Deux Trifluviens au coeur des Jeux de Rio

Marc-André Richard et Ève Mailhot...

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Marc-André Richard et Ève Mailhot

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que le rideau est tombé dimanche sur les Jeux de Rio, des Trifluviens reviendront au Québec comblés de ces deux semaines où ils ont vibré au rythme des exploits sportifs, des compétitions chaudement disputées et de l'ambiance survoltée.

Ève Mailhot était la seule représentante de la Mauricie parmi les quelque 50 000 bénévoles sur place. Malgré son travail qui l'accaparait beaucoup, elle a pu assister à quelques compétitions, gracieuseté de l'organisation des Jeux qui offrait des billets gratuitement aux bénévoles.

«J'ai été très chanceuse, j'en ai eu pour l'athlétisme. J'ai pu voir Usain Bolt compétitionner. Ce n'était pas une finale, mais quand même. Je n'étais pas du côté du stade où il entrait, mais je sais très bien quand il est entré parce que le stade au grand complet a commencé à crier et à l'encourager», raconte-t-elle.

Sa tâche consistait principalement à coordonner les entrevues avec les athlètes dans la zone mixte pour le rugby, un sport qu'elle connaissait très peu. «Je travaillais avec des personnes qui avaient soit joué au rugby pendant un long moment ou qui étaient des fans finis. Ils ont réussi à m'avoir. Je suis vraiment une fan de rugby maintenant.»

Elle a pu tisser des liens très serrés avec certains bénévoles provenant des quatre coins du monde. C'est d'ailleurs en compagnie d'une vingtaine d'entre eux qu'elle a regardé la cérémonie de fermeture dimanche soir.

Marc-André Richard faisait partie d'une délégation commerciale. Il en était à ses deuxièmes Jeux après avoir assisté à ceux de Londres. Le Shawiniganais d'origine qui habite maintenant à New York n'avait que de bons mots sur l'ambiance de Rio. «C'est coloré, c'est animé. C'est vraiment impressionnant», avoue-t-il. Parmi ses compétitions marquantes, il note la chance qu'il a eue de voir Andre De Grasse recevoir ses médailles. Il était également présent lors de la dernière compétition de décathlon où le Canadien Damian Warner s'est vu décerner la médaille de bronze.

«Durant le match de basketball des États-Unis contre l'Argentine, le stade est presque tombé en morceau et je me suis surpris à chanter l'hymne national argentin à tue-tête. Ça nous rapproche», remarque-t-il.

Un séjour sécuritaire

Tous les deux ont dû prendre certaines mesures pour assurer leur sécurité et soutiennent qu'aucun incident malheureux n'est venu assombrir leur expérience. «C'est comme dans n'importe quelle grande ville. Il y a des secteurs dans lesquels je ne me suis pas aventurée», explique Ève Mailhot. «Il y a des secteurs que ça ne me dérangeait pas d'aller en plein jour, mais dès que le soleil se couchait, je m'en allais dans une autre partie plus sécuritaire. Jamais je n'ai eu de problème. Je ne me suis jamais sentie en danger», assure-t-elle. 

«Rio, ce n'est pas une ville très sécuritaire», reconnaît lui aussi Marc-André Richard. «L'armée est partout. Il y a beaucoup de restrictions pour les touristes. Quand tu respectes ça, c'est facile de se promener.» Il a également été témoin de la pauvreté de Rio. «Quand on va au stade olympique, on passe par les favelas, c'est un quartier très défavorisé. Tu sens qu'il y a une différence économique importante», note-t-il.

Ève Mailhot remettra les pieds en sol trifluvien ce lundi, mais déjà, elle pense aux Jeux de 2020. Elle espère pouvoir y évoluer encore une fois comme bénévole. «Les prochains Jeux, que j'y participe ou non, je vais les regarder très différemment. J'ai vu l'envers du décor, l'organisation derrière ça, les heures que les gens mettent pour que les athlètes puissent performer sur la scène mondiale.»

La distance entre chacun des sites a surpris Marc-André Richard. «C'est très espacé d'un site à l'autre. Pour aller voir une compétition, c'est 1 h 30-2 h d'autobus. Il faut être préparé psychologiquement à faire deux à quatre heures de route par jour si on veut voir plusieurs activités», spécifie-t-il.

Ève Mailhot abonde dans le même sens. «Rio, c'est très, très gros. Il y a un système de transport qui est quand même bien fait, mais avec le volume de touristes, de spectateurs et de travailleurs, c'était long se rendre», avoue-t-elle. 

M. Richard salue toutefois l'effort qu'a mis le comité organisateur afin de rendre le quartier olympique plus animé. «Il y avait une belle ambiance, c'était très agréable. À Londres, ils s'étaient fourvoyés dans l'élaboration de leur parc olympique. Il n'y avait pas de grands écrans, d'animateurs de rue, de musique, de décorations, pas autant qu'à ceux de Rio.»

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