Finale inattendue pour Andréanne Langlois

C'est à la surprise générale que le K-4... (Associated Press)

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C'est à la surprise générale que le K-4 500 m canadien, formé de Genevieve Orton, Andréanne Langlois, Émilie Fournel et KC Fraser a accédé à la finale A des Jeux olympiques.

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(Trois-Rivières) Andréanne Langlois quittera le Brésil avec un large sourire accroché à son visage. Plus ou moins satisfaite de son rendement en kayak individuel plus tôt cette semaine, la rameuse de 23 ans a causé une énorme surprise en compagnie de ses coéquipières canadiennes en se qualifiant pour la grande finale du K-4 500 mètres aux Jeux olympiques de Rio.

Pour le quatuor canadien, qui comprend également Émilie Fournel, KC Fraser et Genevieve Orton, cette incursion dans le top-8 mondial tient pratiquement du miracle. D'abord qualifiées pour des épreuves individuelles à Rio, les quatre kayakistes ont été réunies en quelque sorte par défaut au cours des dernières semaines pour participer au K-4 500 mètres, puisque le Canada misait sur quatre rameuses aux Olympiques.

«On voulait simplement ramer cette course-là pour le plaisir. Aller en finale, c'est fou! C'était complètement inattendu!», a lancé, en extase, la porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, en entrevue téléphonique avec Le Nouvelliste.

Vendredi, c'est avec à peine deux séances d'entraînement ensemble derrière la cravate qu'elles se sont pointées sur la ligne de départ face à des rivales qui rament dans le même bateau depuis plusieurs années.

Leur première course officielle s'est bien déroulée lors de la vague préliminaire alors qu'un temps de 1 min 34,269 s leur a permis de se classer quatrièmes, en route vers la demi-finale.

Puis, lors de cette étonnante demi-finale, le Canada était grandement négligé pour accéder à la finale dans un peloton comprenant l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Pologne. Une place parmi les trois premiers équipages était l'unique façon de lutter pour une médaille en finale samedi.

À la stupéfaction de bien des gens, le Canada a croisé l'arrivée en deuxième place (1 m 36,254 s), reléguant du même coup les puissantes Polonaises à la finale B. Une fois les 500 mètres complétés, un mélange d'incrédulité et d'immense satisfaction se lisait sur les visages de Langlois et de ses coéquipières.

«Tout le monde criait en croisant la ligne. Je n'arrêtais pas de me dire ''Oh mon Dieu!''. Je me suis mise à compter les bateaux pour m'assurer qu'on était qualifiées. En jetant un coup d'oeil au tableau des résultats, nous avons eu la confirmation et on a pu célébrer!»

Si pour Langlois, cette première finale A olympique en carrière représente un grand accomplissement à 23 ans seulement, elle s'avère un grand soulagement pour sa coéquipière Émilie Fournel. À sa troisième participation à la grand-messe du sport amateur, la kayakiste de Lachine atteint la grande finale pour la première fois.

À vrai dire, si les quatre kayakistes canadiennes étaient passablement déçues par les résultats obtenus jusqu'ici cette semaine lors de leurs épreuves respectives, cette brillante performance vient leur offrir un sentiment de mission accomplie.

«Se classer en finale A, c'est une libération. On avait toutes une petite vendetta en nous. On souhaitait se reprendre pour nos épreuves individuelles respectives qui n'avaient pas été à la hauteur. Ça vient mettre un baume pour tout le monde. On ne pouvait pas espérer une meilleure façon de terminer ces Jeux olympiques», mentionne la rameuse originaire de Lac-Beauport, bouche bée devant le résultat compte tenu du peu de pratique collective que les quatre rameuses avaient bénéficié avant le jour J.

«On a réussi à se qualifier pour la finale à notre deuxième course officielle ensemble seulement. C'est extraordinaire comme résultat. Je pense qu'on a surpris bien des gens.»

Samedi matin, sur le coup de 8 h 47, Langlois et ses coéquipières canadiennes participeront donc à la finale A du K-4 500 m aux côtés de la Hongrie, la Biélorussie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, l'Ukraine et le Danemark.

En 2012 à Londres, la Hongrie avait remporté l'or tandis que la Biélorussie détient actuellement la couronne mondiale.

Invitées inattendues à cette finale, les Canadiennes conserveront la même recette samedi matin en ne se fixant pas d'objectif précis. «Petit à petit, on commence à descendre un peu de notre nuage, a-t-elle reconnu vendredi en milieu d'après-midi. On va devoir se faire confiance, ne pas paniquer et montrer de quel bois on se chauffe!»

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