De Trois-Rivières à la première division française

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Après avoir revêtu l'uniforme des Patriotes de l'UQTR et du CSTR, Gabrielle Lambert gradue en première division française avec l'ASPTT Albi.

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(Trois-Rivières) La gardienne de but du Club de soccer de Trois-Rivières Gabrielle Lambert vivra son baptême professionnel samedi prochain alors que sa nouvelle équipe, l'ASPTT Albi, se mesurera au prestigieux Paris St-Germain. Un scénario qu'elle n'aurait pas cru possible il y a à peine deux semaines.

En effet, une fois la saison estivale terminée avec le CSTR, Lambert se préparait à poursuivre son cheminement universitaire. Après deux campagnes passées avec les Patriotes de l'UQTR, elle s'apprêtait à joindre les rangs des Carabins et faire son entrée à l'Université de Montréal. Puis, le 25 août, elle a reçu un courriel inattendu.

Dans celui-ci, le président du club français l'invitait à un essai, lui qui était à la recherche d'une gardienne de but. Comment avait-il entendu parler de Lambert? C'est par l'entremise d'un de ses contacts au Québec, Helder Duarte, l'entraîneur du Rouge et Or de l'Université Laval. Celui-ci a chaudement recommandé la candidature de l'athlète de 22 ans. Elle n'a pas hésité pour s'envoler vers le Vieux Continent.

«J'avais cinq jours pour faire mon essai. Sinon je voulais revenir à l'université parce que je ne voulais pas tout rater. J'ai fait quelques entraînements et un match hors concours. Ils m'ont finalement dit qu'ils étaient intéressés. Ils m'ont fait signer un contrat pour toute la saison, jusqu'à la fin du mois de juin», explique la gardienne originaire de Saint-Hyacinthe.

«C'est une surprise pour moi. Je souhaitais me rendre-là un jour mais je ne pensais pas que ce serait si rapide. On rêve tous d'aller jouer en Europe, pour ceux qui veulent pousser dans le soccer, mais pour s'y rendre, c'est difficile. Il faut avoir des connexions. C'est le fun d'obtenir une chance comme celle-ci. »

Lambert a donc dû chambouler complètement sa vie. Exit les cours à l'université et l'hiver québécois. Elle n'a plus quitté le sud de la France depuis cet essai. «En une semaine, tous mes plans ont changé. J'ai un appartement à Montréal que je paye dans le vide! C'est pour une bonne raison, mais je ne ferai pas des milliers de dollars ici non plus.»

L'ASPTT Albi n'est pas l'une des puissances de la Division 1 française. À vrai dire, la formation a terminé au neuvième rang l'an dernier, à la limite de la relégation. La ville de 50 000 habitants espère donc que son équipe, jeune en âge, évitera le bas du classement.

«Mes deux premiers matchs sont contre les deux plus grosses équipes, Paris et Lyon (1ère et 5e en Europe) et je pense que c'est en me retrouvant sur le terrain avec elles que je vais réaliser ce qui se passe, dit Lambert. Ça va être une expérience incroyable. L'équipe de Lyon, c'est pratiquement l'équipe nationale de France. C'est sûr que je vais être nerveuse si je joue», souligne celle qui devrait obtenir sa part de minutes de jeu, puisque l'autre gardienne du club quittera durant la saison pour l'équipe française U20.

Une progression tardive

Le passage de la Maskoutaine chez les Patriotes a été le début d'une progression fulgurante. Avant de venir en Mauricie, elle n'avait même jamais participé aux Jeux du Québec.

Sa seule saison au niveau AAA avait eu lieu à l'âge de 19 ans et s'était soldée rapidement par une fracture de la cheville. Rien n'indiquait à l'époque que trois ans plus tard, elle se retrouverait dans le deuxième meilleur circuit d'Europe. Il reste maintenant à savoir s'il n'est pas trop tard pour un jour apparaître sur le radar de l'équipe nationale canadienne.

«C'est compliqué. Si tu n'es pas dans le processus depuis que tu es jeune, tes chances sont quasi nulles. Tu ne peux pas te pointer et dire que tu veux essayer. Si je me fais appeler, je vais y aller, mais ce n'est pas un objectif parce que ce n'est pas entre mes mains», conclut-elle.

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