chance!

6. Carson Wentz dans la jungle?

La tâche qui attend le premier choix au total du dernier repêchage est colossale avec les Eagles de Philadelphie. À peine sorti de North Dakota State University, le quart Carson Wentz devra non seulement tenter de relancer une concession qui a sombré la saison dernière, mais il devra le faire sous la loupe des partisans les plus impatients et virulents de tout le circuit Goodell.

Autre nouveauté dans le paysage des Aigles, Doug Pederson dirige maintenant la barque qui a été massacrée par Chip Kelly en l'espace d'à peine 12 mois.

7. Superman a faim

Joueur par excellence de la dernière saison, Cam Newton est resté sur son appétit en perdant le dernier match de la saison. Muselé par les Broncos de Denver lors du plus gros match de sa carrière, Superman devrait encore flirter avec l'élite du football américain. En plus, Newton peut compter sur une défensive ultra efficace.

8. Sans Beastmode, sans complexe

La principale distraction chez les Seahawks de Seattle, Marshawn Lynch, a levé les feutres. Russell Wilson est maintenant le seul maître à bord et possède tous les outils pour retourner au Super Bowl une troisième fois en quatre saisons.

9. Qui disciplinera les Bengals?

Éternels négligés, les Bengals ont dû passer une affreuse entre-saison après leur déconfiture lors des dernières séries. L'équipe de Marvin Lewis était à quelques secondes de gagner un premier match éliminatoire en 25 ans, mais l'indiscipline lui a plutôt servi une autre défaite. Si quelqu'un peut les raisonner, les Bengals peuvent se permettre de viser grand, menés par le quart Andy Dalton.

10. Un peu de santé à Pittsburg

Les Steelers de Pittsburgh auraient probablement dévoré les Broncos de Denver en finale d'Association l'hiver dernier, n'eût été un engorgement à l'infirmerie.

Si la bande à Big Ben peut demeurer en santé, elle pourrait voguer jusqu'au Super Bowl dans une Association Américaine peu redoutable. Possiblement l'attaque la plus spectaculaire du circuit Goodell.

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