Dober fustige Canoë-Kayak Canada

Richard Dober Jr... (Photo: Archives La Presse Canadienne)

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Richard Dober Jr

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(Trois-Rivières) Les Jeux olympiques n'ont certainement pas été l'affaire des canoéistes et des kayakistes canadiens. Le kayakiste trifluvien Richard Dober Jr ne se cache pas pour critiquer la Fédération nationale.

Mercredi, Émilie Fournel a été exclue de la finale A au K-1 500 mètres. Même chose pour Mark Oldershaw au 1000 m. Ce fut un scénario similaire pour Adam van Koeverden, premier de la finale B mardi au K-1 1000 m, et pour Andréanne Langlois, qui a raté la finale A au K-2 200 m. Hugues Fournel et Ryan Cochrane se retrouvent ainsi comme les seuls représentants du Canada dans une finale A lors des présents Jeux olympiques.

Simple creux de vague? Richard Dober Jr n'en est pas convaincu, loin de là.

«Je suis content pour eux (Fournel et Cochrane), et à date, ce sont les seuls qui ont bien performé. Il y a des questions qui devront être posées. Ce n'est certainement pas toute la faute des athlètes. C'est aussi le problème de la Fédération et de l'entourage.»

Dober Jr ne se dit pas le seul frustré par des décisions douteuses de Canoë-Kayak Canada. D'ailleurs, au moins un athlète aurait même pensé à déposer un protêt afin d'obtenir sa place à Rio, avant de se raviser, sachant qu'il avait bien peu de chances de gagner sur une décision aussi subjective.

C'est sans oublier les nombreux changements au sein des embarcations. Selon le Trifluvien, le climat est lourd pour les pagayeurs et rameurs canadiens.

«Hugues et moi, on se suit de proche, et il a vécu des affaires difficiles. Il y a beaucoup de politique présentement et d'insatisfaction dans la gestion des choses et la compétence des entraîneurs.»

Avec de tels résultats aux Olympiques, les détracteurs de l'actuel programme de Canoë-Kayak Canada auront des arguments afin de forcer un changement à l'état-major ainsi qu'au sein de l'entourage des athlètes.

«Je trouve ça déplorable. Il y a un ménage qui devra se faire et c'est ce qui se passe habituellement lorsqu'il y a une grosse baisse dans les performances, parce que ça vient avec une baisse du financement. C'est plate pour les autres athlètes (qui devront se débrouiller avec moins d'argent)», conclut Dober Jr.

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