Fournel et Cochrane qualifiés pour les finales

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Ryan Cochrane et Hugues Fournel ont été les seuls Canadiens, mercredi, à se qualifier pour les finales de canoë-kayak.

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Nicolas Ducharme, La Presse Canadienne
Le Nouvelliste

Les pagayeurs Hugues Fournel et Ryan Cochrane, en K-2 200 mètres, ont été les seuls Canadiens, mercredi, à se qualifier pour les finales de canoë-kayak des Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Fournel et Cochrane, qui n'ont appris que le 31 juillet qu'ils prendraient part aux Jeux en remplacement de deux athlètes russes exclus pour dopage, ont terminé à la troisième place de leur demi-finale, les qualifiant ainsi pour la finale A, présentée jeudi au bassin Lagoa.

«Ça n'a pas été facile. Dans les trois dernières semaines, nous avons vécu un stress immense, mais nous avons une super équipe qui nous a remis sur pied en ce court laps de temps, a indiqué Fournel.

Nous faisions de bons temps au Lac-Beauport, alors nous espérions vraiment la finale. Nous l'avons eue, mais la deuxième course a été plus difficile que la première. (Jeudi, pour la finale), c'est une journée à une course seulement. Tout peut arriver.»

«Je suis passé par toute la gamme des émotions, a ajouté Cochrane. Après avoir échoué par sept millièmes derrière les Brésiliens - que nous avons battus ce matin en qualifications - en mai, nous avons décidé d'aller faire des régates en Europe, où nous avons plutôt bien fait. À notre retour, nous devions cette fois lutter pour conserver notre statut d'athlète puisque nous n'allions plus aux JO.

Une fois tout cela fait, j'étais en paix avec moi-même. Je suis donc retourné à l'entraînement et au début juillet, j'ai perdu ma grand-mère. J'étais dévasté. J'ai pensé beaucoup à elle sur l'eau aujourd'hui. Elle ne m'a pas vu, mais je suis certain qu'elle veillait sur moi. Avec le Christ Rédempteur (qui surplombe le bassin), ç'a rendu toutes ces dernières semaines bien spéciales.»

Septièmes aux Jeux de Londres, Fournel et Cochrane, qui s'entraînent sous la gouverne de Frédéric Jobin à Lac-Beauport, veulent améliorer leur classement et se disent prêt à causer une surprise et monter sur le podium.

De bons mots pour Dober Jr et Gagnon

Au terme de la course, Fournel a tenu de bons mots pour ses compagnons d'entraînement, dont les Trifluviens Richard Dober Jr et Marc-Alexandre Gagnon, qui les auront soutenus à travers toute cette épreuve. 

«Il faut remercier toute l'équipe canadienne qui nous a remis sur pied en l'espace de trois semaines et tous les gars à l'entraînement sans lesquels on ne serait pas ici, les Dober, Étienne Morneau et Marc-Alexandre Gagnon. On est en finale grâce à eux parce qu'on est fort ensemble», a-t-il déclaré sur les ondes de Radio-Canada.

Des amis, mais aussi des rivaux lorsque vient le temps de savoir quel bateau irait aux Olympiques comme ce fut le cas lorsque les pagayeurs russes ont été disqualifiés. Morneau était devenu le partenaire de Ryan Cochrane et il s'agissait du bateau le plus rapide en 2016. Mais l'année dernière, c'est Fournel avec Cochrane qui avaient eu les meilleurs résultats.

«Les deux décisions étaient justifiables. Je peux dire que ç'a brassé. C'était délicat parce qu'en bout de ligne, tous ont travaillé si fort. Le K-2, ce n'est jamais juste deux gars. C'est une gang de 4-5 gars qui s'entraînent ensemble», rappelle Dober, qui s'est retrouvé pris entre ses deux amis Fournel et Morneau.

Persuadé qu'il n'irait pas à Rio, Fournel avait d'ailleurs pris une pause d'entraînement. Dober n'a pas manqué de l'encourager.

«On s'est parlé. Je lui ai dit qu'il avait beau ne pas avoir ramé et ne pas être à son summum, il est quand même en forme. Il devait reprendre le focus. Qu'ils soient les seuls à atteindre la finale, je trouve ça incroyable!»

Quant aux chances d'un podium, l'Olympien de 2004 et 2008 se montre toutefois sceptique, bien qu'il se croise les doigts. Après tout, les Olympiques, c'est aussi l'histoire d'athlètes sous-estimés qui surprennent la galerie, malgré des conditions difficiles.

«Je leur souhaite, mais les sept autres bateaux peuvent tous gagner, souligne-t-il. Ça fait quatre ans que tu te prépares pour ça et tu te fais saccager ton rêve, pour finalement apprendre 2-3 semaines avant (les Jeux) que tu es choisi. C'est plate. Les athlètes russes avaient-ils été pris, oui ou non? Qu'on les tasse pour laisser la place à ceux qui sont propres.»

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