Football collégial: fidèles au poste, malgré les tempêtes

Les vétérans de troisième année Maxime Trottier, Philip-Olivier... (Sylvain Mayer)

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Les vétérans de troisième année Maxime Trottier, Philip-Olivier Beaudoin et Charles-Emmanuel Lambert ont encaissé plusieurs coups et ils ont presque toujours affronté des équipes misant sur une plus grande profondeur que les Électriks, mais ils n'ont jamais pensé lancer la serviette.

Sylvain Mayer

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(Shawinigan) Ils ont vu des dizaines de leurs coéquipiers tomber au combat, ayant eux-mêmes encaissé certaines blessures, dont des commotions cérébrales.

Malgré tous les sacrifices, ces trois vétérans des Électriks du Collège Shawinigan n'ont savouré que deux victoires en 17 matchs. Mais Philip-Olivier Beaudoin, Charles-Emmanuel Lambert et Maxime Trottier gardent le moral. D'ailleurs, en dépit de toutes les tempêtes que leur club a traversées depuis 2014, ils n'ont jamais pensé quitter le navire.

Ils demeurent des Électriks, des Gaulois qui refusent de plier l'échine. Les trois rescapés de la première saison, toujours fidèles au poste. Et ils en retirent une certaine fierté.

En ouverture de campagne la semaine dernière à Montréal contre Ahuntsic, les Shawiniganais ont perdu 47-0. C'était la première fois que Lambert voyait tous ses amis quitter le terrain en santé, eux qui avaient disputé une excellente première demie avant de s'effondrer au retour du vestiaire, épuisés de se battre devant un club misant sur près du double de leurs effectifs.

«Ce ne sera pas facile de gagner des matchs encore cette année, mais l'ambiance diffère dans le vestiaire. En 2015, deux ou trois gars perturbaient l'esprit d'équipe. Aujourd'hui, tu sens que tout le monde veut jouer.»

Les absents ont tort

Ancien porte-couleurs du Vert et Or au Séminaire Saint-Joseph,le joueur de ligne défensive regrette l'absence de plusieurs étudiants du Collège Shawinigan qui refusent encore de joindre les rangs de l'équipe. «Si on pouvait avoir un peu plus de profondeur, on gagnerait plus souvent. Je n'ai pas manqué une pratique ici en trois ans, je sais que c'est difficile de concilier le travail, les études et le foot, mais c'est réalisable.»

Selon lui, le fait que bon nombre de joueurs décident de snober la division 3 dans laquelle évoluent les Électriks pèse lourd dans la difficulté d'enrôler des recrues. «Certains aiment mieux avoir un maillot de D1 et jouer dans les estrades. Ce n'est pas trop mon genre. Et il y a plusieurs bons athlètes en D3, on a pu le constater depuis trois ans», ajoute Lambert, tout en saluant le travail de l'équipe d'entraîneurs menée par Guy Bergeron, qui ne cache pas lui non plus son admiration pour les trois «vieux».

Même son de cloche chez son coéquipier Philip-Olivier Beaudoin, un receveur de passe. Vrai qu'il est difficile de garder la forme pendant tout un match quand il faut se débrouiller avec à peine 25 guerriers, mais des liens particuliers se tissent au fil du temps.

«Tout le monde a un rôle ici et c'est comme ça depuis trois ans. On ne peut se passer de personne, ça rend chaque équipier spécial.»

Beaudoin se souvient encore de son baptême de feu dans les rangs collégiaux. «Un des gars avait dû quitter en ambulance. Il venait d'encaisser un énorme plaqué. Ça fesse, tu te poses des questions. Mais il faudrait que le programme ferme pour que je me dise que ça ne valait pas la peine de souffrir autant. J'ai toujours été convaincu que je voulais être un membre des Électriks et je suis confiant que d'autres pensent comme moi dans l'avenir.»

«Il y a de bons joueurs, surtout chez les recrues», note le demi défensif Maxime Trottier, qui se considère chanceux de pouvoir évoluer dans sa ville sous le regard de ses proches et de ses chums. «Je ne sens pas qu'on évolue différemment des autres équipes. On respecte nos plans de match dans la mesure de ce qui est possible pour nous.»

Qu'à cela ne tienne, les commentaires émis par certains adversaires les frustrent. Philip-Olivier Beaudoin a grincé des dents il y a sept jours à Montréal. «Je trouve que plusieurs ont manqué de respect envers nous. Est-ce qu'ils viendraient ici, eux, pour partir un programme plus ou moins établi? Ils ne voient pas toutes les épreuves qu'on peut traverser pendant une saison.»

«Il y en a qui croient que nous ne sommes pas sérieux, s'offusque Charles-Emmanuel Lambert. Je ne suis pas d'accord avec eux. Les gens qui manquent de sérieux, ce sont ceux qui préfèrent rester à la maison plutôt que de bâtir une équipe de football avec nous.»

Les Électriks (0-1) recevront les Cavaliers du Collège Champlain St-Lambert (1-0) samedi après-midi dès 13 h 30.

Quant aux Diablos de Trois-Rivières (1-0), ils tenteront de demeurer invaincus en ce début de saison quand ils se déplaceront du côté de Valleyfield (1-0) samedi soir, dans l'un des cinq matchs à l'affiche en division 2 ce week-end.

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