Alex Genest songe à la retraite

Alex Genest est toujours embêté par une blessure... (Courtoisie)

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Alex Genest est toujours embêté par une blessure à un pied.

Courtoisie

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Alex Genest a vécu son rêve olympique jusqu'au bout, même si ça impliquait d'assister à son épreuve de prédilection, le 3000 mètres steeple, des gradins du stade olympique de Rio de Janeiro.

L'expérience s'est cependant révélée bouleversante pour l'athlète originaire de Lac-aux-Sables, qui a été contraint de rater les Olympiques en raison d'une déchirure à deux ligaments du pied gauche en avril.

«Aujourd'hui, c'était moins pire qu'il y a deux jours lors des préliminaires, a confié Genest à La Presse canadienne, mercredi. C'était vraiment émouvant de ne pas pouvoir être sur la piste en train de me préparer avec les autres, sachant tout le travail que j'avais fait pour m'y rendre. Bref, j'ai versé quelques larmes.»

«C'était une autre étape de franchie dans le fait que je n'ai pas pu participer aux Jeux, a poursuivi le Québécois. Je regarde les Jeux des gradins; c'est la vie. J'ai tout fait pour y participer, mais ça n'a pas fonctionné. J'étais un peu plus en paix avec moi-même avant le début des Jeux, mais de regarder la finale aujourd'hui, c'était vraiment différent étant donné que le gros ''moton'' était passé il y a deux jours. Aujourd'hui, j'étais excité de voir ce que les gars allaient faire.»

Genest s'est exprimé quelques minutes seulement après la conclusion de la finale, qui a été remportée par le Kenyan Conseslus Kipruto en huit minutes et 3,28 secondes - un nouveau record olympique. L'Américain Evan Jager a terminé deuxième, devant le Kenyan Ezekiel Kemboi.

Pour sa part, le Canadien Matt Hughes a abouti en 11e position, en vertu d'un temps de 8:36,83.

«Les temps (à Rio) étaient beaucoup plus lents en qualifications, et très rapides en finale, a noté Genest. La piste affichait 36 degrés aujourd'hui, (...) et malgré la chaleur, Kipruto a établi un nouveau record olympique. C'est vraiment une performance exceptionnelle! Pour Matt, sa blessure au mollet a peut-être un peu affecté sa préparation - ç'a été un peu plus difficile qu'on l'espérait aujourd'hui, a-t-il ajouté. Dès le départ, il était en queue de peloton, et il n'a jamais été capable de remonter.»

L'heure de la retraite a-t-elle sonné?

Genest a assisté à cette course en compagnie de sa femme, de ses deux enfants, de sa belle-mère ainsi que de quelques amis de la famille. Il a indiqué après coup qu'il songeait sérieusement à réorienter sa carrière, et n'a pas exclu la possibilité qu'il accroche bientôt ses souliers à crampons.

«Je vais être franc; un autre cycle olympique de quatre ans, c'est assez loin, a convenu celui qui avait terminé en 17e position aux Jeux de Londres en 2012. J'ai 30 ans et deux enfants déjà, donc mon environnement a beaucoup changé ces dernières années.

«Pour les prochains mois, je vais me concentrer sur d'autres choses, comme ma carrière professionnelle qui va durer encore 30 ou 40 ans, a-t-il dit. Je dois explorer d'autres aspects de la vie. Donc pour l'instant, je dois admettre que ce n'est pas dans mes plans (de continuer).»

Cette décision sera probablement facilitée par le fait que sa blessure au pied ne progresse plus. Il a d'ailleurs indiqué n'avoir même pas tenté de courir le long de la plage de Copacabana - une décision impensable jusqu'à tout récemment.

«Non, mon pied me fait encore trop mal, a-t-il confié. Avec toute la marche qu'on doit faire ici, j'ai vraiment mal au pied. Ça ne marche pas.»

«J'aimerais quasiment habiter à Rio!»

Jusqu'ici, le Québécois semble apprécier son expérience de l'autre côté de la clôture, à titre de simple spectateur aux Jeux. Il a d'ailleurs confié ne pas avoir craint pour sa sécurité à Rio, et estime même que la menace du virus Zika a été amplifiée inutilement.

«Je n'ai pas vu un seul moustique depuis que nous sommes arrivés au Brésil! s'est-il exclamé. De plus, nous essayons de ne pas montrer que nous sommes des touristes, pour des motifs de sécurité, mais jusqu'à maintenant l'expérience est irréprochable. J'aimerais quasiment venir habiter à Rio!»

Un seul élément semble toutefois l'ennuyer: la popularité des épreuves en athlétisme. Selon le principal intéressé, cette réalité est probablement due aux particularités régionales et culturelles brésiliennes.

«Les installations en athlétisme sont très bien, sauf que je dois admettre que comparativement à Londres, il y a très peu de spectateurs dans les gradins, a souligné Genest. Ceci étant dit, j'ai aussi assisté à des matchs de volleyball de plage, et là je peux te dire que l'atmosphère était électrisante.»

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